Chose promise.

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

Suite à un échange avec Mireille, je vais essayer de vous parler du spectacle auquel nous avons assisté, mon époux et moi, vendredi soir et je partagerai ensuite un texte
que j’ai lu, à haute voix, le samedi après-midi.

 

Vendredi soir, nous sommes sortis pour aller voir et écouter la
Cantilène, notre chorale, qui proposait des extraits d’opérettes.

 

Je ne sors pratiquement plus le soir, sauf pour aller
conter.

 

A soirée exceptionnelle, spectacle exceptionnel que je vais essayer
de vous décrire. Alors, s’il vous plaît, faites fonctionner votre imaginaire car je n’ai pas encore trouvé de mots suffisamment forts pour traduire cette splendeur de la
nature.

 

Sur la route, en rentrant, il devait être environ 21h30, en tous
cas, le soleil se couchait.

 

En haut d’une côte cela fait un petit plateau avant une
descente dangereuse parce que beaucoup trop d’automobilistes se permettent de doubler en sens inverse.

 

En arrivant sur ce plateau nous nous sommes pris le ciel en plein
dans les yeux, mais aussi, en plein coeur.

 

Imaginez un ciel couleur bleu et dessus un lé de tissu gris
acier clair moiré, tiré sans une fronce, sans un pli, sur une longueur incroyable, à rejoindre les deux bouts de la visibilité.

 

En plein milieu, une moitié de soleil orangé semble posé sur le bord
du haut et irradie une lumière intense, par-dessus et tout du long.

 

Je crie que si j’avais mon appareil photos …

 

Juste à ce moment là, la voiture amorce la descente et je vais crier
mon admiration pendant toute la descente.

 

Nous avons eu l’impression que « le lé de tissu » était fendu par le
milieu, mais juste une fente nette, comme coupée par des ciseaux qui laissait voir … le soleil descendre en même temps que nous, bien sûr, et arriver en bas du lé pour montrer, tout
doucement, son autre moitié et irradier de cette lumière orangée intense  l’autre bord dans toute sa longueur.

 

Exercice de conteuse que traduire des images, mais là, j’avoue que
j’ai un mal fou si je ne veux pas tomber dans les platitudes, c’était trop beau.

 

 

Si je n’avais pas vu cette nature nous offrir ce qu’elle peut donner
de beauté, je ne sais pas si j’aurais choisi ce texte d’ ALAIN, le lendemain pour travailler sur les sensations.

 

 

Nous voulons déplier le monde.

 

 La vie est bonne par dessus tout ; elle est bonne par elle-même ; le
raisonnement n’y fait rien. On n’est pas heureux par voyage, succès, plaisir. On est heureux parce qu’on est heureux. Le bonheur, c’est la saveur de la vie. Comme la fraise a le goût de fraise,
ainsi la vie a goût de bonheur. Le soleil est bon, la pluie est bonne ; tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est que suite de bonheur. Même les peines, même les
douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.

 

Exister est bon : non pas meilleur qu’autre chose, car exister est
tout, et ne pas exister n’est rien. S’il n’en était pas ainsi, aucun vivant ne durerait, aucun vivant ne naîtrait. Pensez qu’une couleur est joie pour les yeux.

 

Agir est une joie. Percevoir est une joie aussi, et c’est la même.
Nous ne sommes point condamnés à vivre, nous vivons avidement. Nous voulons voir, toucher, juger, nous voulons déplier le monde. Je dis : voilà un sentier, des arbres ; cette ligne bleue, c’est
une colline où je marcherais … Voir, c’est vouloir voir. Vivre, c’est vouloir vivre. Toute vie est un chant d’allégresse.

 

 

 

 

 

12 réflexions au sujet de « Chose promise. »

  1. Bonsoir pimprenelle ! Oui je connais le blog de Mireille… ( Tu devrais revoir le lien… il dit ne pas exister… hors j’en reviens de chez Mireille) Oh si je fais l’effort d’imaginer…
    pimprenelle en extase dans une descente devant un coucher de soleil visiblement pas comme les autres… Tu as bien fait de choisir le texte de Alain… il est bon d’exister et de jouir au
    jour le jour de cette vie ici bas faites de mille merveilles pour nos sens qu’elle garde en éveil…. Merci à toi conteuse… je t’embrasse… Bonne nuit fais de beaux rêves…

  2. ALORS voilà comment je fais :

    Tu passes au bleu avec ta souris sur le NOM

    Puis tu vas sur « Ajouter un lien »

    Puis sur lien externe à mon blog

    Tu écris le http://

    Puis option avancées

    Même fenêtre apparait !

    Tu clic sur le triangle gris !

    Tu clic sur une nouvelle fenêtre

    Et dans la dernière ligne tu écris le NOM

    Puis INSERER !

    Voilà pour t’aider ma grande… je file en tapissage donner un coup de pied euh de main à monsieur ! La chambre à refaire ! Bizzzzzzzzzzzzzz et bon W-E !

  3. En lisant ton coucher de soleil, je me disais : « Et l’appareil photo? où est-il? » jusqu’au moment où j’apprend que tu l’as oublié. Quel dommage. J’ai pris l’habitude de l’avoir toujours à la main
    pour éviter de louper un fait beau et rare.

    Ton poème sur la vie frise un peu trop l’idéal à mon avis. Combien de gens voudraient être heureux et ne le sont pas, à cause de la vie justement qui ne leur à pas sourie.

  4. LA NATURE peut nopus donner des bonheurs, rien qu’à la contempler. J’imagine très bien  ce que tu as vu ; tu sais trouver les mots. Le texte d’Alain est magnifique!

  5. Décrire une telle image relève de l’exploit… Et tu as réussi.

    Je crois n’avoir pas lu ce texte d’Alain. Il faudra que je cherche un peu… et je ne suis pas chez moi en ce moment.

    Vivre, c’est vouloir vivre, j’aime !

    Et là, tu vois, en t’écoutant me raconter ta rencontre avec ce coucher de soleil je voyais un clin d’oeil amical « elle est pas belle la vie . »

    Si, elle est merveilleusement belle !

    Merci pour ce moment, Pimprenelle.

    (Pour les liens, je ne sais pas… j’ai l’impression que OB bugue de temps en temps)

  6. Article intéressant, je vois que tu approfondis la sensation, richesse de la « grotte aux merveilles » que nous avons en nous. Je me suis faite rare ces derniers temps, beaucoup de projets…
    Amitiés Pimprenelle.

  7. Ah… tu as eu des soucis de liens ?

    Normalement la solution que tu utilisais était bonne.

     

    En tout cas, j’ai apprécié, beaucoup ce coucher de soleil imprévu.

    Merci pour ce chant d’allégresse, Pimprenelle.

    Bisous.

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