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A propos de “Maman n’a pas volé une voiture, mais …”

 

Papa riait parfois mais, la plupart du temps, il rouspétait. C’est vrai que Maman était un peu étourdie, mais je la battais haut la main sur ce plan là !

Je ne voyais ni les vitrines, ni les portes en glace d’immeubles, ni les fils entourant une pelouse. Bref, je ne devais pas voir grand-chose !

Bien sûr … à lui rien de tout cela arrivait. Il faisait attention, était réfléchi (ce qui est vrai).

N’empêche que …

Le matin, c’était lui le matinal de la famille et il se préparait son premier petit café filtre.

En Hongrie nous avions trouvé une petite cafetière une tasse que nous lui avions offerte.

Comment expliquer cette cafetière ? On mettait l’eau dans le corps, le café dans le filtre dessus. On fermait, on mettait sur le gaz et le café coulait par le bec en forme de coude.

Un jour Papa me demande s’il serait possible d’avoir un autre joint. Normal, avec du chaud le caoutchouc durcit.

Il a donc eu un nouveau joint.

Peu de temps après, il nous dit que … hum … le joint … n’a pas tenu le coup.

Là, c’est Maman qui s’est moquée et a raconté : Papa avait oublié, les deux fois, de mettre de l’eau dans la cafetière !

Pas besoin de vous faire un dessin ! Qu’est-ce que nous avons ri.

 

Nini regarde la télévision.

 

En ce moment la porte fenêtre étant ouverte, lorsqu’elle entre au salon, Nini jette un coup d’œil à la télévision, si celle-ci fonctionne.

Souvent, elle a l’air intéressée. Elle s’arrête, s’assoit et regarde la télévision.

Mais oui, elle est comme tant d’autres chats ou chiens, cela lui arrive de faire comme nous. A chaque fois cela nous fait rire.

N’empêche qu’au moment de son repas, la voyant dédaigneuse, je me suis dit qu’elle est comme les enfants : elle regarde la pub et du coup, veut ce qui est proposé par la télé et en ce moment c’est du Félix. Oui mais je n’ai pas de Félix à lui offrir, elle n’a droit qu’à des croquettes de chez le vétérinaire.

Dédaigneuse … nous avons trouvé pourquoi. Il ne faut pas que les mains qui la servent sentent l’orange !

Pauvre Nini.

Pauvre Nini, c’est vite dit. Ses croquettes sont des spéciales « ligne ». Lorsque je vois son ventre, cela me fait bien rire !

Il faut dire que la coquine se met à table sitôt qu’elle a attrapé une proie et elle ne fait pas dans le détail ! Ce sera aussi bien une souris qu’un pigeon ou un beau petit lapin.

Ce qui ne l’empêche pas de venir réclamer ses croquettes !

Je sais que certaines d’entre vous vont frémir mais dites-vous que, si elle les attrape c’est que ces proies sont faibles et vouées à la mort quoi qu’on fasse.

De plus, un soir, mon mari lui a donné le fond de la coupelle de fromage blanc qu’il avait mélangé à de la confiture de fraises. Maintenant, c’est la rigolade car lorsqu’elle entend mon époux se lever, prendre une coupelle et faire sa préparation, vous la voyez arriver à toutes pattes, la queue en l’air ! Elle peut être n’importe où dans la maison ou même dehors, elle sait.

Oui mais … un jour, il a mis de la confiture de mirabelles et là elle est partie !

Un autre soir, il a mis de l’abricot. Elle a goûté et est revenue.

Depuis, elle a appris à apprécier la mirabelle.

Si elle trouve qu’il ne finit pas assez vite son dessert, elle rouspète. 

Comment voulez-vous qu’elle garde la ligne avec un régime pareil !

 

Un prénom

 

Pas un prénom genre le prénom de la cour de récré de la maîtresse madame Jill Bill, non, juste un prénom normal.

Le mien m’a été donné par hasard ou presque.

Je suis née à sept mois et j’ai souvent entendu que j’avais été installée dans du coton, dans une boîte, pour que je n’aie pas froid.  En plus, j’ai été ondoyée par précaution !

A la guerre comme à la guerre. D’ailleurs, c’était la guerre.

Mon papa était en Allemagne. On était venu le chercher, dans les premiers, là où il travaillait.

Il a réussi, allez savoir comment, à rentrer en France après ma naissance avec une autorisation portant les dates de départ et de retour.

Le retour … il l’a oublié. Je me souviens de ce papier qui avait été gommé et gommé, encore et encore, jusqu’à devenir transparent. Il y avait pratiquement un trou à la place de la date de retour. Papa « a pris le maquis » comme on disait et la petite famille était recherchée.

Donc, à ma naissance, maman était dans le lit et c’est ma grand-mère qui est allée me déclarer à la mairie.

Il faisait froid, il avait neigé. Elle avait mis ses sabots et posé un gros châle sur ses épaules.

Lorsque, tout essoufflée par la marche, elle est arrivée à la mairie, et je peux dire qu’il y a une grande trotte à faire, l’employée l’a félicitée pour cette naissance, comme si c’était elle qui venait d’accoucher, et lui a demandé le prénom de la petite fille.

Là, il y a eu un grand blanc !

Ma grand-mère a dit : Je ne sais pas trop, on n’a pas eu le temps d’en parler. Lorsqu’elle était petite fille, ma fille disait toujours : si un jour j’ai une fille, je l’appellerai Josette. Alors, notez ce prénom.

 

Maman, lorsqu’elle voulait se moquer et me fâcher un peu, m’appelait Joséphine. Elle attendait ma réaction pour me dire que Joséphine était impératrice. Tu parles ce n’est pas pour cela que j’aimais !

Un prénom est un prénom. Je n’ai jamais cherché à savoir si je l’aimais ou non. C’est le mien, c’est tout.

Je n’en ai qu’un, enfin quand je dis cela … Un pour l’état civil : Josette.

Mais j’ai un prénom de baptême : Claudine, ce qui interpelle une amie.

J’ai fini par savoir, un jour pas fait comme un autre, que Maman aimait beaucoup un roman de Colette et que ce prénom venait de là.  Allez savoir, si elle m’avait déclarée … je me pose encore la question : lequel des deux prénoms aurais-je eu à l’état civil ?

Ma rentrée est faite (suite)

 

Aujourd’hui, comme les enfants hier, j’ai repris le chemin du collège.

« Mes » quatre filles m’attendaient, car, maintenant, elles m’attendent.

Tout doucement, elles avancent, elles font des progrès et je le leur ai dit. Elles prennent un peu confiance en elles, peut-être seulement avec moi, mais ça vient et je les ai fait rire en leur disant de ne pas attendre d’avoir 75 ans pour cela.

Elles m’ont même étonnée en me disant avoir lu, un peu, pendant les vacances. Une a quand même dit que c’était la lecture obligatoire. Mais la tablette ….

Je leur avais donné quatre virelangues pour s’amuser avec et en en parlant elles se sont rendu compte que ce que je leur en avais dit était vrai : il y a toujours des sons plus difficiles que d’autres à prononcer et que c’est pour tout le monde la même chose.

Une m’a dit l’avoir fait avec sa maman.

Je commence toujours la séance par un petit conte que je ne le lis pas .

Je reprends sur quelques phrases la lecture précédente et c’est elles qui s’y collent.  C’est pour cette raison que je peux vous dire qu’elles ont fait des progrès.  

Se rendre compte que les syllabes sont encore parfois difficiles à assembler, que les verbes à la troisième personne du pluriel font « an », j’ai vraiment connu cela au premier trimestre.

C’est vrai qu’aujourd’hui, il n’y a pas eu ce problème de verbes au pluriel.

Une lisait comme une machine et à toute vitesse. Là, elle a assimilé qu’elle doit se servir de la ponctuation et comprendre ce qu’elle lit au fur et à mesure.

Pour elle aussi il faudra du temps.

Pendant le premier trimestre, une des jeunes filles a fait un petit stage au CEGPA. Je ne pensais pas la revoir mais elle est là.

Comme je ne vois pas leur professeur, je n’en sais pas plus.

Les deux qui devaient nous rejoindre une fois tous les quinze jours ont joué l’Arlésienne. Comme ils ne restent pas à la cantine, il parait que les mères trouvent que cela fait une coupure trop courte pour déjeuner.

Il en faut vraiment peu

 

Un souci : mon article n’est pas parti ! Il date de la semaine dernière.

Depuis hier matin, j’ai cette chanson du dessin animé, le livre de la jungle,  dans la tête.

Peu de chose me direz-vous et pourtant … c’est tant.

Le dernier de mes petits-fils ne voulait jamais me parler au téléphone et puis … une fois, deux fois un petit peu … et hier. Son papa a été épaté de l’entendre me parler aussi longtemps.

Il faut dire que nous avions un sujet idéal : le Père Noël. Lui ne l’a jamais vu, moi si.

Alors, bien sûr, j’ai raconté !

Je le voyais écouter et réagir. Oui, nous nous parlions au téléphone, et alors …

Faites-vous votre cinéma lorsque vous êtes au téléphone et vous verrez … ça marche !

Depuis, je suis sur un petit nuage.