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Par la fenêtre

 Je sais, ce n’est plus Noël, mais nous sommes encore dans la période des fêtes, alors … pourquoi pas un souvenir.

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 La petite, toute petite fille était à la fenêtre.

Pour qu’elle puisse regarder, sa maman la hissait sur une chaise.

Si la fenêtre était ouverte elle se retrouvait attachée avec une sangle. Ouf, quatre étages, c’est haut et si elle, n’avait pas peur du vide, sa maman, elle, tremblait.

C’était son poste d’observation, son bonheur, son occupation favorite. Elle a grandi, un peu.  Son plaisir d’observation était toujours là.

C’était une fin d’après-midi de décembre, lorsque le jour devient, comme on dit, entre chien et loup.

D’un seul coup, elle l’a vu. Il était là.

Elle a appelé : Papa, Maman, vite, vite !

Ses parents sont arrivés rapidement. Pensez une pièce à traverser pour des grandes jambes de papa et maman, cela se fait en quelques pas.

Il a pourtant fallu que maman pose le couteau à éplucher les légumes et là, la petite a trouvé que maman prenait du temps.

– Je l’ai vu, je l’ai vu.

Elle était tout excitée. Elle riait, elle criait. Sa maman disait : chut, pas si fort, les voisins. Mais elle s’en moquait pas mal des voisins.

– Mais qu’as-tu vu ?

– Le Père Noël !

– Le Père Noël ? Impossible on ne peut pas le voir. Il n’y a personne. Regarde, la rue est vide.

– Mais non, là sur le toit.

– Quel toit.

– Le toit de la Tour Pointue.

– Mais que racontes-tu, il n’est pas là.

 – Si, si je le vois, là. 

Elle pointait son doigt dans la direction du toit d’en face. 

Elle en pleurait. Pourquoi ses parents ne voulaient-ils pas la croire ?

Si, il était là, derrière la cheminée double. Elle avait des yeux tout neufs, des yeux de petite fille et elle savait bien qu’elle le voyait. Un bout de sa hotte, le bas de  son manteau et une botte dépassaient encore.

Ses parents ont dit : Ah oui, peut-être que tu as raison. Peut-être qu’il vient voir si tu es sage.

Elle a beaucoup vieilli la petite fille mais elle est sûre qu’elle l’a vu.

D’ailleurs elle aime raconter à ses petits enfants son extraordinaire rencontre avec le Père Noël. Eux la croient, ils ont les yeux qui brillent comme les petites étoiles qui scintillent dans le sapin de Noël.

La Marguerite des Possibles – suite.

 

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 Une sœur de mon époux, vivant en Hongrie depuis de nombreuses années, est arrivée cette semaine pour un petit séjour en France. Elle est donc passée par notre village. Sa fille et sa petite-fille l’accompagnaient.

Hier, j’étais de passage en ville pour une visite concernant un appareillage pour mes oreilles. J’avais donc prévu un temps d’attente et, pour ce faire, j’avais emporté La Marguerite des Possibles.

Etant en ville et ayant dans l’idée des livres pour les petits, je suis allée faire un tour chez mon libraire.

En arrivant à la caisse, j’ai posé La Marguerite sur le comptoir et il a été un peu curieux, encouragé par mes dires.

Dans le livre, j’avais les publicités envoyées par Quichottine. Je lui en ai donné une, puis deux et trois au fur et à mesure de la conversation.

Il a trouvé l’idée de ce livre formidable et il m’a proposé de faire une affiche pour mettre dans la librairie. Bien entendu, j’ai accepté.

Si seulement cela pouvait inciter quelques personnes à être curieuses. Déjà être curieuses, ce serait un grand pas de fait. Pourquoi pas, acheter ensuite. On peut toujours rêver, non ?

C’est bien La Marguerite des Possibles. Oui ou non ?

La Marguerite des Possibles

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Comme souvent, je suis très en retard pour vous parler de la Marguerite des Possibles.

Quichottine a réussi à fédérer autour d’elle 103 blogueurs pour arriver à créer ce troisième livre dont les droits d’auteurs seront reversés, comme pour les deux autres, à l’Associations  Rêves.

Un peu de rêve cela ne fait pas de mal.

Alors si, en plus, ce sont des enfants malades qui peuvent en bénéficier cela me fait rêver.

Leur permettre de sortir de la maladie pendant un moment. Leur offrir ce moment, chacun de nous le peut, simplement en achetant ce livre.  

Rien de plus simple. Le livre est en souscription auprès de Quichottine qui se démène à chaque fois comme un beau diable pour nous donner satisfaction. Ensuite il sera en vente sur : thebookedition.

Si vous désirez des explications sur ce beau projet qui nous tient à coeur, allez sur http://les-anthologies-ephemeres.over-blog.com

Juste une histoire.

 

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Juste pour partager un moment que je ne pensais pas connaître un jour.

 

J’ai osé, ce matin, aller proposer de raconter dans une crèche.

 

Il y a eu, cet après-midi, échange téléphonique et Madame la Directrice semble intéressée.

 

Elle va en parler avec la Directrice Adjointe par laquelle je devrais être recontactée.

 

Elle aimerait voir et entendre. Voir les petits et leurs réactions et nous entendre dans ce registre.

 

C’était un rêve parce qu’une fois, à l’hôpital, nous avons eu un tout petit/ petit qui est arrivé dans les bras
de l’aide soignante. Il était couvert de bandages, cassé dans son corps. Il pleurait tellement que nous nous demandions ce que nous pourrions bien raconter, d’autant que les autres étaient plus
âgés.

 

Le bâton de pluie l’a calmé et nous avons raconté dans un silence ponctué de rires.

 

J’avoue que, depuis ce jour, j’ai envie d’être en face de tout petits, pour conter, pas pour lire.

 

Je vous dirai si nous y allons.

 

C’est la première fois, je crois bien, que je prends, seule,  l’initiative d’un contact pour les
contes.

 

 

le conte

 

 

Si vous saviez ce que le conte a représenté et représente encore dans ma vie, vous comprendriez que je n’ai pas toujours la tête
à publier un article.

 

Je suis plus souvent plongée dans des histoires qui se trouvent dans ma tête, que je ne veux pas écrire pour éviter la
facilité de me relire et donc le « par-coeur » qui me ferait, sûrement, un jour ou l’autre, me retrouver au bord du précipice car je n’ai plus du tout (je vais fâcher mon époux s’il me lit) de
mémoire.

 

En plus, j’ai le trac !

 

Et là, vous voyez, il ne m’a presque pas quittée depuis la moitié de la semaine dernière car nous enchaînons les
racontées.

 

J’ai appris à vivre avec.

 

Je peux dire, qu’une fois entrée dans mon histoire, le trac, si je suis bien en phase avec cette histoire, va
disparaître.

 

Si je sens le public accrocher, alors c’est du bonheur.

 

Mais lorsque je rentre à la maison, si c’est en soirée, mon époux pourrait vous dire que je ne suis pas prête à me coucher. Il
faut que j’évacue plein de choses et c’est lui qui en fait les frais.

 

Certaines, certains, s’accrochent à leurs écrits, moi c’est à l’oralité et aux contes.

 

Peut-être, un jour, serai-je beaucoup plus devant l’ordinateur car, par moments, mes cordes vocales me jouent des tours. Je m’y
prépare … un peu.

 

Et puis, il y a les rencontres entre conteurs que je découvre vraiment cette année.

 

J’en ai connus qui fermaient les portes, à partir du moment où nous n’avions pas envie de continuer à nous former avec eux (en
fait si peu), mais il y a tous les autres, remplis de générosité et qu’est-ce que c’est bon !

 

 

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Ne croyez pas que nous soyons toujours dans une bonbonnière, pratiquement jamais en fait !

Mais raconter, même dans une grange, devant du matériel agricole comme la semaine dernière,
c’était bonheur. Pourtant c’était un conte urbain !