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Et voilà les nouvelles des petits veaux.

 

Cet article a été écrit la semaine suivant les premières naissances et puis … Et puis, j’ai voulu ajouter une photo. Mal m’en a pris. Allez savoir ce que j’ai fait, la photo prenait pratiquement toute la page. Alors, j’ai voulu l’effacer. Là, j’ai réussi ! Même l’article a disparu avec la photo et pas moyen de retrouver le tout.

J’ai donc fait un autre article pour vous expliquer ce grand retard. Et toc, je mets le doigt où il ne faut pas et hop, il disparaît lui aussi. Là, je crie, je râle, je bougonne mais rien à faire, du coup je ferme l’ordinateur. Mais je voulais quand même comprendre. Et voilà, l’article avec la photo est revenu. Comment, je ne sais pas !!! Maintenant, j’ai réussi à faire disparaître cette grande photo et je vais essayer de la remettre mais dans un format normal.

 

J’en connais une qui me tanne pour avoir des nouvelles des petits veaux ! C’est Florence.

Bien sûr que j’en aie. Ce n’est pas pour l’ennuyer que je ne publie pas, c’est juste parce que je ne suis pas assez sur mon ordinateur et que les photos me posent, parfois, encore des problèmes. J’ai visionné les dernières et je les trouve un peu sombres.

Vous les avez voulues, vous les aurez comme elles sont que ce soit en taille ou en clarté car je ne sais plus comment je faisais avant.

Ben tiens, c’est sûr, pourquoi, sinon, me serais-je inscrite sur APLN ? 

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Dimanche 14, il y en avait dix neuf plus un blanc. L’éleveur espère avoir une dizaine de jours plus calmes.

C’est vrai que c’est mon plaisir de les voir grandir, grossir. De voir le caractère de chacun se forger dès la naissance.

Il y a les calmes, les turbulents, les « j’m’en fous j’fais ce que je veux et encore t’as pas tout vu », les gloutons, ceux qui prennent leur temps pour boire, ceux qui ne veulent pas boire (mais ça, c’est juste le début, ensuite, lorsqu’ils ont le réflexe de mettre le museau dans le seau, pas besoin de vous faire un dessin).

Il y a deux temps d’apprentissage des repas pour eux :

Après la naissance, c’est soit le biberon, surtout dans le cas ou le petit est resté un moment avec sa mère, soit les doigts dans la gueule pour trouver comment boire.

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 Ci-dessus, vous en voyez un au biberon.

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 Là, pas de biberon car il commence à boire direct au seau. Oui mais, c’est sans compter sur les deux autres copains qui sont dans l’enclos avec lui. Un est arrivé et Cat le tient à l’écart en lui laissant sucer sa main. L’autre, par derrière  essaye de mettre le nez dans le seau en la bourrant de coups de tête. Ils sont terribles ces petits !

C’est un exercice qui casse le dos. Alors, répété autant de fois qu’il y a de petits à faire boire et ce, tout au long de la saison de vêlage … Nous avons cherché ensemble une solution et un jour je lui ai proposé le tabouret de traite … Ce qui rapidement nous a fait éclater de rire. Vous la voyez sur son tabouret avec ces garnements ! Elle irait vite à se retrouver à côté du tabouret.

Au bout d’une semaine à dix jours, ils boivent comme des grands ! Chacun sa dose à l’extérieur de l’enclos. Une petite porte que Cat « la nourrice » ouvre pour laisser passer la tête et qu’elle referme aussitôt que le veau commence à boire.

J’ai très envie de continuer, de temps en temps, de vous faire vivre cette ferme. 

 

Déjà commencé.

 

 Zut, je n’avais pas mon appareil photos.

Hier c’était dimanche et vous le savez, le dimanche soir, je vais souvent au lait.

Donc hier  fin d’après-midi j’arrive à la ferme. J’entre dans la alle de traite, ma petite laitière n’était pas là. Son père et son frère oui mais pas elle. Ça ce n’est pas ordinaire. On se dit bonsoir, je vais poser mon pot à lait. Un sourire, un clin d’œil : allez la voir elle donne à boire aux veaux. Comment ça aux veaux ? A ce moment de l’année, normalement, les vêlages ne sont pas commencés. Je sais bien que ces deux messieurs sont un tantinets  taquins, mais bon… Je vais voir.  Et … oui, oui elle est là, courbée, cassée en deux car le veau pour boire met des coup de tête  dans tous les sens, une main qui tient le seau et l’autre  est plongée dedans, les doigts dans la gueule du veau pour qu’il s’habitue à boire.

Il y en a six ! Un de la fin de nuit, un de la nuit et un de la veille au soir tard. Les trois autres sont arrivés dans la semaine.

Et comme d’habitude, l’émerveillement est là.

Même eux dont c’est le métier arrêtent un instant leur travail pour les regarder, commenter, donner leurs impressions, parler de la naissance … Comme ils le disent, c’est la vie dans une ferme. En plus, je crois qu’ils sont fiers de leurs animaux. Il faut les entendre en parler.

Pourtant quel travail ingrat celui-ci aussi. Debout à n’importe quelle heure de la nuit, par n’importe quel temps il faut traverser la grande  cour, et l’hiver lorsque le thermomètre et bien bas … brrr, ça réveille.  Oui mais … quand on aime ce que l’on fait on accepte les inconvénients.

A partir du moment où le vêlage se passe bien c’est du bonheur.