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dictée

Ce matin, pour dérouiller un peu mes neurones, une jeune amie m’a envoyé un petit texte à faire en dictée si on le
désire.

 

J’ai pensé à mes jeunes années  d’écolière.

 

Mais aussi à mes années de jeune mère pendant lesquelles il m’a fallu batailler avec mes garçons pour qu’ils veuillent bien
faire attention à l’orthographe.

 

Je vous le livre. Amusez-vous simplement à le lire.


“Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers. Monsieur est le père, Madame est
la mère. Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la
mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra
maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le
père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne
trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd ! “

 

mouvance

 

Martine27 m’a offert cette image et je l’en remercie.

 

fleur olonéo

                      Fleur olonéo
réalisée par Martine27

 

 

A la vue de cette image, je me suis troublée.

 

J’avais l’impression, d’être devant de la pierre, du
marbre doux, lisse mais froid, malgré les couleurs chaudes et toutes de même tonalité.

 

Pourtant, j’ai eu très envie d’y poser ma main, sentir cette surface étrange.

 

Mais, est-ce le réflexe “contes et légendes”, je me suis dit que ma main allait être avalée et que le reste
suivrait.

 

Sous cette surface si  attirante, il y avait comme un silence qui voulait se dire, un bouillonnement.

 

Ce silence que l’on entend si fort.

Ce silence qui fait mal.

Ce silence qui doit crever la surface lisse.

Ce silence qui vole en éclats.

Ce silence qui tonne.

Ce silence qui alors devient apaisement et  douceur.

Ce silence qui permet de voir toute la profondeur et de n’avoir plus peur.

 

C’est exactement ce que je ressentais près d’une jeune femme amie. 

 

Je la sentais forte, mais si douce, si lisse.

 

Rien qui  ne devait dépasser, se laisser voir, se
dire.

 

Jusqu’au jour où, dans la voiture, elle m’a dit : ça y est, je sais ce qu’est la colère.

 

Et pendant qu’elle me disait cela, je sentais sa colère. Cela a été une colère bénéfique qui lui a permis de trouver
l’apaisement et de retrouver toute sa douceur et sa chaleur.

 

Année 2012

 

 

nouvelle année

 

 

 

J’ai laissé 

 

mon regard

 

se poser

 

pour voir

 

je n’ai plus pensé

 

j’ai récolté 

 

A tous ceux qui me liront

 

je souhaite

 

UNE DOUCE ET BELLE ANNEE

SAINTE CATHERINE

 

 

Aujourd’hui 25 novembre, jour de la Sainte Catherine.

 

Jour des modistes, normal avec les chapeaux qu’elles coiffent les Catherinettes.

 

Il y a une foire de la Sainte Catherine, à “la ville”.

 

En milieu rural, c’est le jour de grande activité pour les jardiniers de tout poils.

 

C’est le moment de planter ce que vous voulez : A la Sainte Catherine tout bois prend racine.

 

Je vous assure, qu’ici, les jardineries travaillent vraiment à ce moment.

 

Tiens je vais aller couper une branche de rosier pour la replanter, pour voir.

 

Je le fais exprès, cette année, car notre sol devient sec. Le puits ne veut plus se remplir. J’ai dit, il y a peu, que je me
sens devenir vieille puisque je peux annoncer : c’est la première fois que je vois cela !

 

Ma vieille voisine me disait toujours que tout ce qui était bois, dans son jardin, c’était de la Sainte Catherine.

 

Nous verrons si elle avait raison.

 

Je vous quitte, j’y vais de ce pas.

 

Bonne journée à toutes les Catherinettes et si vous y pensez, allez donc planter un arbre.

 

 

 

haricot vert

  Comme souvent, j’ai préparé ce texte et il est resté dans l’ordinateur, j’étais peut-être partie à rêver
à d’autres aventures au jardin, car il s’en passe des choses dans un jardin.

Donc, ne vous étonnez pas du décalage dans le temps.

C’était le 5 septembre
dernier.

 

 

 

 

 

 

C’est pas pour dire, mais un haricot a des oreilles.

 

La preuve.

 

Ce matin j’étais dans le rang à cueillir, juste pour mettre avec le poulet ce midi, et j’entends :

 

– Eh les filles ça va pas non ?

 

Personne d’autre que moi au jardin.

 

Là, je me dis que ja suis de plus en plus à vivre dans ma tête. Je sais bien que je parle toute seule, mais
quand même, je m’en serais bien aperçue si c’était moi.

 

-Fais donc attention à toi plutôt que d’écouter ce que nous nous disons.

– Mais pourquoi vous disputez-vous ?

– Gros malin, on te dit de faire attention à toi, sinon tu ne sauras jamais le pourquoi.

– Et pourquoi dois-je faire attention à moi ?

– Parce que la jardinière est en train de cueillir et que tu  vas passer à la casserole.

  

Du coup, le haricot s’est blotti derrière les feuilles

 

J’étais tellement étonnée que je ne cueillais plus.

 

Je voulais en savoir plus. Avec qui donc un haricot pouvait-il bien parler ?

 

Et j’ai vu une tomate toute rigolote qui rigolait.

 

Et j’ai vu une carotte qui se poilait, oui, cela arrive à certaines carottes d’avoir un peu de poils, enfin des
petites radicelles.

 

Elles se moquaient du haricot que j’étais prête à cueillir. Du coup, j’ai passé ce pied, et j’ai continué à
avancer.

 

Dans mon dos, cela a repris de plus belle, mais sans le haricot qui avait bien trop peur de la main de la
jardinière.

 

Maintenant, je les entendais toutes les deux se disputer, la tomate et la
carotte.
Tout cela à cause de leur morphologie et de leur taille.

 

 Non mais, ils sont tombés sur la tête cette année mes légumes.

 

J’aurais dû m’en douter après la conversation que j’avais eue, avant de partir,
hier,  chercher mon poulet pour ce midi, avec mon ancien voisin. Nous sommes même tombés d’accord sur le fait que tout était fou cette année. Cueillir les pommes à cette date
et pas moyen de faire autrement, elles tombent.

 

La tomate et la carotte se moquaient l’une de l’autre.

 

Pensez donc une toute ronde, bien grosse et toute rouge.

L’autre ne s’en laissait pas conter, elle, la longue, fine et claire de peau.

 

Les mots doux commençaient à m’agacer sérieusement.

  

Après avoir terminé le rang de haricots, je suis revenue vers elles et je les ai félicitées, l’une d’être aussi
ronde, rouge et ferme,  l’autre d’être si fine, si douce et croquante.

 

Elles étaient heureuses de mes compliments et je les ai cueillies.

 

J’ai coupé la tomate en rondelles et j’ai râpé la carotte.

 

Toutes deux ont fini dans les assiettes avec un brin de persil pour les yeux et le goût.