Soirée plaisir

 

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Samedi soir,le public, ne connaissait pas le conte, donc, encore moins, une soirée contes.

Des questions nous ont été posées : qu’allions-nous raconter. Lorsque nous avons répondu qu’il y avait une histoire sur la guerre de 14/18, nous avons entendu : ah non, nous n’avons pas envie d’entendre encore parler de cela.  J’ai rassuré en disant qu’il n’y aurait pas que cela, mais que nous avions été demandées pour cela.

Et combien de temps : cinq minutes ? Non. Dix, non. Comptez au moins vingt minutes pour chaque conte.

Alors, ça fait long !

La guerre de 14/18 – le choix d’un métier – un p’tit conte de terroir – une légende.

Ils ont été formidables.  L’écoute était captive et comme c’était bon pour nous. Du coup, nous nous sommes retrouvées en état de grâce et ça, c’est un sentiment … intense, on se sent porté avec l’envie de donner plus et mieux.. Heureusement que cela arrive et même assez souvent sinon il y a longtemps que je ne conterais plus, j’ai trop le trac avant.

Mais là, nous avions le sentiment que c’était spécial. Un drôle de sentiment d’osmose.

Nous avions été demandées par une association culturelle et de sauvegarde du patrimoine.

Dans le village, il y a un four à pain dont cette association s’occupe pendant toute la belle saison.

Pour eux, c’était soirée de remerciements pour les bénévoles avec pizzas et galettes des rois que le président nous avait gentiment demandé de partager. Offre que nous avions déclinée car cela nous faisait au minimum deux heures à bavarder alors que la guerre demandait une grosse concentration à Marie-Thérèse.

Le four à pain avait été allumé pour la cuisson des pizzas et galettes mais aussi pour …

Pendant la racontée, à la fin d’un conte, quelques personnes sont parties discrètement et sont revenues une fois le dernier conte terminé avec une douzaine de tartes à suc’  que nous avons dégustées de bonne grâce avec eux.

Comme elles étaient bonnes !

On nous en a offert une pour le petit déjeuner du lendemain et je peux vous dire que nous ne nous sommes pas fait prier !

Je vous passe la conversation d’après les contes. Ce sont souvent les mêmes interrogations sur notre mémoire et pas moyen de faire comprendre que nous n’en avons pas vraiment, que nous suivons un fil et heureusement sinon le trou pourrait survenir et là … catastrophe !

Surtout, non…  pas d’apprentissage « par coeur ». Un ancien instituteur nous a dit que cela était impossible !

22 réflexions au sujet de « Soirée plaisir »

  1. Bonsoir pimprenelle…. Ca faisait un bail que tu n’avais conté tes histoires tes contes ici…. 😉 Ah pas si facile de tenir son auditoire tout ouïe… grand mérite à vous…. Bonne fin janvier pimprenelle, ma dernière semaine sur OB tant pis pour eux… Bises4 jill

    • Je crois que je vais rapatrier le blog des contes ici puisque je ne suis plus capable d’alimenter les deux. Tu me fais penser à d’autres racontées dont je n’ai pas parlé mais comme je ne fais plus grand chose sur le blog …
      Alors où vas-tu aller ? Tu continues quand même un blog ? Je suis !
      Bises4

  2. Florence – Testé pour vous
    Bonjour…je trouve ça merveilleux cette façon de raconter le passé, de le partager…se retrouver ainsi devant des inconnu(e)s et de parler, de se raconter ou de conter…bravo, ça donne envie d’aller vous écouter, vraiment…à très bientôt et ton article m’a fait rêver

  3. :grin:ha! enfin … tu contes… et nous ra-contes!!!
    super, j’aime quand tu es dans cet état d’esprit…. j’aurai bien aimé faire partie de l’auditoire
    Sinon, je ne connais pas la tarte à suc’ 😯 tu pourras nous donner la recette?!
    Un bisou, Pimprenelle

    • Amusant, il faudrait que je ressorte de vieux articles, je crois bien que j’en parlais mais sans donner de recette. L’ennui, c’est comme la salade aux lards, il y a autant de recettes que de villages. Et encore, parfois, je dis autant que de femmes !
      C’est simplement une pâte levée avec du beurre et du sucre ajoutés dessus. Certains la font avec de la crème et c’est bon aussi. La galette elle se fait avec des poquets de crème anglaise et je n’aime pas, mais ça tu dois le savoir.

    • Mais la guerre n’est pas de moi. C’est mon amie conteuse. Je n’avais pas envie, du tout, de parler de ce sujet. Peut-être est-ce trop proche, je ne sais pas. Pour elle, c’est un pan d’histoire familiale qu’elle a mis à sa sauce.

  4. Bonjour,

    Bien que ce soit un sujet d’une période bien sombre je vois que tu as su capter le public, et ceci n’est pas donné à tout le monde. Mais vous êtes quelques unes et je pense que si l’on trouve les mots, le ton et que du regard on capte déjà quelques regards on doit avoir la chance de voir que cela marche.

    Demain après-midi je vais raconter un de mes contes pour enfants. Jusqu’à présent mon auditoire c’était mon petit fils (6 ans), demain ils auront le même âge mais ce sera une classe entière de CP.

    Je te raconterais cela à toi et qui sait aux autres sur mon blog. Ce sera la première fois que je le ferais devant un public, j’ai déjà lu mes poèmes mais je sais que ce sera différent.

    Par contre qu’est-ce donc la tarte au suc…A toi de nous la faire goûter par les yeux en attendant que je la refasse chez moi.

    Bien belle soirée et bisous d’EvaJoe

  5. La guerre, ce n’est pas moi.
    J’attends avec impatience ton compte rendu de « première racontée ». Je sais que les enfants sont exigeants et qu’on ne peut pas les balader facilement. Il y a intérêt à le tenir en haleine. Mais, comme ils aiment ça eux aussi.
    Bonne soirée EvaJoe
    Bisous

  6. Florence – Testé pour vous
    Bonjour…oh oui, je sais bien que le meilleur conte c’est lorsque les écouteurs vibrent, s’émeuvent, ressentent…Je pense que c’est ce que vous arrivez à faire. Une fois les contes terminés, les écouteurs pensent encore pendant longtemps à ce qu’ils ont entendu, puis à leur tour, ils le raconteront…la mémoire qui se transmet..J’adore le concept.
    En tous les cas, bravo, ton article fait ressentir les choses…à très bientôt et passe une excellente journée

  7. Merci Florence. Tu as tout compris.
    Lorsque les mots se placent tout seuls, lorsque la parole coule tranquille, avec juste les petits silences que nous disons habités, on sait que les « écouteurs » comme tu dis et combien j’aime ce terme, sont en phase avec nous.
    Ca y est, tu t’es remise « au travail » ? Moi, je rentre de l’école. Ca aussi, c’est bon.
    Comment vas-tu après cette petite pause
    Bisous

  8. Je crois que le plus important est que ce soit un plaisir de raconter, d’écouter…

    C’était une belle soirée.

    Merci pour le partage Pimprenelle.
    Bisous et douce journée.

    (mon blog est en panne…)

  9. Il y a quelques jours, j’ai voulu laisser un commentaire sur une vieille histoire à toi, mais je n’ai pas pu. Je ne ais pas comment on fait lorsque le temps a passé.
    Blog en panne … Je me demande comment cela peut arriver.
    Bisous Quichottine.

  10. Re-Coucou Dame Pimprenelle !!! Sourire
    C’est beau de pouvoir raconter ainsi des histoires diverses à des publics variés !!! Sourire Admirateur
    Tétanisée par la foule, je ne pourrai jamais prendre « du plaisir »… mais j’aime bien écouter ceux et celles qui savent le faire avec Passion et/ou Talent !!! C’est tellement bon d’offrir une douce mélodie de phrases dans le bon tempo des mots !!! L’histoire prend alors la tendre direction du Royaume Imaginaire en se fondant dans une parfaite osmose avec les cordes vocales qui la dirigent…
    Mille très tendres Bisoudoux Chaleureux
    ***Tincky***

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