Voyage.

 

L’Association Rêves, vous connaissez ?

Venez rêver avec nous.

 

Il y a eu ceux là :

 

Oui … quatre livres créés par des blogeurs(euses) qui ont eu envie de donner du plaisir à des enfants gravement malade en leur permettant de réaliser leur rêve.
Le cinquième a été lancé ! Il a pris les airs, il a pris la mer, il a pris la route. Il n’attend plus que l’envie de chacun(e) d’entre nous de l’avoir  entre les mains.
  • Voyage, voyage...

     

     

    Tout cela sous l’impulsion de Quichottine.

    Les couvertures ont été réalisées par Solyzaan.

    Pour l’acquérir voir avec Quichottine ou directement The Book Edition

    Merci à tous.

Défi 191 – Se tuer à la tâche

  • Oyez, oyez les Croqeurs de mots...

     

    Sur cette illustration titrée « Se tuer à la tâche »  Jill Bill,  à la barre de la coquille pour cette quinzaine, nous demande un texte incluant une des deux citations suivantes :

    De Paris Hilton

    On a besoin des animaux, le jaguar pour la voiture, le vison pour sa fourrure et le dindon pour la facture !

    De Pierre Doris

    Je me suis engagé dans la marine le jour où mon père a dit qu’on était sur terre pour travailler dur !

     

    Oyez, oyez les Croqeurs de mots...
    Photo Ed Uncovered

    Lorsque j’ai rencontré ce gamin, il naviguait et pendant le repas il m’a confié : je me suis engagé dans la marine le jour où mon père m’a dit qu’on était sur terre pour travailler dur et me l’a prouvé !

    Tout jeune, il entendait la chanson d’Henry Salvador :

    Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os …

    Du coup, à l’école, il avait décidé d’en faire le moins possible.

    Malgré tout, les notes n’étaient pas si mauvaises que cela. Seulement, son père ne l’entendait pas de cette oreille.

    A la fin de la 3ème, au collège, il y a eu réunion au sommet : le père, la mère et le gamin. Année d’orientation, et là, maintenant, c’était la décision pour le choix du métier.

     Quand on lui demandait ce qu’il voulait faire plus tard, le gamin regardait le bout de ses baskets et hochait la tête. Il savait ce que son père désirait plus que tout au monde : le voir naviguer comme tout bon Breton qu’il était, mais il n’en avait pas du tout envie.

     C’était sans compter sur la détermination de son père qui l’a fait embarquer sur un morutier.

    Le gamin a fait la campagne. Le chalutier est rentré au port quelques mois plus tard.

    Le gamin avait sacrément grandi. En l’espace de si peu de temps il avait compris ce que le travail représentait dans une vie. La pêche est un métier plus que dur.

    Il a exaucé le désir de son père : il est entré à l’école de la marine.

N’a qu’un œil.


Je sais, le samedi n’est pas « mon jour de lait ». En ce moment je n’ai plus de jour.

Tout cela pour dire qu’hier je suis allée au lait. J’arrive à la salle de traite. Le papa se retourne et me fait signe de ne plus avancer et même de me cacher. Du coup, je pars voir les veaux. Un vient de naître. Il est encore tout flageolant sur ses pattes pourtant il ne veut pas se coucher, l’instinct de survie donne une drôle de force.

Après avoir parlé un peu avec eux (vous savez bien que je suis un peu bizarre) et grattouillé une croupe, je repars à la salle de traite où tout est normal et tranquille.

Je dis bonsoir.

Je remarque la vache qui vient de vêler. Je pose la question et oui c’est la mère de celui que je viens de voir  avec les autres.

Pendant leur travail et malgré le bruit important on discute comme d’habitude.

J’apprends le pourquoi de cet accueil pas habituel du  tout : la vache qui vient de vêler n’a pas encore l’habitude d’entrer dans la salle de traite, c’était une génisse donc c’est son premier veau et elle n’a qu’un œil. Ça, c’est une façon de parler. Elle a ses deux yeux mais ne voit qu’avec un et il fallait la guider pour cette première fois. Donc, il ne fallait pas de bruit et pas de personne étrangère au groupe des trois.

Cat m’a expliqué que, malgré la surveillance des veaux lorsqu’ils sont en pâture, cela peut arriver : le veau est piqué par un insecte au coin de l’œil et si on ne le remarque pas rapidement, un voile blanc peut se former dessus, suivi de sang et l’œil est perdu. 

Ange

Pour la  rentrée, la maitresse Jill Bill nous demande d’accueillir Ange à la cour de récré

Ange, n’est pas Michel Ange … quoique. Lorsque les doigts sont maculés de confiture, de chocolat ou de beurre, il se fait fort de faire de beaux tableaux sur les murs.

C’est certain, à ces moments-là, il y a toujours quelqu’un pour le contrarier.

Là on peut dire qu’Ange n’est pas toujours un ange.

Ses ailes, il sait les replier.

 La bouche de travers, tordue par la colère, laisse passer des mots … hum, que je ne répèterai pas.

C’est quand même curieux que cet Ange soit si souvent en colère.

Les coups de pieds … il sait les donner, les coups de poings aussi. Les croche-pieds il les fait volontiers.

En classe, il ne voulait pas aller.

Il est tellement attaché à sa maman. Avec elle, c’est un vrai petit ange.  Elle n’a jamais compris, admis ce qu’on dit de son fils.

Maitresse, maitresse, il va falloir le surveiller cet énergumène.

Pourtant, je me dis qu’à la cour de récré, il se fera peut-être des copains, qu’il participera aux jeux et que, sans devenir un ange, Ange sera un petit garçon comme les autres. .

Surtout, surtout, que les autres ne le laissent pas seul dans un coin où il va s’ennuyer.

Là, il pourrait se déchaîner.

Les petits soucis de la jardinière

Ah oui, au fait … des soucis il y en a plein le jardin, tout comme la bourrache, les œillets de poètes et les nigelles de Damas, qu’elles soient bleues ou blanches.

Bizarre, cette année les œillets d’inde ne se sont pas ressemés et très peu les capucines.

Tout cela se mêle joyeusement avec les légumes.

Bien obligée, oui, enfin, ça c’est plutôt monsieur qui s’en occupe, de faire un peu de place.

Quand Monsieur fait de la place … je ne reconnais plus « mon » jardin.

Avant, lorsqu’il rentrait après ses longues absences et qu’il voulait jardiner, j’avais intérêt à le suivre pas à pas.

Combien de fois ai-je demandé où se trouvait telle ou telle plante. Envolée la plante aromatique, le persil et la ciboulette, n’en parlons pas, il ne devait pas connaître du tout ! La binette avait fait son œuvre !

Maintenant, en principe, sagement, il vient me demander si oui ou non il peut arracher, biner ou mettre un coup de bêche.

Au fait, ce n’était pas du tout de cela dont je voulais vous entretenir.

Cette année il a fait chaud de bonne heure. Chaud et sec.

Lorsque j’ai semé les haricots verts, j’ai arrosé, … rien n’a levé.

J’ai fini par voir … un puis deux puis trois pieds sur tout une rangée.

J’avais semé deux « routes », du coup, j’en ai remis deux. J’ai encore arrosé, puis j’ai fini par arrêter car mes réservoirs d’eau de pluie se vidaient.

La pluie a fini par arriver. Une grosse pluie.

Le premier semis a levé. Pas le second.

En désespoir de cause, j’ai semé une troisième fois, juste un rang. Je crois bien qu’il ne restait plus grand-chose dans le paquet et j’ai dû être un peu paresseuse, du coup je ne suis pas allé « en ville » en chercher d’autres.

La pluie est revenue. Elle a mouillé la terre mais pas le dessous des feuilles des premiers. C’est dire à quel point la végétation était assoiffée.

Quelques matins plus tard … tout était sorti.

Les quatre premiers rangs ont continué à pousser, pousser. Les haricots ont tellement poussé qu’ils se sont couchés les uns sur les autres, les tiges n’étant pas assez robustes pour se dresser complètement.

Et je ne voyais toujours pratiquement pas de fleurs. Et je ne voyais pas de haricots.

Heureusement que je suis curieuse, j’ai fini par soulever les tiges et là, stupeur …. Il y avait à cueillir. J’ai cueilli, cueilli … on a cru devenir haricots ! Et ce malgré le congélateur qui a accueilli les paquets pour l’hiver.

C’est ça aussi le jardin … l’apprentissage année après année. Pas une qui ressemble à l’autre.

Le pire est que je continue à cueillir « la dernière route » qui donne encore plus que les autres !