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Histoire de lait

Chez nous le lait, c’est toute une histoire.

Celles qui me connaissent depuis mes articles sur la vie à la ferme le savent.

Mon dernier petit-fils, lorsqu’il vient à la maison, s’attend toujours à avoir ses bouteilles à emporter.

Il se régale avec son chocolat du matin. Que ce soit du lait de n’importe quelle saison. C’est vrai que le lait de la saison automne/hiver n’a pas le même goût que celui de celle printemps/été.

C’est un goût qui a disparu avec le lait du commerce. Le lait est toujours le même.

Les chats de la maison ont droit à « leur » lait. Je dis bien « leur », car je le coupe fortement.

J’avais une bouteille de lait du commerce au cas où. Je m’en suis d’ailleurs servie pour pouvoir faire une sauce car j’étais en panne.

Bien sûr, les chats ont eu droit au lait du commerce. Bof,  ils n’en ont pas voulu ! 

Au moins elles servent à quelque chose

 

Mon mari fait du porte à porte, en ce moment, avec le papier d’une association, pour demander qui est pour, qui est contre, l’implantation de nouvelles éoliennes.

Celles qui ont été décidées par le village voisin, nous n’y pouvons rien, mais chez nous ? 

Donc, en faisant sa tournée, il a appris hier soir, que les travaux concernant le village voisin ont commencé et qu’un site a été mis à jour montrant des fondations.

Ce matin, le temps était clément, venteux mais sans pluie et nous en avons profité.

Un peu plus de trois kilomètres car il faut remonter dans les terres et nous y étions.

Une femme nous a accueillis et nous a promenés sur le site.

Nous avons posé des tas de questions et elle était enchantée de nous emmener et de raconter.   

En l’écoutant j’ai eu l’impression de plonger dans un livre de contes tellement elle imageait bien ses explications.

C’était la résidence de riches Romains qui, selon notre guide, devaient avoir leur villa à Reims et venaient prendre l’air dans « leur maison de campagne », c’est moi qui l’ai nommée ainsi. Vous parlez d’une maison de campagne ! Il devait y avoir du monde à y vivre.

La terre était tellement glaiseuse et collante à ce moment que nous n’avons exploré qu’un petit bout de cet univers.

Sous une tente sept jeunes femmes et hommes qui grattent délicatement. C’est une cave. Mon époux, bien entendu, a demandé s’ils avaient trouvé des amphores de vin.

A l’écart il y a une fosse en V. C’était la manière de chasser. Le gibier tombait dedans.

Sur le terrain, une quinzaine de personnes en tout.

Notre guide nous explique que de l’autre côté de la route en contre-bas, là où des éoliennes ont déjà vu le jour, c’était un site gaulois.

Je suis admirative de cette passion et de toutes les connaissances qu’il faut pour l’exercer et la partager. 

Bien sûr, je savais que des Romains s’étaient installés par ici puisque de l’autre côté des Monts il y a le Camp Romain.

Je  pense que ce texte a été écrit dans l’après-midi qui a suivi notre expédition fin février début mars. Je viens de le retrouver ainsi que d’autres que vous pourrez peut-être lire un jour !

Retour de 1er de l’an

 

J’ai beaucoup pensé à Fanfan depuis hier soir.

Nous étions pour la fin de l’année passée et le début de l’année nouvelle chez ma belle-sœur.

En rentrant hier soir, déballage de la valise et de toutes les bricoles que l’on traîne toujours avec soi, en plus.

Une fois la douche prise, je veux prendre ma chemise de nuit et … pas de chemise de nuit ! Je me dis que, comme le col était poisseux de Vicks Vaporub, j’ai dû la mettre dans la machine à laver.

Ce matin, il n’y avait pas de chemise de nuit lavée et ma voix avait décidée de jouer à l’Arlésienne, elle aussi.

En cherchant, je m’aperçois qu’il manque aussi mon pantalon de jogging et un pull.

« Panique à bord ». Maison retournée.

S.O.S lancé chez la belle-sœur , par le biais d’un message puisque plus de voix. C’est à son tour de jouer à : loup y es-tu, où es-tu. Toujours pas de chemise de nuit, de pull et de pantalon.

Je finis par me dire que tout cela n’a pas disparu comme ça et que donc, on finira par retrouver le tout un jour.

Vers 16h, j’entends mon époux m’appeler par un : viens voir !

Il est dans la salle de bains du haut.

Je monte, le trouve avec le pantalon qu’il venait de prendre pour le ranger et dessous … mais oui tout ce que nous cherchions depuis hier soir !

Il avait posé son pantalon sur mes affaires !

A propos de « Maman n’a pas volé une voiture, mais … »

 

Papa riait parfois mais, la plupart du temps, il rouspétait. C’est vrai que Maman était un peu étourdie, mais je la battais haut la main sur ce plan là !

Je ne voyais ni les vitrines, ni les portes en glace d’immeubles, ni les fils entourant une pelouse. Bref, je ne devais pas voir grand-chose !

Bien sûr … à lui rien de tout cela arrivait. Il faisait attention, était réfléchi (ce qui est vrai).

N’empêche que …

Le matin, c’était lui le matinal de la famille et il se préparait son premier petit café filtre.

En Hongrie nous avions trouvé une petite cafetière une tasse que nous lui avions offerte.

Comment expliquer cette cafetière ? On mettait l’eau dans le corps, le café dans le filtre dessus. On fermait, on mettait sur le gaz et le café coulait par le bec en forme de coude.

Un jour Papa me demande s’il serait possible d’avoir un autre joint. Normal, avec du chaud le caoutchouc durcit.

Il a donc eu un nouveau joint.

Peu de temps après, il nous dit que … hum … le joint … n’a pas tenu le coup.

Là, c’est Maman qui s’est moquée et a raconté : Papa avait oublié, les deux fois, de mettre de l’eau dans la cafetière !

Pas besoin de vous faire un dessin ! Qu’est-ce que nous avons ri.

 

Nini regarde la télévision.

 

En ce moment la porte fenêtre étant ouverte, lorsqu’elle entre au salon, Nini jette un coup d’œil à la télévision, si celle-ci fonctionne.

Souvent, elle a l’air intéressée. Elle s’arrête, s’assoit et regarde la télévision.

Mais oui, elle est comme tant d’autres chats ou chiens, cela lui arrive de faire comme nous. A chaque fois cela nous fait rire.

N’empêche qu’au moment de son repas, la voyant dédaigneuse, je me suis dit qu’elle est comme les enfants : elle regarde la pub et du coup, veut ce qui est proposé par la télé et en ce moment c’est du Félix. Oui mais je n’ai pas de Félix à lui offrir, elle n’a droit qu’à des croquettes de chez le vétérinaire.

Dédaigneuse … nous avons trouvé pourquoi. Il ne faut pas que les mains qui la servent sentent l’orange !

Pauvre Nini.

Pauvre Nini, c’est vite dit. Ses croquettes sont des spéciales « ligne ». Lorsque je vois son ventre, cela me fait bien rire !

Il faut dire que la coquine se met à table sitôt qu’elle a attrapé une proie et elle ne fait pas dans le détail ! Ce sera aussi bien une souris qu’un pigeon ou un beau petit lapin.

Ce qui ne l’empêche pas de venir réclamer ses croquettes !

Je sais que certaines d’entre vous vont frémir mais dites-vous que, si elle les attrape c’est que ces proies sont faibles et vouées à la mort quoi qu’on fasse.

De plus, un soir, mon mari lui a donné le fond de la coupelle de fromage blanc qu’il avait mélangé à de la confiture de fraises. Maintenant, c’est la rigolade car lorsqu’elle entend mon époux se lever, prendre une coupelle et faire sa préparation, vous la voyez arriver à toutes pattes, la queue en l’air ! Elle peut être n’importe où dans la maison ou même dehors, elle sait.

Oui mais … un jour, il a mis de la confiture de mirabelles et là elle est partie !

Un autre soir, il a mis de l’abricot. Elle a goûté et est revenue.

Depuis, elle a appris à apprécier la mirabelle.

Si elle trouve qu’il ne finit pas assez vite son dessert, elle rouspète. 

Comment voulez-vous qu’elle garde la ligne avec un régime pareil !