Maintenant on m’appelle Chipie (5)

 

J’ai pris des forces. J’ai grandi.

Maintenant je faisais des bêtises.

Je ne savais pas moi que sauter dans le grand grand pot, grattouiller la terre, mâcher les plantes, les arracher, c’était des bêtises. Pas plus que me mettre sur le bras du canapé pour lacérer les très grandes feuilles qui pendaient devant mon nez en était aussi.

 

Elle rouspétait un peu mais aussitôt qu’elle me laissait, je recommençais.  C’était trop drôle parce qu’elle rouspétait et riait en même temps.

Les enfants venaient et je jouais avec eux. Je crois qu’ils ne comprenaient pas que j’étais encore petite et que je me fatiguais vite. Pourtant, Elle le leur disait.

Un jour, « les grands » comme elle dit, sont venus avec un quatre pattes, mais pas comme moi. Il était gros et ne miaulait pas. Ben, j’ai même pas eu vraiment peur.

J’ai fait un peu celle qui voulait se cacher car il approchait un peu trop de moi et puis j’ai craché et c’est lui qui a reculé ! A l’intérieur de moi, j’ai crié : Victoire !

Enfin de compte, c’est un gentil pépère qui m’a laissée tranquille tout le temps qu’ils ont été là.

 

Maintenant, si un insecte entrait dans la maison, je courrais, je sautais après lui jusqu’au moment où il se posait sur une vitre. Là, je m’élançais dans les rideaux et j’entendais : ha non ! Chipie, là tu exagères. Regarde ce que tu as fait. Ben quoi, j’avais sauté, c’est tout.

Quand le soleil faisait une apparition et que l’Autre venait derrière la fenêtre, j’aurais tellement aimé aller le retrouver. Je le faisais savoir à haute voix, mais rien à faire la porte restait fermée.

J’apprenais la vie avec Eux. Ce que j’avais le droit de faire, ce que je n’avais pas le droit de faire. J’étais caressée, complimentée. Ils disaient que je comprenais tout.

Tiens, encore une visite chez la vétérinaire. Comme d’habitude : auscultation et piqure, encore une. C’était le vaccin. Il parait qu’avant j’étais encore trop faible. En plus, un traitement contre les parasites, tu sais, tout ce qui gratte ou qui te fait mal au ventre.

J’ai entendu des compliments : que je devenais belle, et forte mais qu’il faudrait surveiller la moindre petite toux.

J’était en bonne santé.

Alors, Elle a demandé si j’avais le droit de sortir.

Aïe, je ne m’attendais pas à cela après les compliments.

Le non est tombé direct dans mes oreilles. Pour un peu, j’en aurais pleuré.

Il fallait attendre que le temps soit plus clément, un peu plus doux pour que je n’attrape pas froid. Ca, le froid je connais même à la maison alors …

En attendant, je faisais des essais de sortie mais il y en avait toujours un pour me voir.

17 réflexions au sujet de « Maintenant on m’appelle Chipie (5) »

  1. Un jeune chat explore son milieu et pas tjs au goût de ses maîtres façon dégâts ! Côté visiteur canin, en effet, il ne semble pas du tout agressif et tant mieux… car entre chien et chat, pas tjs le grand amour ! Pour les sorties, un jour viendra, patience Chippie ! Bonne nuit Pimprenelle, bises4

    • Elle était tellement craquante. Nous l’avons eue pendant longtemps amorphe et cela a été facile de l’éduquer, elle n’a eu qu’à nous observer. Elle comprenait tout. Pour être drôle elle savait l’être.
      Bon dimanche qui vient Fanfan

  2. C’est vraiment une adorable minette, et bien sur qu’on ne peut que rire de ces bêtises issue de curiosité plus que de méchanceté….Mais l’obéissance doit s’apprendre….
    Gros bisous
    C/C à tous Ai été bien absente j’en suis désolée, souci avec ma Chipie et souci de news avec mon blog tous cela a pris du temps et pour Chipie en prend encore elle n’est pas encore remise. Amitiés bises

    • On avait l’impression qu’elle comprenait très rapidement ce que nous disions. Un peu comme un chien.
      Oui, curiosité, comme les enfants. Je dis toujours que c’est de l’intelligence.
      Occupe toi de ta Chipie, le blog suit.
      Bisous Renée

  3. Un jeune chat dans les rideaux, je connais aussi… je dois changer les miens que le chaton de ma fille a lacéré sans le vouloir. 🙂
    En tout cas, merci pour cette nouvelle page que j’attendais impatiemment.
    J’ai adoré !
    Gros bisous et douce journée.

    • Justement, c’est toujours sans le vouloir !
      Un gros chat est entré dans la maison l’année dernière. Quand il s’est retrouvé de ‘autre côté les fenêtres étant fermées il a eu l’impression d’être prisonnier et il a fait un saut d’une hauteur incroyable dans les rideaux et comme il s’est retenu, les griffes ont découpé allègrement jusqu’en bas !
      Merci Quichottine pour ta gentillesse.
      La suite va arriver.
      Bonne nuit et gros bisous

  4. Chipie 🙂 ah ces petits chats qui nous menent par le bout du coeur…mais quelque chose m’interpelle tu réponds aux coms…au passé ? est ce que j’ai sauté quelque chose ? mes passages sur les blogs étant souvent épisodiques !
    bisous et attention ce n’est plus le moment d’aller travailler au jardin 🙂

  5. Coucou Eglantine,
    Oui, je réponds au passé. Elle est passée comme un éclair dans notre vie pour nous donner autant d’amour qu’elle pouvait.
    Je vais continuer et tu verras.
    Bisous et si, ce matin, j’étais un peu au jardin.

  6. Comme Eglantine, tes réponses m’interpellent … et surtout ta réponse à mon commentaire sous l’article 3
    Est-il arrivé malheur à Chipie? j’ai bien peur d’avoir compris……..
    Dis m’en davantage STP …
    je t’ai écrit un mail sur ta boite;
    J’espère me tromper?!
    Bisous

  7. Je n’avais pas reçu les news je reprends là où j’avais laissé Chippie .
    Les rideaux c’est souvent un sacré terrain de jeu , tout comme les bas de pantalon quand ils sont petits .
    Je continue la lecture avec les autres billets
    Bises

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