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Notre chien Billy

  

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Voilà, c’est ainsi que Billy est entré dans notre vie. Après le refus de notre fils, il fallait bien faire bonne figure. Pourtant, c’est vrai que pour moi aussi (je dis moi car mon mari était embarqué à ce moment là), c’était dur.  Ma sœur et mon beau-frère avaient cru bien faire, mais …

Malgré tout, il a dû se sentir bien parmi nous, car il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour se faire accepter et il faut bien avouer qu’il a réussi !

C’était un beagle, un chien de chasse. Question chasse, il connaissait, c’était inné, et n’avait pas besoin de maître pour y aller !

C’est vrai que lui aussi, comme Mimi, a été vagabond toute sa vie.

Il était vagabond mais très sociable. Lorsque Méphisto est arrivé à la maison, ils ont tout partagé : le panier et les repas.

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Contrairement à Mitsy, il ne supportait pas la voiture. C’était un vrai problème, ne serait-ce que pour faire les 13kms qui nous séparent de la ville.  Aller chez le vétérinaire était un cauchemar : pour lui mais pour nous aussi ! Lui était malade et nous nous ramassions.

Un jour que le poste de radio avait été retiré de son emplacement pour réparation, mon gros Bill n’a rien trouvé de mieux que de vomir dans le trou bien encastré !

Je crois que nous avons essayé toute la panoplie de l’époque même l’homéopathie dont il a trouvé le moyen d’avaler tout un tube. Car il était d’une gourmandise folle. Maman disait que je ne le nourrissais pas assez. Je le nourrissais tellement peu qu’il a fallu le mettre au régime et c’était un vrai casse-tête. Je me dis, là, en ce moment, qu’il avait peut-être passé une période sans tellement de nourriture, avant de nous connaître.

Je le surveillais comme le lait sur le feu surtout le dimanche soir, les éboueurs passant dans la nuit du dimanche au lundi, à l’époque.

Il suffisait d’un rien, d’une mauvaise manœuvre pour sortir la poubelle, de la famille qui repartait le soir et hop, il se carapatait. Je n’avais plus qu’à chercher dans la nuit. Au bout de quelques fois, j’ai trouvé ses endroits de prédilection : il avait repéré les poubelles qui fermaient mal et … il allait les vider.

Je n’avais plus qu’à le rentrer, prendre mon balai, ma pelle et mes gants et retourner faire le ménage !

A la ferme voisine, lorsqu’il y avait un vêlage, là aussi il fallait le surveiller de près sinon, il s’éclipsait et allait « déguster » la délivrance ! Et là, ensuite, s’il avait avalé trop vite, ça pouvait ressortir dans la maison !

J’ai failli avoir des histoires avec ma voisine d’alors. Heureusement que nous préférions la discussion à la dispute.

Il avait fait connaissance avec les animaux de la ferme, vaches, taureau, jument, poules, coqs et dindes, sans poser le moindre problème.

Les poules étaient en liberté aussi bien dans la cour de la ferme que dans la rue et derrière chez nous étant donné que je n’ai jamais connu de portes aux fermes par ici. Donc Bill gambadait joyeusement dans la basse-cour. C’était pourtant un chien de chasse. Il savait seulement qu’il n’avait pas le droit de toucher.

Une poule rousse a décidé, un jour, de couver. Ma voisine l’a installée et hop … vingt et un jours plus tard, il y a eu des poussins. Encore un peu plus tard, ma voisine a retiré la cloche en grillage qui empêchait les poussins d’aller faire connaissance avec un extérieur dangereux pour eux.  Bill, bien entendu, s’est approché puis doucement les a sentis sans intention aucune de les croquer. La poule rousse avec son instinct de mère lui a foncé dessus. Elle l’a piqué et battu avec ses ailes.

Les poussins ont grandi et sont devenus de beaux poulets roux comme leur mère.

Un jour, ma voisine est venue frapper à ma porte. Elle tenait un poulet mort dans ses mains. Bill avait frappé !

Le problème est qu’il n’y a pas eu que ce poulet. Mon chien a continué. Un jour il m’a même offert un tableau de chasse devant la maison. Sur le talus, il avait aligné trois poulets.

Tous les poulets roux de la poule rousse y sont passés !

Et nous, pendant ce temps, cherchions ce qui avait déclenché ce processus d’extermination. C’est la fermière qui pensé à ce jour où mon chien avait pris la volée de sa vie !

Ma voisine a fait cuire sa poule rousse et elle n’a plus eu de pertes de volailles.

Il a fini sa vie chez le vétérinaire. Du coup, nous avions décidé de ne  plus avoir de chien.

Et puis, et puis … il y a eu Garfield quelques années plus tard.

 

Notre chien Mitsy

 

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Nous étions venus passer un week-end chez mes beaux parents.

A cette époque là, il y avait un café qui faisait épicerie et dépôt de pain au village. Les propriétaires n’étaient pas d’ici et ils étaient jeunes. Ils avaient commencé à avoir des idées pour attirer la clientèle. Un billard avait été installé ainsi qu’ une piste pour les joueurs de boules.

C’est chez eux que nous avons fait connaissance avec celui qui deviendrait notre chien plus tard. C’était un bébé chien, un croisé, un bâtard, un sans grade. Je ne sais pas ou plus d’où il venait ni quelle chienne lui avait donné la vie. Je me souviens seulement que la jeune femme lui donnait le biberon. 

Après la naissance de notre premier fils, nous avons fait un grand saut et de la mer nous sommes venus vivre au village, en Ardenne.

Le bébé chien avait bien grandi mais pas en sagesse. C’était le petit gâté, celui qui avait tous les droits.

Malheureusement, comme cela arrive dans certains couples, il y a eu des mots  dans celui là. Madame est partie avec son fils et a laissé le chien à Monsieur. Tenir ce genre de commerce seul ne lui convenait pas à lui qui était peintre et décorateur. 

Pour trouver du travail, puisqu’il ne faisait pas partie de l’agriculture, il partait dans les zones urbaines mais ne rentrait pas régulièrement. Lorsque sa voisine entendait le chien qui était à la niche, pleurer un peu trop longtemps, elle traversait la rue et le nourrissait.

Un jour, le maître est rentré et a dit que s’il ne trouvait personne pour prendre son chien, il le tuait. Personne n’a été étonné, c’était comme cela. Il était préférable de tuer sa bête que de la laisser seule et malheureuse.

Nous nous sommes dit : un petit enfant et un chien ne peuvent faire que bon ménage et le fils apprendra certainement beaucoup à ce contact.  Et voilà comment Mitsy est entré dans notre vie.

rodolphe mitsy septembre 67 (2)Notre fils était un bébé mais plus au berceau, Mitsy s’est donné la mission de le surveiller. Il était toujours à côté de lui. Un jour , notre fils qui commençait à parler, m’a dit : maman Mimi grogne. Mitsy était trop difficile à dire pour lui, il avait opté pour Mimi et c’est le nom qui lui a toujours été donné par la suite.  Il était couché sur lui en train de lui tirer les oreilles et d’essayer de mettre ses doigts dans le nez du chien. La leçon a été faite, et très facilement retenue.

 Il n’a jamais mordu, pourtant, tout le monde en avait peur : il était noir, poil long ondulé et tout fou. Ah tout fou on peut le dire ! Il adorait la neige.

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Ce chien a été de tous nos déplacements. Il est parti avec nous pour la dernière année de cours du mari et s’est très bien adapté à la ville. Par contre, comme il était d’une grande jalousie vis-à-vis des autres chiens et qu’il ne supportait pas de les voir nous approcher, il fallait faire très attention.

Lorsque nous pouvions l’emmener et tant que les bateaux ont eu un pont de bois, il venait avec nous. Ah, je peux vous dire qu’il a marqué les esprits. Un jour, il a pris la poudre d’escampette comme cela lui arrivait à la maison et comme j’étais à sa recherche, j’ai entendu deux matelots dire : Madame Chef va être contente lorsqu’elle va le voir ! Je me suis précipitée et oui, je l’ai vu, il était sur le quai et se roulait dans de la graine de cacao mouillée et je peux vous dire que l’odeur … a de quoi faire lever le cœur (tout au moins le mien). Il était tellement dans son truc qu’il ne m’a pas sentie arriver et que j’aie pu le faire monter à bord sans problèmes. Combien de douches ??? Je ne pourrais même pas le dire.

C’était Mimi , il était toujours prêt à partir à l’aventure, mais seul. Combien de fois avons-nous couru après lui, combien de fois nous a-t-il fait relever la nuit. Il venait aboyer sous les fenêtres de notre chambre et aussitôt que nous arrivions à la porte il prenait sa course.  Combien de fois avons-nous couru après lui en pyjama, robe de chambre, la pile pour nous éclairer à la main, dans les étables, les écuries, les rues du village.

Je disais que s’il avait les moustaches brunes, c’était à cause de la neige qu’il fouillait avec joie.

C’était un affreux jojo mais nous l’aimions, il faisait partie de la maison.

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En vacances, alors qu’il avait une folle avoine entre deux doigts de pattes et qu’il m’était impossible de la lui retirer, le vétérinaire qui ne le connaissait pas a demandé son âge et lorsque j’ai annoncé 13 ans, il a dit : non je ne le crois pas, il agit comme un chien de trois ans ! et cela l’a bien fait rire. 

Notre fils et lui, deux grands copains, deux inséparables ou presque. Il est mort à un gros seize ans alors que notre fils fêtait ses 15 ans avec ses copains.

Lorsqu’en fin de semaine, mon fils a vu la voiture de sa tante et son oncle arriver, il était tout joyeux. La portière du côté passager s’est ouverte, un chien est descendu de la voiture, mon garçon a demandé ce que ce chien faisait là et ma sœur a répondu : c’est ton cadeau.

Mon fils a tourné le dos et est parti à toute vitesse vers les champs en criant : je n’en veux pas.

Bien sûr, nous l’avons gardé et cela s’est bien passé ensuite, mais … faire cadeau d’un animal, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

Histoire de pull

 

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Le dernier de mes petits fils m’avait demandé de lui tricoter un pull rouge à rayures blanches.

Tricoter allait malgré que mes yeux avaient grand besoin de changer de lunettes.

 Le pire a été de le monter. Comme je veux des coutures impeccables, il faut coudre maille par maille. Je ne faisais que rouspéter, pourtant mes lunettes étaient nouvelles. Oui, mais elles ne tenaient pas bien sur mon nez !

Bref, tout a fini par s’arranger et le pull était terminé lorsque les enfants sont venus dimanche.

Je donne le petit paquet à mon petit-fils qui le tient à plat dans ses mains jusqu’au moment où sa maman lui dit : tu n’ouvres pas ?

 Le paquet s’ouvre et il tient le pull à bout de bras.

 Sa maman dit : tu ne le mets pas pour l’essayer ?

Le pull a été passé, sa maman a regardé, il était de la grandeur demandée.

Puis elle a dit : tu ne le retires pas ? Là, le non a fusé. Un non sans réplique !

 Il a gardé le pull toute la journée et dans l’après-midi je lui ai demandé s’il voulait que je lui en fasse un autre. J’ai eu droit, là aussi, à un non.

Ensuite, il a dû réfléchir car avant leur départ, il est venu me demander de quelle couleur je ferais le deuxième.

La discussion s’est engagée sur la couleur mais je suis certaine qu’il savait déjà ce qu’il voulait. C’est un vrai filou qui sait mener sa barque.

Il a fini par dire qu’il voulait un pull rouge.

La maman a dit : ah non, pas encore du rouge, il ne veut que du rouge.

Le petit malin a eu gain de cause car il est venu vers moi, m’a montré le col du pull en me demandant très innocemment : c’est quelle couleur là ?. 

Tu sais très bien que c’est rouge ai-je répondu.

 Alors, a-t-il répliqué, le prochain tu le fais blanc, comme cela le pull sera blanc et rouge !

Il a bien fallu que sa maman donne son accord !

Je vous raconte mais cela perd de son sel si on ne voit pas ses yeux moqueurs. La même remarque pour la réception, l’ouverture du paquet et l’essayage du pull !

Et puis, vous savez bien que moi je suis plus dans l’oralité et que passer de l’oralité à l’écrit m’est assez difficile.

 

Aller au marché

 

Vous qui me connaissez un peu savez que cet article date de … notre retour de Budapest en novembre ! Comme d’habitude, je l’ai rangé et voilà, il attendait sagement.

 

Fin d’après-midi, la belle-sœur s’apprête à reconduire une nièce à l’aéroport et nous partons avec elle.

Au retour, elle décide de faire quelques courses au marché.

Il faut dire qu’il y a plusieurs marchés couverts dans Budapest, des petits, des grands, des anciens parmi lesquels certains vont être restaurés et des nouveaux. Ils sont ouverts toute la journée.

Ne me demandez surtout pas dans quelle catégorie se place celui-ci. Pour y accéder, direction le parking qui se trouve au-dessus du marché. Là vous trouvez un ascenseur pour descendre.

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Nous étions très pressés (ce doit être la famille qui veut ça), du coup, je n’ai pu voir qu’un étage, celui des viandes et poissons, des fleurs et des fruits et légumes. N’allez pas croire, les allées sont très longues. Nous ne sommes pas à la moitié, ici.

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 Au fond se trouve un escalier.

A droite, cette allée avec de chaque côtés , des boutiques de viande de porc et charcuteries. Il y a un peu de bœuf, mais très peu, c’est tout, pas de mouton, ni de veau, ni de cheval.

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 A gauche, une autre allée là, ce sont des boutiques de poules, poulets en entier ou en morceaux et là, surprise : des tas de gésiers, foies et  pattes vendus au poids. Je peux vous dire pour l’avoir vu, chez ma belle-sœur, que c’est un grand régal pour petits et grands. 

Chut … moi aussi j’aime ça et j’ai la chance d’avoir mes volailles entières avec tout ce qu’il faut dedans.

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 Des canards, des oies et des foies gras, bien entendu, en quantité.

C’est vrai que dans le village des parents du beau-frère, les troupeaux d’oies défilaient dans les rues.

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 Et vous pouvez même trouver du poisson, uniquement de rivière.

Il n’y a pas de mer chez eux et ils sont sages, sauf en grandes surfaces car il y en a, dans ce marché, pas de poisson de mer.

Le tout est d’une propreté formidable, comme on aimerait peut-être la voir régner partout.

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Les fleurs avaient été bien vendues.

Le tout (pas que les fleurs, hein), même en fin de journée, est d’une fraîcheur irréprochable.

Je ne me souviens pas avoir vu de plats préparés.

A l’étage du dessus, ce sont des colifichets, des fringues, etc … Mais, comme je vous l’ai dit, nous étions pressés.

Fin de mes photos du marché. Il ne faut pas que je me plaigne, j’ai eu celles-ci quand même. C’est vrai que si j’avais eu mon appareil photos, j’aurais mitraillé, mais bon, j’avais encore été distraite et c’est monsieur qui a bien voulu faire quelques photos avec son mobile (hé non, je n’avais même pas le mien,  je ne l’ai pratiquement jamais avec moi). Oui, je sais, si j’en ai un, c’est pour l’avoir dans mon sac. C’est ce qu’on m’a répété tellement souvent. Le problème, ici, cela ne passe pas donc je ne m’en sers pas ! Non, j’exagère, je m’en sers pour les messages. Cela me joue parfois des tours car s’il n’y a pas de réseau, les messages partent en brouillon et je ne pense pas à regarder.

 

 

 

 

Où sont-elles donc ?

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Je sais bien que le temps doux a perduré mais, depuis fin septembre, mais nous les attendons ! On dirait qu’elles ont disparu du village et pas qu’elles en plus !

Au début, nous nous disions qu’il y avait encore à manger dans les champs et tout doucement nous nous sommes posés des questions.

Nous en avons parlé autour de nous et, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : elles avaient déserté ! Qui ? mais les mésanges bien sûr !

Je devrais dire qu’en ce moment, les oiseaux sont rares. Même les corbeaux ! J’en ai vu une dizaine et encore, en face de la cuisine fouiller l’herbe sous les noyers.

Il n’y a qu’un merle, tout au moins, je n’en vois qu’un et les moineaux sont plus que rares, trois peut-être. Incroyable.

Je me dis que ce doit être les grosses chaleurs qui les ont fait mourir. Quoi d’autre, sinon ?

Lundi dernier, donc le 5 décembre, une mésange charbonnière est arrivée, suivie d’une petite bleue.

Combien peuvent-elles être à venir manger pour le moment : quatre au plus ! Je n’arrive pas encore à le croire.

Nous les guettons, mais … Anne ma sœur Anne … Ben non, je ne vois rien de plus.

Comme elles nous manquent.

Leur balai devant la fenêtre de la cuisine ravissait nos repas.

Même simplement après qu’elles aient repris l’habitude de nous voir lorsque nous étions  occupés dans cette pièce à faire une chose ou une autre, elles étaient là, sans de vraie peur.

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Je vais être positive et me dire que les autres vont arriver. Ce n’est pas possible autrement !