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Défi N° 245 – Souvenirs souvenirs

 

Fanfan, capitaine de la coquille de noix pour la quinzaine nous demande une publication pour le lundi 8 février 2021

« Souvenirs, attention danger … » !

A partir d’une photo, ou d’un objet, d’une odeur, d’un lieu , racontez- nous en quelques lignes , un souvenir  bon, gai , ou triste, ou une anecdote de votre enfance, que cela a réveillé en vous .

 

Cette photo me ramène quelques soixante treize en arrière et me fait souvenir du bois de Vincennes et de la rigole en ciment qui drainait la pluie vers le ruisseau.

C’était à qui descendrait jusqu’au ras de l’eau assis dans la rigole.

J’avoue, sans fausse honte, que j’aimais beaucoup me lancer ce défi : ne pas me mouiller les pieds. Il fallait simplement freiner au bon moment avec le côté des pieds.

Aïe les chaussures !

Bien sûr que maman n’aimait pas trop. Les chaussure devaient être un gros trou dans le budget surtout si mon pied n’avait pas grandi et que donc, les chaussures n’avaient pas besoin d’être renouvelées. 

Ca ronchonnait beaucoup et pourtant … je profitais d’un instant d’inattention et hop … vite assise dans la rigole et je descends ! Parfois les pieds se mouillaient. Là, je ne pouvais pas nier.

La punition, si toutefois on peut la nommer ainsi : Un soir, je chahutais avec mon père. Je me suis retrouvée à quatre pattes. Papa m’a attrapée par le fond de ma culotte qui a lâché arrivée à la hauteur des épaules de papa et … plaf, je me suis écrasée à plat ventre sur le parquet.

Qu’est-ce que maman a crié. Après papa car j’aurais pu me faire très mal et après moi car c’était à cause de mes descentes dans la rigole que mon fond de culotte avait lâché.

Sur le pas de la porte

Je suis très en retard mais je tenais à participer à ce dernier défi des Croqueurs tenu par Asfree, à la demande de notre Amiral Dômi. Elle nous demandait de placer une personne sur le pas de sa porte.

 

C’était une belle fin d’après-midi. Il avait fait chaud.

La jeune femme s’était assise, là, sur le banc près du pas de la porte. Elle les a vus arriver. Ils venaient chacun d’un bout des chemins.

Elle partait à la décharge avec, dans sa brouette, des déchets verts de son jardin.

Lui revenait des champs, sa brouette pleine de foin.

Ils se sont arrêtés au croisement, se sont salués et ont entamé une discussion.

Les voix étaient calmes et même rieuses. Ils échangeaient sur le temps, les moissons à venir, le jardin.

Et soudain, venant du haut du village, ELLE est arrivée, fulminant, hurlant, vociférant !

Elle criait à tous vents qu’elle ne voulait plus la voir « elle » dans les pattes de son mari.

On a dû l’entendre dans tout le village.

Elle a intimé l’ordre à son mari de rentrer. Il a pris le temps de dire au revoir à celle avec qui il parlait.

Tranquillement, il a soulevé sa brouette de foin.

Elle a repris le chemin de la décharge.

La jeune femme a pensé, avec un brin d’amusement à une scène de jalousie.

Les trois têtes blanches ont disparu de son champ de vision.

 

 

Saint Valentin

 

Dômi, nous avait demandé une lettre pour la Saint Valentin, avec des mots imposés. J’ai encore dû oublier d’envoyer.

clin d’œil, chaussette, sucette, réfléchir, velours, mèche de cheveux, bonbons, gratitude.

Souviens-toi de mon premier clin d’œil. C’était la première fois que nous nous rencontrions. Tu avais mis une chaussette rouge et une chaussette jaune ! On peut dire que les chaussettes étaient assorties, à quoi, je n’ai jamais pu le découvrir. Cela nous a permis de faire connaissance

Rappelle-toi de cette première sucette que tu m’as fait découvrir. Je n’étais pas spécialement nonne, mais … comme j’avais été surprise !

Tu as toujours, ou presque, été en retard. En ai-je passé du temps à t’attendre (c’est moi, parait-il qui te fais attendre maintenant). Ca m’a donné le temps de réfléchir. Réfléchir … tu parles ! On ne réfléchit pas quand on aime. On se laisse avoir par surprise, pour le plaisir.

Tu jouais sur du velours. Il y avait longtemps déjà que tu savais que je serais à toi.

Toi et ta mèche de cheveux que je faisais exprès de mettre en bataille. Bien sûr que je le savais que tu n’aimais pas cela, mais je crois bien que j’en aurais ronronné de plaisir.

Tu as été un amoureux, un mari, un amant ardent. Normal, je t’ai aussi attendu près d’un brasero pour me réchauffer, mais lorsque je me suis retrouvée dans tes bras, je peux te dire que je n’avais plus froid.

C’est vrai que les années ont passé, que notre amour dure toujours malgré la vie qui nous a marqués. Tu as été là, patient, attentif. La gratitude s’est mêlée à mon amour.

M’offriras-tu des bonbons cette année ? Car, comme le disait le grand Jacques Brel, les fleurs, c’est périssable.

 

Défi N° 215 – Qui suis-je ?

Lettre au Père Noël :

De moussaillon à Capitaine, il n’y a qu’un pas !Embauchée par Fanfan, me voilà promue par Dômi !!!

Pour lundi 28 janvier:

« Qui suis-je ? »

Écrivez une phrase qui parle de vous, sans vous décrire, mais à travers laquelle, ceux qui vous connaissent, à coup sûr vous reconnaîtront, (pas de nom, pas d’âge, pas de lieu d’habitation…), exemple Domî pourrait écrire :

« Croqueuse de mots tout en étant Amiral, je tiens bon la vague grâce à mes moussaillons »

C’est ce que nous demande abécé

 

Gourmande, très gourmande, trop peut-être, souvent, les mots, je les goûte, je les croque, je les mâche et je les restitue.

 

 

 

Défi N° 214 – Lettre de motivation

 

Lancement du défi N°214

 

L’Amiral Dômi a demandé au Commandant Fanfan de prendre la barre pour la quinzaine. Ce qui donne :

-Vous allez écrire une lettre pour demander un emploi (sorte de lettre de motivation) , en prose, en vers, en image , comme vous voulez. Mais il faudra convaincre votre futur employeur.

-Dans cette lettre ,il faudra  « incorporer », pour que la mayonnaise tienne,  des titres de chansons .J’ai choisi Aznavour (Si vous le déteste  choisissez des titres d’un chanteur qui vous convient )

. Voici les titres (à utiliser dans n’importe quel ordre )

– Il faut savoir ; la bohême ; non, je n’ai rien oublié ; hier encore ; les plaisirs démodés ;

je m’voyais déjà ; comme ils disent; tu t’laisses aller ; viens pleurer au creux de mon épaule ; la mamma.

 

Monsieur,

Par la présente je viens solliciter un poste dans votre cabaret. N’importe lequel fera l’affaire. Je connais bien le métier.

Bien sûr, il faut savoir que je suis à la retraite depuis une vingtaine d’années, mais non je n’ai rien oublié.

Hier encore, j’étais meneuse de revue. Il est vrai que j’ai dû arrêter mon activité car la Mamma était très malade.

Lorsque j’ai voulu reprendre, elle m’a dit : j’en ai assez de cette vie que tu me fais mener. Il n’y a pas d’heure pour manger, pas d’heure pour dormir. Depuis le temps, tu devrais quand même penser que, tant que tu n’es pas rentrée, je ne peux pas m’endormir.

Avec toi, c’est la bohème.

Et j’ai tout laissé tomber.

Un jour elle m’a fait remarquer : tu t’laisses aller ma fille. Tu devrais soigner un peu plus ta tenue. Les voisins parlent. Ils se demandent de quoi nous vivons. Tu devrais trouver un travail, un travail normal comme ils disent.

Au lieu de ça, j’aurais aimé qu’elle me dise : allez, viens pleurer au creux de mon épaule, laisse-les dire. Je sais que tu es honnête.

Ne croyez pas Monsieur, que je veuille reprendre la revue. J’ai aimé passionnément mon métier mais je n’ai pas envie de tomber dans les plaisirs démodés pour moi. Je me contenterai de servir à table les clients, d’être une bonne habilleuse et une bonne maquilleuse.

Je vous prie de croire, Monsieur, en mes respectueuses salutations.