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Repos !

Comme nous trouvons que le vent d’ici n’est pas celui que nous aimons, nous partons demain respirer celui de la mer en Bretagne pour une grande semaine. 

 

Rentrée

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Voilà, je suis de nouveau dans ma maison.

Un très bon séjour d’une semaine en Hongrie où nous allions pour fêter les 50 ans de mariage de ma belle-sœur et du beau-frère.

Leurs deux enfants leur avaient préparé une belle petite fête de retrouvailles avec parents et amis.

J’ai eu un grand bonheur à retrouver la famille de « là-bas » que nous ne voyons qu’occasionnellement.  C’était chaleureux, plein de partage et d’amour.

Bon, il fallait bien que cela arrive : j’ai oublié mon appareil photos dans leur maison à Szentendre. Il reviendra avec la nièce qui fait souvent des voyages sur Paris pour faire connaître des vins … hum … je ne vous dis que ça !

Malgré tout, il faudra que je ressorte de vieilles photos car nous ne sommes guère sortis, sauf pour des balades derrière chez eux et c’est plutôt nature.

Non, un soir, en ramenant une nièce à l’aéroport, nous sommes allés au marché.

C’était une première pour moi. Une découverte  et un ébahissement.

Comme je n’avais pas prévu de photos, pas d’appareil.  Heureusement que mon époux avait son téléphone, cela ne remplacera pas car j’aurais eu plaisir à vous montrer et montrer encore, j’aurais mitraillé dans tous les sens. Cela n’a rien à voir avec nos marchés, même si, le marché plus conventionnel existe aussi.

Mais aussi, une journée dans la petite ville de Mad où le neveu produit les vins dont je vous ai parlé un peu plus haut.

Le banc de scie (suite)

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C’était en septembre. Il pleuvait. Mon petit garçon avait décidé qu’il irait voir les « tontontata » à trois minutes de chez nous. Il faut dire que chez eux c’était le roi et même plus. Les « tontontata » n’avaient pas pu avoir d’enfant, alors … 

Il venait d’avoir cinq ans. J’avais décidé qu’il allait entrer à l’école et qu’il fallait le responsabiliser car, le connaissant bien, je savais qu’il ne voudrait pas que je l’accompagne jusqu’à la porte de la cour qui n’est qu’à trois minutes elle aussi.

La circulation n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Il avait mis son ciré et son chapeau de ciré bleu. Dans un sac, j’avais  glissé ses chaussons bleus, eux aussi.

Je le regardais partir avec un peu d’appréhension car c’était la première fois qu’il allait ainsi seul.

Il s’est retourné avant de traverser la rue et m’a fait un petit signe de la main. Il a fait bien attention, a regardé à gauche puis à droite, comme nous le lui avions appris, a traversé et bifurqué un peu à gauche et j’ai commencé à avancer dans la rue. Je le gardais en vue mais … surtout ne pas se faire voir. Lorsqu’il a pris sur la droite, j’ai pu avancer plus vite, puis arrivée au coin du bas de la rue de « tontontata », je l’ai vu « toquer », alors je suis rentrée chez nous.

L’heure du goûter étant arrivée, je suis partie le rechercher. Lorsque j’ai frappé à la porte, tata m’a dit tout de suite : il est reparti presque aussitôt car tonton faisait la sieste.

Alors … où pouvait-il bien être.

J’ai commencé à paniquer.

En bas de cette petite rue, il y avait le lavoir encore en fonction. J’ai foncé, j’ai ouvert la porte, mais personne.

J’ai parcouru le village, mais je ne l’ai pas vu et personne dans les rue pour me dire …

J’ai pensé à l’eau donc course jusqu’à la rivière où il aimait regarder petits et gros poissons, mais encore personne.

En revenant vers notre maison, j’ai entendu le banc de scie. Il était en route depuis le matin avec arrêt pour le déjeuner.

Lorsque mon fils était parti, le banc de scie chantait. Et là, dans la cour de la ferme, je l’ai vu, droit comme un I, son petit sac avec les chaussons dedans à la main. Il regardait attentivement les mouvements des deux hommes, un qui passait le bois, l’autre qui le passait dans la scie et les morceaux qui tombaient en tas dans la remise en attendant d’être rangés soigneusement.

 Mon cœur a explosé de soulagement et de joie mais j’ai crié très fort. Réaction idiote, mais j’avais eu tellement peur.

 

 

 

 

 

 

29 juin 2013

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 Vous avez bien lu : 2013

Hier, nous étions deux à nous présenter chez un particulier, peut-on dire une particulière ?

Nous avons conté au salon.

La dame qui nous a demandées nous avait déjà entendues et savait comment organiser. Si dans un salon on se serre cela n’empêche pas la bonne écoute. Il suffit d’ouvrir en grand ses oreilles.

Ils étaient une dizaine, accompagnés, pour certains, de leurs enfants.  N’allez pas imaginer des petits, non des enfants adultes.

Ils se connus à l’université, je crois, et chaque année ils se retrouvent chez l’un ou l’autre mais jamais chez le même. Ils habitent aux quatre coins de France et c’est le moyen qu’ils ont trouvé pour se retrouver tous ensemble.

Ils savaient qu’ils allaient écouter des contes et comme ils ne connaissaient pas plus que cela, ils étaient impatients de nous entendre.

Nous avions préparé quatre contes légers et nous étions étonnées de ne pas entendre de rires.

Je remarquais des visages attentifs.  Certains étaient très détendus, d’autres avaient le sourire mais de rires point et je me demandais si nous avions bien ciblé nos contes. 

Pour les deux derniers contes, là, il y a eu une grosse détente. Des rires ont fusé !

Après la racontée, nous avons eu l’explication :  notre hôtesse avait tellement peur que ses amis soient un peu indisciplinés avec rigolades et interruptions, qu’elle leur avait fait la leçon et demandé le silence complet.

Avant notre départ, nous avons eu droit au champagne.

L’heure du conte a très vite passée

Un vrai bon moment de conte, avec des personnes à l’écoute et je ne dis pas cela à cause du champagne !.

Discussion entre deux frères

 

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–  C’est moi que maman aime le plus

 –  Et pourquoi toi ?

 –  Parce que je suis le premier, celui avec qui elle a découvert comme cela peut être formidable un bébé qui se prépare. Moi, elle m’appelle Mon Grand. Je crois qu’elle est fière de son grand garçon.

 –  Et moi alors. Je suis le petit dernier, celui qu’elle a attendu avec impatience. A moi, elle dit Mon Petit mais c’est tellement plein d’amour … 

–  A moi aussi, elle …

 –  Arrêtez de vous chamailler tous les deux. Je vous aime autant l’un que l’autre.

 –   Ça, c’est pas possible. On dit que nous ne nous ressemblons pas.

 –   Et alors, vous croyez que, pour cette raison, je ne peux pas partager cet amour si fort et si grand.

     Bien sûr, physiquement vous ne vous ressemblez pas et vos caractères sont différents et c’est ce qui fait que vous avez l’impression que je ne vous aime pas autant l’un que l’autre. 

     Mais, si vous saviez comme je vous aime autant, même différents.

     Mon amour, je peux en donner, le partager même en plein de petits morceaux pour les autres, vous, vous en aurez  toujours autant l’un que l’autre.