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N’a qu’un œil.


Je sais, le samedi n’est pas « mon jour de lait ». En ce moment je n’ai plus de jour.

Tout cela pour dire qu’hier je suis allée au lait. J’arrive à la salle de traite. Le papa se retourne et me fait signe de ne plus avancer et même de me cacher. Du coup, je pars voir les veaux. Un vient de naître. Il est encore tout flageolant sur ses pattes pourtant il ne veut pas se coucher, l’instinct de survie donne une drôle de force.

Après avoir parlé un peu avec eux (vous savez bien que je suis un peu bizarre) et grattouillé une croupe, je repars à la salle de traite où tout est normal et tranquille.

Je dis bonsoir.

Je remarque la vache qui vient de vêler. Je pose la question et oui c’est la mère de celui que je viens de voir  avec les autres.

Pendant leur travail et malgré le bruit important on discute comme d’habitude.

J’apprends le pourquoi de cet accueil pas habituel du  tout : la vache qui vient de vêler n’a pas encore l’habitude d’entrer dans la salle de traite, c’était une génisse donc c’est son premier veau et elle n’a qu’un œil. Ça, c’est une façon de parler. Elle a ses deux yeux mais ne voit qu’avec un et il fallait la guider pour cette première fois. Donc, il ne fallait pas de bruit et pas de personne étrangère au groupe des trois.

Cat m’a expliqué que, malgré la surveillance des veaux lorsqu’ils sont en pâture, cela peut arriver : le veau est piqué par un insecte au coin de l’œil et si on ne le remarque pas rapidement, un voile blanc peut se former dessus, suivi de sang et l’œil est perdu. 

Une hirondelle

 

C’était le dimanche 9 avril, comme souvent le dimanche soir, je suis allée à la ferme pour acheter mon lait.

A la fin de la traite … des vaches, pendant que Cat finissait :

de faire « sa vaisselle »

  • les seaux dont elle se sert pour donner du lait aux veaux, oui, ils sont grands mais ils sont gourmands et on ne les prive pas.
  • le bidon qui lui sert pour recevoir le lait d’une vache « à part » (une qui vient de vêler ou qui a un petit problème de santé, ça leur arrive comme à nous).

de faire « sa lessive »

  • les lavettes qui servent à nettoyer les pis des vaches, il doit y en avoir environ trente six, avant l’essuyage avec la serviette intissée pour chacune et qui est jetée à chaque usage.

d’assurer la mise en route du lavage des appareils de traite.

nous avons entendu un cri sonore « tsvouit ».

Oui !!! elle était là l’hirondelle. Attention hein, une seule.

Cet après-midi, ici, nous en avons vu une seule aussi.

Elles arrivent en « éclaireur ». A croire que le temps est encore un peu froid pour qu’elles fassent signe au gros de la troupe d’arriver en force !

Ne nous impatientons pas, nous allons vers le bon côté !

Nouvelles des petits veaux (suite 3)

Chaque fois que je vais au lait, je pense à vous et je me régale peut-être encore plus en pensant que je peux vous faire vivre certaines choses par procuration. Oui, je sais, je pourrais peut-être partager un peu plus, plus souvent  et plus rapidement.

Je vais vous faire plaisir, je me décide à fouiller, encore, dans mes photos. C’est un vrai pensum, parfois, pour moi.

Vous connaissez le truc ? Vous allez voir et vous n’en sortez plus car vous notez des anecdotes, vous vous attardez en vous souvenant de ce moment passé, vous … bref, moi, souvent, j’y passe beaucoup de temps, en plus de ne pas  retrouver celles que  je veux publier !

J’ai retrouvé le petit fugueur. Vous savez, celui qui, à peine né, est allé se blottir dans une balle de foin. Là, j’exagère beaucoup. Je ne l’aurais pas retrouvé toute seule même en connaissant son numéro, tellement il a changé.  

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 C’était début avril et j’ai demandé s’il était toujours au même endroit. Bien sûr que non, lui aussi grandit et il est maintenant dans l’enclos avec mère, tantes, cousins et cousines. Cat et moi nous sommes promenées vers son lieu de villégiature et j’ai eu beaucoup de mal à tirer quelques photos valables tellement ils sont tous curieux et toujours aussi joueurs pour les plus jeunes.

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Quelle pagaille lorsqu’ils se bousculent pour venir voir.

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Je vais encore fouiller pour vous montrer les premiers nés. Quel sport vous me faites faire !

Plus trop le temps maintenant, je vais au jardin avant d’aller au lait.

Nouvelles des petits veaux (suite 2)

Florence m’a dit, il y a peu : ne t’en fais pas, tu les retrouveras tes photos. Peut-être sont-elles dans le logiciel qui te sert pour les retouches. Je ne savais même pas que les photos pouvaient se ranger là sans que je le demande.

Je ne sais pas ce que j’ai fait mais je les ai.

Maintenant, il s’agit pour moi de vous les montrer.

 

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Voilà le coquin qui, à peine né, a décidé de s’affranchir de la tendresse maternelle. Il a dû trouver qu’entre les attentions de sa mère, sa grand-mère et sa tante, il étouffait ! Et en plus, il y a la petite cousine qui risque de l’ennuyer un petit peu.

 

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Dire q’il est là mais qu’elle ne peut pas le toucher ! Si cela continue, elle va être obligée d’appeler, mais il est si petit, elle ne voudrait pas l’effrayer. Oui, mais, même s’il a trouvé un bon petit nid dans le foin, il risque d’avoir froid. 

 

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Enfin, elle peut à nouveau le respirer. Elle savait bien qu’il n’était pas loin, mais c’est autre chose … quand même. Il bouge, il n’a pas l’air effrayé du tout et elle va pouvoir le re-lécher encore et encore.

 

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Bon, maintenant, il s’agirait peut-être que le fermier et sa fille lui ouvre la porte ! Heureusement qu’ils sont là et qu’ils lui ont ramené son petit. Mais c’est vrai qu’ils ont eu du mal. Difficile de faire ce qu’on veut avec un loustic pareil ! 

 

Nouvelles des petits veaux, suite

A la ferme

Un peu/beaucoup de retard dans les nouvelles des petits veaux ce qui fait que vous allez voir des photos d’il y a … un grand moment.

Les naissances sont terminées, pour le moment, chez les laitières.

Deux petits ont eu la diarrhée. Cela arrive et peut être grave si ce n’est pas soigné à temps. Mais ne vous inquiétez pas, dans cette ferme, ils sont bichonnés.

Et voilà, ils sont tous en bonne santé, toujours prêts à faire le pitre et à jouer. A croire qu’ils aiment se rendre intéressants devant l’appareil photo.

 

Un petit normand qui se donne beaucoup de mal pour téter, enfin c’est ce que l’on peut penser, et qui, finalement va abandonner. Il faudra reprendre le vieux biberon d’où le lait coule tout seul !

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 Quand on a été gourmand et qu’il n’y a plus rien dans le seau, on vient sucer l’oreille du voisin qui, lui, prend son temps !

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Mais quand il n’y a plus rien dans les seaux on trouve toujours une petite goutte de lait au coin du museau du voisin !

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Il arrive que l’on veuille voir de plus près mon appareil photos et qu’on passe la tête sans savoir la retirer tout de suite !

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J’ai perdu des photos … au secours !

J’avais fait des photos d’une famille de « Blondes d’Aquitaine » et je ne les trouve plus. Pourtant, je sais que je les avais rendues plus lumineuses, mais bon, elles reviendront peut-être un jour.

Le soir où j’ai fait ces photos, le lait était tiré et nous étions rentrées pour les œufs quand le papa est arrivé en disant : il y a eu une naissance, je n’ai pas eu le temps de vous prévenir, tout a été très vite.

Toutes les deux, nous avons foncé en haut de la ferme (il faut traverser la cour et une partie des bâtiments). Cat, cherchait.

Premier enclos, non, papa a bien dit au deuxième.

Deuxième enclos : pas de petit veau  né du moment.

Au troisième, un veau tout seul, dormant dans le foin. Mais que peut-il donc bien faire là ? Pourquoi les hommes l’ont-ils séparé des autres ?

Quatrième enclos, toujours pas de petit nouveau né.

Nous repartons dans l’autre sens et revenons vers le petit esseulé. Il est blotti dans un gros tas de foin et nous remarquons que les femelles du deuxième enclos ont toutes les trois la tête tournée vers lui. Là nous comprenons mais nous restons ébahies. Le petit est passé sous les barrières alors qu’il est encore tout nouveau né. Incroyable ! Le papa arrive et atteste que c’est bien celui là, mais lui aussi reste perplexe.

Et pendant tout ce temps, les vaches de la famille Aquitaine attendaient, toujours dans la même position.

Le père et la fille sont entrés dans l’enclos, et  à deux, par précautions,  ils l’ont relevé. Il n’était pas mal en point, il allait bien,  il n’avait tout simplement pas envie de quitter le nid qu’il s’était fait. Ils  l’ont dirigé vers la barrière qu’il a fallu ouvrir à l’envers et la mère lui a mis un coup de museau puis il y a eu les grands coups de langue !