Archives

Défi N° 245 – Souvenirs souvenirs

 

Fanfan, capitaine de la coquille de noix pour la quinzaine nous demande une publication pour le lundi 8 février 2021

« Souvenirs, attention danger … » !

A partir d’une photo, ou d’un objet, d’une odeur, d’un lieu , racontez- nous en quelques lignes , un souvenir  bon, gai , ou triste, ou une anecdote de votre enfance, que cela a réveillé en vous .

 

Cette photo me ramène quelques soixante treize en arrière et me fait souvenir du bois de Vincennes et de la rigole en ciment qui drainait la pluie vers le ruisseau.

C’était à qui descendrait jusqu’au ras de l’eau assis dans la rigole.

J’avoue, sans fausse honte, que j’aimais beaucoup me lancer ce défi : ne pas me mouiller les pieds. Il fallait simplement freiner au bon moment avec le côté des pieds.

Aïe les chaussures !

Bien sûr que maman n’aimait pas trop. Les chaussure devaient être un gros trou dans le budget surtout si mon pied n’avait pas grandi et que donc, les chaussures n’avaient pas besoin d’être renouvelées. 

Ca ronchonnait beaucoup et pourtant … je profitais d’un instant d’inattention et hop … vite assise dans la rigole et je descends ! Parfois les pieds se mouillaient. Là, je ne pouvais pas nier.

La punition, si toutefois on peut la nommer ainsi : Un soir, je chahutais avec mon père. Je me suis retrouvée à quatre pattes. Papa m’a attrapée par le fond de ma culotte qui a lâché arrivée à la hauteur des épaules de papa et … plaf, je me suis écrasée à plat ventre sur le parquet.

Qu’est-ce que maman a crié. Après papa car j’aurais pu me faire très mal et après moi car c’était à cause de mes descentes dans la rigole que mon fond de culotte avait lâché.

Pour une fois, je partage.

J’aurais préféré ne pas avoir à publier ce texte écrit par une maman.

Il me touche pour la simple raison que je connais un petit garçon et une maman qui se trouvent confrontés à des réalités que nous ne pouvons pas cautionner.

Je peux aller sur FB mais qui viendra me lire car je ne m’en sers pas. J’ai donc décidé de vous le transmettre.

Quand on a un enfant sans difficulté qui fait ce qu’on lui demande et qui a de bonnes notes, on est heureux. Mais c’est une joie ′′ normale ′′ parce qu’il fait bien sûr son devoir.
Mais quand nous avons un enfant avec certaines difficultés, pour lequel chaque apprentissage est plus dur et plus compliqué que pour un autre enfant, le bonheur est plus compliqué, surtout si notre environnement ne laisse pas de place inclusive.
J’aimerais vous demander une faveur sur un sujet important pour moi :
C ‘est la semaine de l’éducation spéciale, autisme, dyslexie, dysortigraphie, dyscalculie, TANG, TEL, TDAH… Pour tous les enfants qui se battent chaque jour pour réussir et ceux qui essaient de les aider, ce serait bien d’apprendre à nos enfants, garçons et filles, et à tous les adultes qui se laissent encore enseigner, à être gentils et à accepter tous les camarades de classe.
Les enfants avec des besoins spéciaux ne sont pas bizarres. Ils veulent ce que tout le monde veut : être accepté !!!
′′ Copier-coller ′′ ceci en l’honneur de tous les enfants uniques mais différents ! S’il vous plaît, pas ′′ Partager ′′ mais ′′ Copier-coller.
Crois-le ou non, nous en avons besoin…
Merci de soutenir l’intégration et l’inclusion de chacun d’entre nous.
Oui parce que nous sommes tous DIFFÉRENTS… Et alors ? ❤️💙
J ‘ ajoute que la diversité enrichit.
Mon fils m’enrichie encore de sa joie d’être 😍

2019

 

Que votre année nouvelle soit semée de plein de petits bonheurs.

Il ne vous reste plus qu’à …

souffler sur les graines de ce pissenlit

 

Un prénom

 

Pas un prénom genre le prénom de la cour de récré de la maîtresse madame Jill Bill, non, juste un prénom normal.

Le mien m’a été donné par hasard ou presque.

Je suis née à sept mois et j’ai souvent entendu que j’avais été installée dans du coton, dans une boîte, pour que je n’aie pas froid.  En plus, j’ai été ondoyée par précaution !

A la guerre comme à la guerre. D’ailleurs, c’était la guerre.

Mon papa était en Allemagne. On était venu le chercher, dans les premiers, là où il travaillait.

Il a réussi, allez savoir comment, à rentrer en France après ma naissance avec une autorisation portant les dates de départ et de retour.

Le retour … il l’a oublié. Je me souviens de ce papier qui avait été gommé et gommé, encore et encore, jusqu’à devenir transparent. Il y avait pratiquement un trou à la place de la date de retour. Papa « a pris le maquis » comme on disait et la petite famille était recherchée.

Donc, à ma naissance, maman était dans le lit et c’est ma grand-mère qui est allée me déclarer à la mairie.

Il faisait froid, il avait neigé. Elle avait mis ses sabots et posé un gros châle sur ses épaules.

Lorsque, tout essoufflée par la marche, elle est arrivée à la mairie, et je peux dire qu’il y a une grande trotte à faire, l’employée l’a félicitée pour cette naissance, comme si c’était elle qui venait d’accoucher, et lui a demandé le prénom de la petite fille.

Là, il y a eu un grand blanc !

Ma grand-mère a dit : Je ne sais pas trop, on n’a pas eu le temps d’en parler. Lorsqu’elle était petite fille, ma fille disait toujours : si un jour j’ai une fille, je l’appellerai Josette. Alors, notez ce prénom.

 

Maman, lorsqu’elle voulait se moquer et me fâcher un peu, m’appelait Joséphine. Elle attendait ma réaction pour me dire que Joséphine était impératrice. Tu parles ce n’est pas pour cela que j’aimais !

Un prénom est un prénom. Je n’ai jamais cherché à savoir si je l’aimais ou non. C’est le mien, c’est tout.

Je n’en ai qu’un, enfin quand je dis cela … Un pour l’état civil : Josette.

Mais j’ai un prénom de baptême : Claudine, ce qui interpelle une amie.

J’ai fini par savoir, un jour pas fait comme un autre, que Maman aimait beaucoup un roman de Colette et que ce prénom venait de là.  Allez savoir, si elle m’avait déclarée … je me pose encore la question : lequel des deux prénoms aurais-je eu à l’état civil ?

Le Festival Conte

 

Les 16, 17, 18 et 19 novembre c’était le Festival du Conte de ma petite ville.

Donc, du conte à écouter sous toutes ses formes et à donner aussi.

Le 16 dans l’après-midi, le conteur a charmé des enfants, mais pas que puisque j’y étais avec mon époux et trois quatre autres personnes dont l’organisateur et sa compagne.

Cela se passait au Théâtre mais sans tout l’appareillage et sans les jeux de lumière. Il était seul et cela, j’aime.

Le 17, j’y suis retournée avec mon amie conteuse. Pour moi, c’était plus de la curiosité. Je n’ai pas été déçue.

Ce conteur, je l’ai connu il y a 17 ans environ. Nous faisions connaissance avec le conte urbain. Un soir nous sommes allés à un repas conte et il faisait partie des conteurs de la soirée. J’avais aimé, mon mari aussi, mon amie non. Bien sûr, c’était une histoire étrange, un peu paranormale.

Le 17 au soir, il a conté l’histoire d’un soldat russe, Vania, pendant la guerre de 1914/1918. Cet homme venu de si loin défendre un petit coin de la Marne et qui y est mort.

Nous avons salué un gros travail de recherche et son talent de conteur qui a su s’adjoindre un accordéoniste qui n’a pas couvert sa voix mais qui faisait ressortir certaines situations. Le son pouvant être poignant, triste, nous emmenait avec eux dans les tranchées. Il a chanté des airs russes pour les besoins du conte, accompagné bien sûr par l’accordéon.

 Bref, une très bonne soirée.

Le 18 à 10h il y avait une conférence donnée par une conteuse et l’organisateur, sur le conte merveilleux. Merveilleux, merveilleux … vous savez genre Petit Poucet, Hansel et Gretel , etc …  Bien sûr qu’ils sont merveilleux puisqu’ils permettent aux enfants de « grandir » et de trouver des solutions pour ne pas mourir.

Le soir, c’était scène partagée et nous en faisions partie.

Je n’aime pas conter ne serait-ce que sur une estrade. J’aime être à la hauteur du public, voir les personnes, leurs réactions … et je n’aime pas me retrouver dans la lumière.

Malgré tout, cela s’est très bien passé. J’avais une pêche d’enfer !

Notre présentateur s’est amusé avec la personnalité de chacun.  Pour moi, cela a été : C’est une râleuse patentée, sauf dans son jardin où elle parle à ses tomates, ses radis, ses laitues, ses carottes, du coup elle n’a pas le temps de râler !

Ensuite, c’était la fin de soirée dans une taverne.

L’année dernière j’ai beaucoup appris de cette ambiance où le conteur se débrouille pour se faire entendre. La salle étant petite, il y en a une autre derrière et ceux qui s’y trouvent traversent la salle conte pour sortir fumer sans attendre la fin d’un conte.

De plus la porte a un petit carillon qui carillonne à tout va à chaque fois que la porte s’ouvre et se ferme. Le conteur n’a que cet emplacement pour conter ! Le top quoi!

Le 19 jusqu’à 13h, c’était la Master Class ! Quelle drôle d’idée de donner ce nom pour du conte français.

Je trouve toujours quelque chose à apprendre.

L’après-midi, nous avons eu des contes merveilleux. Et nous les avons dégustés.

Nous n’avons pas terminé la soirée au café conte. Trop fatiguées.

Dans le courant de cette semaine, il y a eu des contes dans des cafés, un café philo et des contes à la bibliothèque.