Archives

La Marguerite des Possibles

130818 couverture 300

 

Comme souvent, je suis très en retard pour vous parler de la Marguerite des Possibles.

Quichottine a réussi à fédérer autour d’elle 103 blogueurs pour arriver à créer ce troisième livre dont les droits d’auteurs seront reversés, comme pour les deux autres, à l’Associations  Rêves.

Un peu de rêve cela ne fait pas de mal.

Alors si, en plus, ce sont des enfants malades qui peuvent en bénéficier cela me fait rêver.

Leur permettre de sortir de la maladie pendant un moment. Leur offrir ce moment, chacun de nous le peut, simplement en achetant ce livre.  

Rien de plus simple. Le livre est en souscription auprès de Quichottine qui se démène à chaque fois comme un beau diable pour nous donner satisfaction. Ensuite il sera en vente sur : thebookedition.

Si vous désirez des explications sur ce beau projet qui nous tient à coeur, allez sur http://les-anthologies-ephemeres.over-blog.com

Juste une histoire.

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

 

Juste pour partager un moment que je ne pensais pas connaître un jour.

 

J’ai osé, ce matin, aller proposer de raconter dans une crèche.

 

Il y a eu, cet après-midi, échange téléphonique et Madame la Directrice semble intéressée.

 

Elle va en parler avec la Directrice Adjointe par laquelle je devrais être recontactée.

 

Elle aimerait voir et entendre. Voir les petits et leurs réactions et nous entendre dans ce registre.

 

C’était un rêve parce qu’une fois, à l’hôpital, nous avons eu un tout petit/ petit qui est arrivé dans les bras
de l’aide soignante. Il était couvert de bandages, cassé dans son corps. Il pleurait tellement que nous nous demandions ce que nous pourrions bien raconter, d’autant que les autres étaient plus
âgés.

 

Le bâton de pluie l’a calmé et nous avons raconté dans un silence ponctué de rires.

 

J’avoue que, depuis ce jour, j’ai envie d’être en face de tout petits, pour conter, pas pour lire.

 

Je vous dirai si nous y allons.

 

C’est la première fois, je crois bien, que je prends, seule,  l’initiative d’un contact pour les
contes.

 

 

le conte

 

 

Si vous saviez ce que le conte a représenté et représente encore dans ma vie, vous comprendriez que je n’ai pas toujours la tête
à publier un article.

 

Je suis plus souvent plongée dans des histoires qui se trouvent dans ma tête, que je ne veux pas écrire pour éviter la
facilité de me relire et donc le « par-coeur » qui me ferait, sûrement, un jour ou l’autre, me retrouver au bord du précipice car je n’ai plus du tout (je vais fâcher mon époux s’il me lit) de
mémoire.

 

En plus, j’ai le trac !

 

Et là, vous voyez, il ne m’a presque pas quittée depuis la moitié de la semaine dernière car nous enchaînons les
racontées.

 

J’ai appris à vivre avec.

 

Je peux dire, qu’une fois entrée dans mon histoire, le trac, si je suis bien en phase avec cette histoire, va
disparaître.

 

Si je sens le public accrocher, alors c’est du bonheur.

 

Mais lorsque je rentre à la maison, si c’est en soirée, mon époux pourrait vous dire que je ne suis pas prête à me coucher. Il
faut que j’évacue plein de choses et c’est lui qui en fait les frais.

 

Certaines, certains, s’accrochent à leurs écrits, moi c’est à l’oralité et aux contes.

 

Peut-être, un jour, serai-je beaucoup plus devant l’ordinateur car, par moments, mes cordes vocales me jouent des tours. Je m’y
prépare … un peu.

 

Et puis, il y a les rencontres entre conteurs que je découvre vraiment cette année.

 

J’en ai connus qui fermaient les portes, à partir du moment où nous n’avions pas envie de continuer à nous former avec eux (en
fait si peu), mais il y a tous les autres, remplis de générosité et qu’est-ce que c’est bon !

 

 

la grange-2ème journée contes lançon-là où le-copie-1

 

Ne croyez pas que nous soyons toujours dans une bonbonnière, pratiquement jamais en fait !

Mais raconter, même dans une grange, devant du matériel agricole comme la semaine dernière,
c’était bonheur. Pourtant c’était un conte urbain !

 

infidélité ? non.

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

Non, non, je ne vous fais pas d’infidélité, mais OB n’ayant pas voulu de     l’intitulé de blog que je
voulais créer pour mon association, je  l’ouvre chez Eklablog

 

Ne riez pas, je viens de comprendre pourquoi, OB ne voulait pas de ce que je lui donnais à digérer.

 

Pas facile, pour moi, qui suis déjà toujours en train de tâtonner ici.

 

Mais je ne désespère pas.

 

Je sais que peu de monde sera intéressé car c’est particulier, mais cela me fait beaucoup de bien de rechercher les photos et de
me remémorer les circonstances avec des anecdotes.

 

Chaque racontée nous a apporté beaucoup. Nous avons appris à nous débrouiller avec les parasites, et il y en a souvent.

 

Si vous venez me lire, vous saurez ce que sont les parasites ! 

 

Du coup, je vais ressortir les copions dont je ne me sers qu’à chaque racontée.

 

Travail en plus, mais mémoire à fond dans les contes qui ont été donnés.

Surtout que je dis toujours que je n’ai rien à raconter.

 

Mardi, nous étions deux à rigoler. Bof, n’importe comment, nous arrivons toujours à rire lorsque nous sommes ensemble.

 

Tout cela à cause ou grâce à « le blog de pimprenelle », car l’association avait un site depuis … de nombreuses années, mais il
ne servait à rien.

 

J’ai pris l’habitude de bloguer, un tout petit peu, grâce à votre gentillesse et j’y prends plaisir.

 

Alors pensez, repartir dans nos histoires. Avoir envie, parfois de les retravailler parce qu’avec le temps je ne les
ressens plus de la même manière, tout cela est plaisir.

 

Mais ne croyez pas pour autant que vos lirez mes histoires.

 

Peut-être que celles que je ne raconterai plus, je les écrirai un jour.

 

En attendant, c’est un énorme travail de fourmi auquel je me suis attelée mais Rose d’Or saura venir y mettre son grain de
sel.

 

Cela se fera petit à petit dans le temps.

 

J’y pensais depuis un bon moment, j’en ai rêvé et c’est devenu réalité. 

 

C’est vous qui m’avez donné la force de créer ce nouveau blog 

Chose promise.

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

Suite à un échange avec Mireille, je vais essayer de vous parler du spectacle auquel nous avons assisté, mon époux et moi, vendredi soir et je partagerai ensuite un texte
que j’ai lu, à haute voix, le samedi après-midi.

 

Vendredi soir, nous sommes sortis pour aller voir et écouter la
Cantilène, notre chorale, qui proposait des extraits d’opérettes.

 

Je ne sors pratiquement plus le soir, sauf pour aller
conter.

 

A soirée exceptionnelle, spectacle exceptionnel que je vais essayer
de vous décrire. Alors, s’il vous plaît, faites fonctionner votre imaginaire car je n’ai pas encore trouvé de mots suffisamment forts pour traduire cette splendeur de la
nature.

 

Sur la route, en rentrant, il devait être environ 21h30, en tous
cas, le soleil se couchait.

 

En haut d’une côte cela fait un petit plateau avant une
descente dangereuse parce que beaucoup trop d’automobilistes se permettent de doubler en sens inverse.

 

En arrivant sur ce plateau nous nous sommes pris le ciel en plein
dans les yeux, mais aussi, en plein coeur.

 

Imaginez un ciel couleur bleu et dessus un lé de tissu gris
acier clair moiré, tiré sans une fronce, sans un pli, sur une longueur incroyable, à rejoindre les deux bouts de la visibilité.

 

En plein milieu, une moitié de soleil orangé semble posé sur le bord
du haut et irradie une lumière intense, par-dessus et tout du long.

 

Je crie que si j’avais mon appareil photos …

 

Juste à ce moment là, la voiture amorce la descente et je vais crier
mon admiration pendant toute la descente.

 

Nous avons eu l’impression que « le lé de tissu » était fendu par le
milieu, mais juste une fente nette, comme coupée par des ciseaux qui laissait voir … le soleil descendre en même temps que nous, bien sûr, et arriver en bas du lé pour montrer, tout
doucement, son autre moitié et irradier de cette lumière orangée intense  l’autre bord dans toute sa longueur.

 

Exercice de conteuse que traduire des images, mais là, j’avoue que
j’ai un mal fou si je ne veux pas tomber dans les platitudes, c’était trop beau.

 

 

Si je n’avais pas vu cette nature nous offrir ce qu’elle peut donner
de beauté, je ne sais pas si j’aurais choisi ce texte d’ ALAIN, le lendemain pour travailler sur les sensations.

 

 

Nous voulons déplier le monde.

 

 La vie est bonne par dessus tout ; elle est bonne par elle-même ; le
raisonnement n’y fait rien. On n’est pas heureux par voyage, succès, plaisir. On est heureux parce qu’on est heureux. Le bonheur, c’est la saveur de la vie. Comme la fraise a le goût de fraise,
ainsi la vie a goût de bonheur. Le soleil est bon, la pluie est bonne ; tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est que suite de bonheur. Même les peines, même les
douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.

 

Exister est bon : non pas meilleur qu’autre chose, car exister est
tout, et ne pas exister n’est rien. S’il n’en était pas ainsi, aucun vivant ne durerait, aucun vivant ne naîtrait. Pensez qu’une couleur est joie pour les yeux.

 

Agir est une joie. Percevoir est une joie aussi, et c’est la même.
Nous ne sommes point condamnés à vivre, nous vivons avidement. Nous voulons voir, toucher, juger, nous voulons déplier le monde. Je dis : voilà un sentier, des arbres ; cette ligne bleue, c’est
une colline où je marcherais … Voir, c’est vouloir voir. Vivre, c’est vouloir vivre. Toute vie est un chant d’allégresse.