Archives

Un rendez-vous manqué

 

Mon amie conteuse a été sollicitée en janvier pour intervenir le dimanche 8 avril, en après-midi.

Heureusement, la vie de Saint Berthauld nous est connue, d’autant plus qu’elle est liée à celle des deux saintes de notre village : Olive et Libérette.

Mon amie a fait des recherches plus approfondies, quoique … elle ne voulait pas que ce soit trop long surtout après un conférencier historien. Elle m’a demandé de l’aider à construire.

Pour cela il n’y qu’à prêter son oreille et réagir. Pas si simple qu’il y parait.

Nous nous y sommes attelées tous les lundis après-midi.

Pour la Journée Mondiale du Conte qui a toujours lieu vers le 20 mars, la légende était prête et bien que ce ne soit pas prévu au programme, elle l’a donnée dans notre village.

Le Prince Albert de Monaco a fait une petite visite dans le village de Chaumont (Le Mont Chauve) à l’occasion de la remise en état de la Chapelle, quelques jours plus tôt.

Mon amie commençait à stresser sérieusement. Je lui avais dit que j’irais l’écouter. Je sais qu’une présence amie est rassurante.

Le dimanche 8 avril est arrivé. Mon époux m’a proposé de m’accompagner et nous sommes partis confiants.

Demande de renseignements prise, sur la salle communale, auprès de jeunes : 400m. Nous avons donc activé le train 11 (les jambes, vous connaissez ?). Le temps était beau, pas de problèmes. Arrivés sur le lieu, pas de voitures.

 Nous continuons à avancer, rencontrons un homme et il nous fait aller jusqu’à la salle polyvalente. Toujours pas de voitures.

En revenant vers lui, je lui ai demandé la salle paroissiale, on ne sait jamais.

Vous vous doutez du résultat : rien, pas de voitures.

Nous avons fait le village en long en large et en travers ! Le nombre de pas que je dois faire dans la journée a été atteint rapidement.

Du coup, comme il y avait longtemps que nous étions allés à la Chapelle nous avons fait la promenade. Enfin, il faut faire le chemin du pèlerinage comme une promenade car pour moi la pente est rude maintenant.

C’est vrai qu’elle a bien changé d’aspect cette petite Chapelle. Dommage que comme tous les lieux saints elle soit fermée.

Nous avons donc profité du lieu et du paysage qui est tellement beau.

Mon époux voulait rentrer par le village de Remaucourt mais la voiture a pris à droite au lieu de gauche.

Si seulement elle avait bien voulu prendre le chemin demandé, nous aurions trouvé des voitures !

La racontée avait lieu dans ce village qui est détenteur d’une fontaine qui a pris naissance lorsque les deux sœurs ont décidé de rejoindre la petite communauté et qu’elles se sont trouvé séparées. Mais cette histoire fait partie de la légende de Sainte Olive et Sainte Libérette.

Nous avions trop parlé du grand saint !

 

 

 

Anniversaire pour une petite fille

 

 

Une maman nous avait demandé d’animer l’anniversaire de sa petite fille.

C’était l’été, il faisait un temps à donner envie de raconter au jardin.

Le goûter était prêt, le gâteau d’anniversaire n’attendait plus que ses bougies soient soufflées pour être dégusté, les jus de fruits étaient au frais.

Bref, tout ce qu’il fallait pour faire un très bel après-midi. Et nous étions impatientes de donner nos histoires, nos contes.

Nous étions quatre/cinq conteuses et les mamans présentes étaient aussi impatientes que nous.

Les enfants jouaient.

Le signal nous a été donné. Les enfants se sont groupés et nous avons commencé.

Malheureusement, il y avait un bruit de fond perturbant. Il faut dire qu’il y avait peu de temps que nous contions. Nous n’étions pas encore « rodées ». C’est une chose pour laquelle il nous a fallu beaucoup de temps.

Donc … arrêt après un conte et tout le monde présent cherche d’où vient ce bruit de conversation.

De l’autre côté de la rue, l’entrepôt du personnel attaché à la voierie et aux espaces verts. Donc … bien sûr, nous avons commencé à ronchonner après ces hommes qui savaient qu’en face il y avait un anniversaire un peu particulier et qui ne respectaient pas leur engagement. En plus, nous ne comprenions pas pourquoi ils parlaient si fort.

Il a fallu qu’Agnès (un petit clin d’œil à Eglantine), la plus jeune conteuse dise qu’il faudrait peut-être aller leur demander de baisser un peu le son de leurs voix et qu’elle sorte dans la rue pour s’en charger.

La connaissant, nous nous sommes dit : ils vont voir de quel bois se chauffe une conteuse pas contente du tout.

Ni une ni deux, le silence s’est fait !

Agnès est rentrée dans le jardin et elle a éclaté de rire : sa voiture était garée juste à la porte du jardin, elle avait roulé vitres ouvertes et les avait laissées ainsi pour ne pas avoir trop chaud au retour. La radio fonctionnait et, comme elle n’était pas en avance, qu’elle s’était dépêchée, elle avait oublié d’éteindre.

Et les contes se sont déroulés dans la bonne humeur !