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Hirondelles

 

Chez elles comme chez nous ?

Je vous avais dit que je poserais des questions. C’est fait.

Comme certaines, certains le savent, ma petite laitière, Cat, livre aussi le pain le matin et cela lui permet de se renseigner auprès de pas mal de personnes sur les faits et gestes des hirondelles.

Déjà, dans la ferme, ils ont remarqué certains comportements qui sont, du coup, corroborés.

Il parait que, cette année, il y a du rififi chez les hirondelles.

Les couples ne sont plus ce qu’ils étaient. Le dialogue devient de plus en plus difficile et à la moindre querelle elles se battent et se séparent. Ensuite, elles restent quelques jours sans se parler et surtout sans partager le même lit, oui, enfin … le même nid.

Ce qui fait qu’on les cherche car, en plus, les voisines s’en mêlent et le pugilat devient général.

Mais que se passe-t-il donc qui puisse les rendre d‘humeur aussi belliqueuse ?

Serait-ce le réchauffement climatique !!!

J’espère que ce ne sont pas nos comportements d’humains qui déteignent.

Mais oui !

Oui, il y a une dizaine de jours, pendant une marche de fin d’après-midi, on a vraiment eu l’impression d’en voir arriver un grand groupe !

Je parle des hirondelles bien sûr.

Mais depuis, plus rien, elles devaient rester tranquillement dans les granges de la Ferme du Château.

On ne s’imagine pas … mais c’est qu’il y a du travail à leur retour : des nids à consolider, à réaménager et aussi d’autres à construire. Pensez donc, une demeure qui reste sans habitants s’abîme, donc, il n’y a plus qu’à relever ses plumes et hop, au boulot. Seulement lorsqu’elles s’échinent, on ne voit pas les grands vols, on ne les entend pas discuter sur les fils, normal, elle n’ont pas le temps !

Et puis,lundi 1er mai, dans l’après-midi,  elles se sont vraiment annoncées. Elles étaient là, sur les fils à pépier à qui mieux mieux et surtout à voler en nombre, je n’ai pas dit grand, en tournoyant, en montant et descendant. Ce qui m’a fait dire : elles attendent la pluie. Et la pluie est arrivée dans la nuit. Une petite pluie, mais quand même. Depuis, il y en a eu d’autres plus importantes.

Alors oui … elles sont bien là. Peut-être ne répondent-elles pas encore toutes : présentes ! 

Une hirondelle

 

C’était le dimanche 9 avril, comme souvent le dimanche soir, je suis allée à la ferme pour acheter mon lait.

A la fin de la traite … des vaches, pendant que Cat finissait :

de faire « sa vaisselle »

  • les seaux dont elle se sert pour donner du lait aux veaux, oui, ils sont grands mais ils sont gourmands et on ne les prive pas.
  • le bidon qui lui sert pour recevoir le lait d’une vache « à part » (une qui vient de vêler ou qui a un petit problème de santé, ça leur arrive comme à nous).

de faire « sa lessive »

  • les lavettes qui servent à nettoyer les pis des vaches, il doit y en avoir environ trente six, avant l’essuyage avec la serviette intissée pour chacune et qui est jetée à chaque usage.

d’assurer la mise en route du lavage des appareils de traite.

nous avons entendu un cri sonore « tsvouit ».

Oui !!! elle était là l’hirondelle. Attention hein, une seule.

Cet après-midi, ici, nous en avons vu une seule aussi.

Elles arrivent en « éclaireur ». A croire que le temps est encore un peu froid pour qu’elles fassent signe au gros de la troupe d’arriver en force !

Ne nous impatientons pas, nous allons vers le bon côté !

Où sont-elles donc ?

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Je sais bien que le temps doux a perduré mais, depuis fin septembre, mais nous les attendons ! On dirait qu’elles ont disparu du village et pas qu’elles en plus !

Au début, nous nous disions qu’il y avait encore à manger dans les champs et tout doucement nous nous sommes posés des questions.

Nous en avons parlé autour de nous et, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : elles avaient déserté ! Qui ? mais les mésanges bien sûr !

Je devrais dire qu’en ce moment, les oiseaux sont rares. Même les corbeaux ! J’en ai vu une dizaine et encore, en face de la cuisine fouiller l’herbe sous les noyers.

Il n’y a qu’un merle, tout au moins, je n’en vois qu’un et les moineaux sont plus que rares, trois peut-être. Incroyable.

Je me dis que ce doit être les grosses chaleurs qui les ont fait mourir. Quoi d’autre, sinon ?

Lundi dernier, donc le 5 décembre, une mésange charbonnière est arrivée, suivie d’une petite bleue.

Combien peuvent-elles être à venir manger pour le moment : quatre au plus ! Je n’arrive pas encore à le croire.

Nous les guettons, mais … Anne ma sœur Anne … Ben non, je ne vois rien de plus.

Comme elles nous manquent.

Leur balai devant la fenêtre de la cuisine ravissait nos repas.

Même simplement après qu’elles aient repris l’habitude de nous voir lorsque nous étions  occupés dans cette pièce à faire une chose ou une autre, elles étaient là, sans de vraie peur.

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Je vais être positive et me dire que les autres vont arriver. Ce n’est pas possible autrement !

 

 

Récoltes

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Comme tous les ans, je suis dans  les pommes.

En ce moment le jardin prend ses allures d’automne.

Je cueille au fur et à mesure les tomates qui commencent à « tourner ». Je ne les laisse plus rougir sur le pied car avec la pluie, elles éclatent. Dommage, elles étaient si bonnes. Bon, d’accord, elles sont toujours bonnes, mais le plaisir n’est plus le même.

En tous cas, la maison sent la tomate aujourd’hui, comme d’autres jours. Les bocaux sont faits, maintenant, je congèle.

Hep, Passion, je me suis amusée à faire ta sauce en morceaux et je crois que nous aimons mieux que lorsque je la passe. Quand je dis « ta sauce », c’est à cause des morceaux, sinon je me demande comment était la tienne, vu que la mienne change à chaque fois que j’en fais !

Les cornichons se terminent.

Je prends, encore, mes pommes de terre pied par pied. C’est une race qui peut rester en terre jusqu’à … je ne sais pas trop.

Je continue à prendre les plus grosses betteraves. Nous en mangeons et le reste … hop, congélateur.

Les haricots verts, cette année, n’ont pas voulu pousser vraiment chez moi. Pourtant ils ont été arrosés et arrosés.

Les petits pois sont terminés depuis longtemps.

Les carottes, je les laisse toujours le plus longtemps possible car à la cave, elles ne se gardent plus aussi bien. C’est aussi parce que je ne fais plus les efforts d’avant. Je ne rentre plus de la sciure pour les stocker dedans.

Les navets sont … parfaits. Rarement je les réussis aussi bien. Ils sont de bonne taille, bien blancs, pas forts du tout. Un régal. Enfin, pour moi car monsieur … N’empêche, il en mange dans la soupe qu’il trouve très bonne.

Quant aux poireaux ! L’année leur a été très favorable, enfin, pour le moment.

Je vois que je suis en train de faire l’inventaire de mon jardin. Stop ! Je ne vais pas continuer à détailler, non !

J’avais commencé en septembre. Je finalise en janvier. Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas : c’est tout moi.

Heureusement que je n’avais pas mis un point final !

Les poireaux sont devenus une catastrophe. Enfin, il ne faut pas exagérer. Pour moi, une catastrophe quand même.

Je le savais et j’aurais dû me méfier. Je suis, parfois, un peu trop optimiste.

Je me disais, avec ce temps, la mouche n’est pas venue au printemps donc, pas de problèmes.

Tu parles ! Lorsque je l’ai vue, il était trop tard pour mettre une protection.

Résultat : des poireaux minés. On peut les manger, mais quel travail pour les débarrasser des larves. Voilà à quoi je passe du temps au lieu d’écrire.

Oui mais … ils sont tellement bons.

Au printemps je n’attendrai pas, je mettrai la protection et je recommencerai en août.

Ca, c’était l’année dernière !!!

🙄 Croyez-vous que j’aie honte ?  Honte de quoi ? de retrouver depuis un moment des articles écrits depuis … je dirai : un temps certain !

Cette année, je l’ai fait ! J’ai protégé mes poireaux et ça marche !

Oui, oui … ne rigolez pas, ceux qui sont à côté et qui ne sont pas protégés ont l’air de se porter comme des charmes.  

Deux années complètement différentes. Je vous montrerai mon jardin à la fin juin. C’était une catastrophe.