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Les petits soucis de la jardinière

Ah oui, au fait … des soucis il y en a plein le jardin, tout comme la bourrache, les œillets de poètes et les nigelles de Damas, qu’elles soient bleues ou blanches.

Bizarre, cette année les œillets d’inde ne se sont pas ressemés et très peu les capucines.

Tout cela se mêle joyeusement avec les légumes.

Bien obligée, oui, enfin, ça c’est plutôt monsieur qui s’en occupe, de faire un peu de place.

Quand Monsieur fait de la place … je ne reconnais plus « mon » jardin.

Avant, lorsqu’il rentrait après ses longues absences et qu’il voulait jardiner, j’avais intérêt à le suivre pas à pas.

Combien de fois ai-je demandé où se trouvait telle ou telle plante. Envolée la plante aromatique, le persil et la ciboulette, n’en parlons pas, il ne devait pas connaître du tout ! La binette avait fait son œuvre !

Maintenant, en principe, sagement, il vient me demander si oui ou non il peut arracher, biner ou mettre un coup de bêche.

Au fait, ce n’était pas du tout de cela dont je voulais vous entretenir.

Cette année il a fait chaud de bonne heure. Chaud et sec.

Lorsque j’ai semé les haricots verts, j’ai arrosé, … rien n’a levé.

J’ai fini par voir … un puis deux puis trois pieds sur tout une rangée.

J’avais semé deux « routes », du coup, j’en ai remis deux. J’ai encore arrosé, puis j’ai fini par arrêter car mes réservoirs d’eau de pluie se vidaient.

La pluie a fini par arriver. Une grosse pluie.

Le premier semis a levé. Pas le second.

En désespoir de cause, j’ai semé une troisième fois, juste un rang. Je crois bien qu’il ne restait plus grand-chose dans le paquet et j’ai dû être un peu paresseuse, du coup je ne suis pas allé « en ville » en chercher d’autres.

La pluie est revenue. Elle a mouillé la terre mais pas le dessous des feuilles des premiers. C’est dire à quel point la végétation était assoiffée.

Quelques matins plus tard … tout était sorti.

Les quatre premiers rangs ont continué à pousser, pousser. Les haricots ont tellement poussé qu’ils se sont couchés les uns sur les autres, les tiges n’étant pas assez robustes pour se dresser complètement.

Et je ne voyais toujours pratiquement pas de fleurs. Et je ne voyais pas de haricots.

Heureusement que je suis curieuse, j’ai fini par soulever les tiges et là, stupeur …. Il y avait à cueillir. J’ai cueilli, cueilli … on a cru devenir haricots ! Et ce malgré le congélateur qui a accueilli les paquets pour l’hiver.

C’est ça aussi le jardin … l’apprentissage année après année. Pas une qui ressemble à l’autre.

Le pire est que je continue à cueillir « la dernière route » qui donne encore plus que les autres !

Hirondelles

 

Chez elles comme chez nous ?

Je vous avais dit que je poserais des questions. C’est fait.

Comme certaines, certains le savent, ma petite laitière, Cat, livre aussi le pain le matin et cela lui permet de se renseigner auprès de pas mal de personnes sur les faits et gestes des hirondelles.

Déjà, dans la ferme, ils ont remarqué certains comportements qui sont, du coup, corroborés.

Il parait que, cette année, il y a du rififi chez les hirondelles.

Les couples ne sont plus ce qu’ils étaient. Le dialogue devient de plus en plus difficile et à la moindre querelle elles se battent et se séparent. Ensuite, elles restent quelques jours sans se parler et surtout sans partager le même lit, oui, enfin … le même nid.

Ce qui fait qu’on les cherche car, en plus, les voisines s’en mêlent et le pugilat devient général.

Mais que se passe-t-il donc qui puisse les rendre d‘humeur aussi belliqueuse ?

Serait-ce le réchauffement climatique !!!

J’espère que ce ne sont pas nos comportements d’humains qui déteignent.

Mais oui !

Oui, il y a une dizaine de jours, pendant une marche de fin d’après-midi, on a vraiment eu l’impression d’en voir arriver un grand groupe !

Je parle des hirondelles bien sûr.

Mais depuis, plus rien, elles devaient rester tranquillement dans les granges de la Ferme du Château.

On ne s’imagine pas … mais c’est qu’il y a du travail à leur retour : des nids à consolider, à réaménager et aussi d’autres à construire. Pensez donc, une demeure qui reste sans habitants s’abîme, donc, il n’y a plus qu’à relever ses plumes et hop, au boulot. Seulement lorsqu’elles s’échinent, on ne voit pas les grands vols, on ne les entend pas discuter sur les fils, normal, elle n’ont pas le temps !

Et puis,lundi 1er mai, dans l’après-midi,  elles se sont vraiment annoncées. Elles étaient là, sur les fils à pépier à qui mieux mieux et surtout à voler en nombre, je n’ai pas dit grand, en tournoyant, en montant et descendant. Ce qui m’a fait dire : elles attendent la pluie. Et la pluie est arrivée dans la nuit. Une petite pluie, mais quand même. Depuis, il y en a eu d’autres plus importantes.

Alors oui … elles sont bien là. Peut-être ne répondent-elles pas encore toutes : présentes ! 

Une hirondelle

 

C’était le dimanche 9 avril, comme souvent le dimanche soir, je suis allée à la ferme pour acheter mon lait.

A la fin de la traite … des vaches, pendant que Cat finissait :

de faire « sa vaisselle »

  • les seaux dont elle se sert pour donner du lait aux veaux, oui, ils sont grands mais ils sont gourmands et on ne les prive pas.
  • le bidon qui lui sert pour recevoir le lait d’une vache « à part » (une qui vient de vêler ou qui a un petit problème de santé, ça leur arrive comme à nous).

de faire « sa lessive »

  • les lavettes qui servent à nettoyer les pis des vaches, il doit y en avoir environ trente six, avant l’essuyage avec la serviette intissée pour chacune et qui est jetée à chaque usage.

d’assurer la mise en route du lavage des appareils de traite.

nous avons entendu un cri sonore « tsvouit ».

Oui !!! elle était là l’hirondelle. Attention hein, une seule.

Cet après-midi, ici, nous en avons vu une seule aussi.

Elles arrivent en « éclaireur ». A croire que le temps est encore un peu froid pour qu’elles fassent signe au gros de la troupe d’arriver en force !

Ne nous impatientons pas, nous allons vers le bon côté !

Où sont-elles donc ?

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Je sais bien que le temps doux a perduré mais, depuis fin septembre, mais nous les attendons ! On dirait qu’elles ont disparu du village et pas qu’elles en plus !

Au début, nous nous disions qu’il y avait encore à manger dans les champs et tout doucement nous nous sommes posés des questions.

Nous en avons parlé autour de nous et, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : elles avaient déserté ! Qui ? mais les mésanges bien sûr !

Je devrais dire qu’en ce moment, les oiseaux sont rares. Même les corbeaux ! J’en ai vu une dizaine et encore, en face de la cuisine fouiller l’herbe sous les noyers.

Il n’y a qu’un merle, tout au moins, je n’en vois qu’un et les moineaux sont plus que rares, trois peut-être. Incroyable.

Je me dis que ce doit être les grosses chaleurs qui les ont fait mourir. Quoi d’autre, sinon ?

Lundi dernier, donc le 5 décembre, une mésange charbonnière est arrivée, suivie d’une petite bleue.

Combien peuvent-elles être à venir manger pour le moment : quatre au plus ! Je n’arrive pas encore à le croire.

Nous les guettons, mais … Anne ma sœur Anne … Ben non, je ne vois rien de plus.

Comme elles nous manquent.

Leur balai devant la fenêtre de la cuisine ravissait nos repas.

Même simplement après qu’elles aient repris l’habitude de nous voir lorsque nous étions  occupés dans cette pièce à faire une chose ou une autre, elles étaient là, sans de vraie peur.

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Je vais être positive et me dire que les autres vont arriver. Ce n’est pas possible autrement !