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Où sont-elles donc ?

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Je sais bien que le temps doux a perduré mais, depuis fin septembre, mais nous les attendons ! On dirait qu’elles ont disparu du village et pas qu’elles en plus !

Au début, nous nous disions qu’il y avait encore à manger dans les champs et tout doucement nous nous sommes posés des questions.

Nous en avons parlé autour de nous et, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : elles avaient déserté ! Qui ? mais les mésanges bien sûr !

Je devrais dire qu’en ce moment, les oiseaux sont rares. Même les corbeaux ! J’en ai vu une dizaine et encore, en face de la cuisine fouiller l’herbe sous les noyers.

Il n’y a qu’un merle, tout au moins, je n’en vois qu’un et les moineaux sont plus que rares, trois peut-être. Incroyable.

Je me dis que ce doit être les grosses chaleurs qui les ont fait mourir. Quoi d’autre, sinon ?

Lundi dernier, donc le 5 décembre, une mésange charbonnière est arrivée, suivie d’une petite bleue.

Combien peuvent-elles être à venir manger pour le moment : quatre au plus ! Je n’arrive pas encore à le croire.

Nous les guettons, mais … Anne ma sœur Anne … Ben non, je ne vois rien de plus.

Comme elles nous manquent.

Leur balai devant la fenêtre de la cuisine ravissait nos repas.

Même simplement après qu’elles aient repris l’habitude de nous voir lorsque nous étions  occupés dans cette pièce à faire une chose ou une autre, elles étaient là, sans de vraie peur.

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Je vais être positive et me dire que les autres vont arriver. Ce n’est pas possible autrement !

 

 

Récoltes

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Comme tous les ans, je suis dans  les pommes.

En ce moment le jardin prend ses allures d’automne.

Je cueille au fur et à mesure les tomates qui commencent à « tourner ». Je ne les laisse plus rougir sur le pied car avec la pluie, elles éclatent. Dommage, elles étaient si bonnes. Bon, d’accord, elles sont toujours bonnes, mais le plaisir n’est plus le même.

En tous cas, la maison sent la tomate aujourd’hui, comme d’autres jours. Les bocaux sont faits, maintenant, je congèle.

Hep, Passion, je me suis amusée à faire ta sauce en morceaux et je crois que nous aimons mieux que lorsque je la passe. Quand je dis « ta sauce », c’est à cause des morceaux, sinon je me demande comment était la tienne, vu que la mienne change à chaque fois que j’en fais !

Les cornichons se terminent.

Je prends, encore, mes pommes de terre pied par pied. C’est une race qui peut rester en terre jusqu’à … je ne sais pas trop.

Je continue à prendre les plus grosses betteraves. Nous en mangeons et le reste … hop, congélateur.

Les haricots verts, cette année, n’ont pas voulu pousser vraiment chez moi. Pourtant ils ont été arrosés et arrosés.

Les petits pois sont terminés depuis longtemps.

Les carottes, je les laisse toujours le plus longtemps possible car à la cave, elles ne se gardent plus aussi bien. C’est aussi parce que je ne fais plus les efforts d’avant. Je ne rentre plus de la sciure pour les stocker dedans.

Les navets sont … parfaits. Rarement je les réussis aussi bien. Ils sont de bonne taille, bien blancs, pas forts du tout. Un régal. Enfin, pour moi car monsieur … N’empêche, il en mange dans la soupe qu’il trouve très bonne.

Quant aux poireaux ! L’année leur a été très favorable, enfin, pour le moment.

Je vois que je suis en train de faire l’inventaire de mon jardin. Stop ! Je ne vais pas continuer à détailler, non !

J’avais commencé en septembre. Je finalise en janvier. Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas : c’est tout moi.

Heureusement que je n’avais pas mis un point final !

Les poireaux sont devenus une catastrophe. Enfin, il ne faut pas exagérer. Pour moi, une catastrophe quand même.

Je le savais et j’aurais dû me méfier. Je suis, parfois, un peu trop optimiste.

Je me disais, avec ce temps, la mouche n’est pas venue au printemps donc, pas de problèmes.

Tu parles ! Lorsque je l’ai vue, il était trop tard pour mettre une protection.

Résultat : des poireaux minés. On peut les manger, mais quel travail pour les débarrasser des larves. Voilà à quoi je passe du temps au lieu d’écrire.

Oui mais … ils sont tellement bons.

Au printemps je n’attendrai pas, je mettrai la protection et je recommencerai en août.

Ca, c’était l’année dernière !!!

🙄 Croyez-vous que j’aie honte ?  Honte de quoi ? de retrouver depuis un moment des articles écrits depuis … je dirai : un temps certain !

Cette année, je l’ai fait ! J’ai protégé mes poireaux et ça marche !

Oui, oui … ne rigolez pas, ceux qui sont à côté et qui ne sont pas protégés ont l’air de se porter comme des charmes.  

Deux années complètement différentes. Je vous montrerai mon jardin à la fin juin. C’était une catastrophe.

Mon jardin et moi

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Entre lui et moi, c’et une longue histoire d’amour.

Il y a bientôt cinquante ans, je l’ai vu pour la première fois. Il était abandonné depuis quelques années, depuis que le vieux monsieur ne vivait plus dans la maison qui était restée exactement dans l’état. Un coquetier avec un œuf entamé était encore sur la table.

Le jardin … c’était un grand fouillis de verdure, du muguet, enfin les feuilles, tout le long du mur nord de la maison, un puits sur le côté est, un noyer au fond et un prunier.

La première année, j’ai demandé de l’aide à deux femmes du pays pour bêcher un peu de terre. Elles se sont un peu moquées de la parisienne et je pense qu’elles ne croyaient pas que je m’y mettrais vraiment.

Lorsque j’allais en vacances chez mes grands parents de vacances, j’avais mon petit jardin dans le leur. J’avais appris à semer, à repiquer et à entretenir.

Au fur et à meure que les années ont passé, il m’a permis de donner le goût du bon à mes garçons.

Je l’aime et il me le rend bien.

Pourtant, pendant de longues années, je l’ai maltraité. Il m’a servi d’exutoire. Je lui tapais dessus avec rage. Cela ne l’a pas empêché de continuer à me combler, à me calmer. Il me disait tout bas qu’il fallait du temps, que la vie c’est comme le jardin, il faut de la patience, il faut savoir attendre.

C’est vrai que, lorsque je vais chercher de la mâche, j’y passe un temps infini. Il y en a partout. J’ai  semé, j’ai fait tout ce que j’ai pu lire, tout ce que j’ai entendu comme conseils … et rien à l’arrivée … trois pieds qui se battaient en duel.  A partir du moment où j’ai dit zut … où j’ai laissé faire la nature, où j’ai laissé un pauvre pied en graines se ressemer comme il avait envie … j’en ai eue et en ai encore à ne savoir qu’en faire.

Le persil, le cerfeuil, tout cela pousse à « la va comme j’te pousse ».

Bien sûr, cela ne fait pas un jardin bien ordonné, mais je l’aime comme cela. Il a été cause de discussions avec monsieur qui, lui, aime que tout soit bien aligné ! Il a cédé et moi aussi. Les plates bandes sont en beaux rectangles.

Mais, car bien sûr il y a un mais, dans les légumes je laisse pousser des capucines, des œillets d’Inde, des soucis et de la bourrache. Et tout cela pousse à la “va comme j’te pousse” puisqu’elles se ressèment. Là, c’est encore cause de discussions avec monsieur ! J’avoue que cela génère du travail car il faut bien en retirer à un certain moment !

Bon d’accord, j’avoue que parfois j’exagère.

Je me dis souvent que mon jardin doit me ressembler … indiscipliné.


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 La photo n’est pas de cette année. Mais … tiens, tiens, tiens, la main de Monsieur avait dû passer par là car les capucines ont disparu, non pas de la photo mais des plates bandes, juste avant la photo.

En ce moment, il n’y a pratiquement rien au jardin. Si le temps veut bien se calmer un peu … nous verrons.

Cet article a été écrit le 26 juin. Ce qui m’a fait dire qu’il n’y avait rien au jardin. Nous y reviendrons.

Nouvelles des petits veaux (suite 3)

Chaque fois que je vais au lait, je pense à vous et je me régale peut-être encore plus en pensant que je peux vous faire vivre certaines choses par procuration. Oui, je sais, je pourrais peut-être partager un peu plus, plus souvent  et plus rapidement.

Je vais vous faire plaisir, je me décide à fouiller, encore, dans mes photos. C’est un vrai pensum, parfois, pour moi.

Vous connaissez le truc ? Vous allez voir et vous n’en sortez plus car vous notez des anecdotes, vous vous attardez en vous souvenant de ce moment passé, vous … bref, moi, souvent, j’y passe beaucoup de temps, en plus de ne pas  retrouver celles que  je veux publier !

J’ai retrouvé le petit fugueur. Vous savez, celui qui, à peine né, est allé se blottir dans une balle de foin. Là, j’exagère beaucoup. Je ne l’aurais pas retrouvé toute seule même en connaissant son numéro, tellement il a changé.  

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 C’était début avril et j’ai demandé s’il était toujours au même endroit. Bien sûr que non, lui aussi grandit et il est maintenant dans l’enclos avec mère, tantes, cousins et cousines. Cat et moi nous sommes promenées vers son lieu de villégiature et j’ai eu beaucoup de mal à tirer quelques photos valables tellement ils sont tous curieux et toujours aussi joueurs pour les plus jeunes.

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Quelle pagaille lorsqu’ils se bousculent pour venir voir.

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Je vais encore fouiller pour vous montrer les premiers nés. Quel sport vous me faites faire !

Plus trop le temps maintenant, je vais au jardin avant d’aller au lait.

Nouvelles des petits veaux (suite 2)

Florence m’a dit, il y a peu : ne t’en fais pas, tu les retrouveras tes photos. Peut-être sont-elles dans le logiciel qui te sert pour les retouches. Je ne savais même pas que les photos pouvaient se ranger là sans que je le demande.

Je ne sais pas ce que j’ai fait mais je les ai.

Maintenant, il s’agit pour moi de vous les montrer.

 

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Voilà le coquin qui, à peine né, a décidé de s’affranchir de la tendresse maternelle. Il a dû trouver qu’entre les attentions de sa mère, sa grand-mère et sa tante, il étouffait ! Et en plus, il y a la petite cousine qui risque de l’ennuyer un petit peu.

 

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Dire q’il est là mais qu’elle ne peut pas le toucher ! Si cela continue, elle va être obligée d’appeler, mais il est si petit, elle ne voudrait pas l’effrayer. Oui, mais, même s’il a trouvé un bon petit nid dans le foin, il risque d’avoir froid. 

 

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Enfin, elle peut à nouveau le respirer. Elle savait bien qu’il n’était pas loin, mais c’est autre chose … quand même. Il bouge, il n’a pas l’air effrayé du tout et elle va pouvoir le re-lécher encore et encore.

 

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Bon, maintenant, il s’agirait peut-être que le fermier et sa fille lui ouvre la porte ! Heureusement qu’ils sont là et qu’ils lui ont ramené son petit. Mais c’est vrai qu’ils ont eu du mal. Difficile de faire ce qu’on veut avec un loustic pareil !