P.T.T.

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

 

 

A propos du défi N° 84, le tour de soi en quatre vingt mots, Eglantine m’a demandé si j’avais travaillé à la poste.

 

Non, lui ai-je répondu, mais j’ai beaucoup reçu et envoyé de télégrammes. Avec le métier du mari, cela faisait partie de la
vie.

 

Bien sûr, Internet, c’est vraiment pratique. La preuve si cela n’existait pas, je ne ferais pas cet article.

 

Malgré tout, j’ai un peu la nostalgie de cette époque où nous communiquions par télégrammes parce que la communication
téléphonique coûtait trop cher.

 

Au début, je passais par la cabine téléphonique du village tenue par une vieille demoiselle charmante qui devait parcourir toute
la distance de chez elle à chez nous pour me remettre le petit papier bleu.

 

Un peu par obligation, nous avons eu le téléphone mais nous communiquions toujours par courrier et par télégramme.

 

Je ne recevais  plus de petit papier bleu puisque le télégramme était téléphoné par les services des P.T.T.

 

J’ai eu une relation formidable avec les gens des P.T.T
de par chez moi qui ne connaissaient pas ce métier.

  

Je leur ai appris comment envoyer un télégramme à bord d’un navire et nous avons eu des rires et une connivence qui s’est
établie au fil du temps.

  

Lorsque le télégramme annonçait le futur départ du mari, les deux femmes et l’homme que j’ai connus au bout du fil avaient ces
mots : déjà, dites donc les congés ont passé bien vite !

 

Lorsque c’était pour annoncer son arrivée dans un port de France, là, c’était un peu papotage pour savoir comment s’était passé
le voyage, si j’allais le rejoindre,  comment j’allais faire la route et si je resterais à bord.

 

Bref, une conversation comme nous pourrions en avoir une.

 

Un jour, j’ai dicté le télégramme de réponse et la dame qui envoyait était malheureuse pour mon époux parce que je disais que je
ne pouvais pas venir faire la Tournée du Nord avec lui.

 

Elle était désolée d’apprendre que les enfants étaient malades et devaient rester couchés.

 

Avouez que c’est curieux que je n’aie lu le commentaire d’Eglantine que le soir où je venais d’envoyer une poésie (qui
n’en est pas vraiment une) sur La Personne.

 

Comme souvent, tout est resté dans l’ordinateur. Je me demande parfois qui cela peut bien intéresser de me lire. 

 

 

 

8 réflexions au sujet de « P.T.T. »

  1. Bonjour la miss… Ah ne soit pas si défaitiste et négative… J’aime venir te lire et ce billet sur toi et les tiens nous en apprend un peu plus sur ta personne et une époque de votre vie de
    famille… Marier un marin c’est épouser la mer avec… Merci pimprenelle ! Bonne semaine de la part de jill bises4

    • La mer, il me l’a vraiment fait aimer, bizarement.

      Je ne suis pas défaitiste mais … Bon je sais que je ne sais pas et qu’il faut que je me fasse un peu plus confiance.

      Du boulot par-dessus la tête cette semaine. Encore plus que d’habitude. Départ fin de semaine !

      Que ta semaine soit belle Jill.

      Bises4.

  2. qui cela peut interesser? mais nous pardi ! c’est quoi ça ! tu vois tes souvenirs du papier bleu et de la cabine ptt
    ravivent les miens …bien que j’en ai envoyé moins que toi …tes aminautes remplacent tes amis de la poste d’antan tout simplement!

    les temps changent ma brave dame et les moyens d’échanges avec !!!!!

    continue a écrire..

    bisous et passe une belle journée …si possible

  3. Bonjour Pimprenelle, voici que j’ai le temps de passer sur les blogs. Enfin ! J’aime beaucoup ton récit sur les gens des PTT. Il fut une époque où chacun prenait encore de temps de communiquer.
    Nous avons de la chance de l’avoir connue !

    Moi, ça m’interesse de venir te lire. Et je ne suis certainement pas la seule… Continue donc à publier pour notre grand plaisir.

    Amicalement, Mireille

  4. Coucou Pimprenelle, je viens de te lire avec beaucoup de plaisir parce que je me souviens des télégrammes aussi et j’ai également eu un compagnon qui s’absentait, je n’avais des nouvelles que
    grâce aux télégrammes, auxquels je répondais si c’était possible. Nostalgie, un peu pour ce moyen de transmission complètement disparu, que tu fais revivre chaleureusement.

    Tu t’inquiètes de savoir si tu intéresses les lecteurs ? Sache qu’on se le demande tous, mais si on s’arrêtait pour y songer, on se gâcherai le plaisir de préparer une page, l’écrire, etc. Même
    si on a que quelques lecteurs, mais je nous en souhaite toujours bien plus, on a de quoi être encouragé ! Gros bisous.

  5. Ça alors tu es formidable, tu nous raconte un passage de ta vie très intérressant, je me disais même que c’était court, et tu termines par une note pessimiste en te demandant qui ça peut
    intérresser. Nous aimerions en lire plus souvent au contraire.

    Alors ressort tout ce que tu as au fond de ton ordinateur et qui ne nous intérresse pas d’après toi.

    Bonne soirée et bisosus.

  6. Qui ? Ben moi, bien évidemment !

    Même quand j’arrive en retard, même quand je n’ai pas forcément le temps de le rattraper pour tous les articles…

    Qui ? Ceux pour qui tes souvenirs avivent les leurs… C’est beaucoup, sais-tu ?

    Il y a ces moments de partage où quelques mots suffisent à en rappeler d’autres, très importants.

     

    J’aimais bien aussi les dames des télécom…. des liens se créaient. Ils manquent beaucoup aujourd’hui.

    Douce journée, Pimprenelle. Je t’embrasse.

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