Archives

Ma rentrée est faite … en partie.


Ca y est elle est fait ma rentrée !

J’ai poussé la porte de la cour. Je suis entrée.

J’étais en avance, comme toujours. Une jeune femme, la surveillante, est arrivée. Elle m’attendait.

Nous avons discuté un petit moment. Comme je lui ai dit préférer ne pas me trouver en salle de classe elle m’a conduite au CDI.

Il a beaucoup changé ce collège que j’ai connu avec mon premier fils, changé car réaménagé, pourtant il reste ouvert sur l’extérieur. C’est-à-dire pas de murs, juste du grillage, pas de grand bâtiment, des petits modules.

Quatre jeunes filles sont arrivées. La semaine prochaine, un garçon et une autre jeune fille nous rejoindrons et ne seront avec nous que tous les quinze jours. Nous nous sommes présentées. Elles ont des prénoms incroyables sauf une. Il va falloir que je les apprenne mais elles sont prévenues que je n’ai pas de mémoire !

Venir vers moi est un choix de leur part puisque mes interventions étaient prévues sur le volontariat. J’ai parlé contes. Je leur ai demandé leurs préférences de lectures.  J’ai senti une grosse hésitation. J’ai donc repris en demandant si elles préféraient que je vienne avec mes livres. Oui.  Elles aimeraient je leur fasse découvrir mes livres d’enfance. Il va falloir que je fouille au grenier.

Avant de repartir j’ai demandé à rencontrer leur professeur de français. Elle a été ravie de m’entendre dire que ses élèves ont l’air intelligentes et qu’elles sont très à l’écoute. Elle m’a dit qu’elles étaient en difficultés et qu’une d’entre elles ne sait pas lire.

Je vais donc attaquer le vif du sujet la semaine prochaine. A moi de la décoincer, de lui faire prendre de l’assurance.

Lorsque nous étions en réunion préparatoire, les CPE ont parlé de conflit de loyauté.

S’il s’agit de cette jeune fille, elle a déjà fait le grand pas de venir et ce serait formidable qu’elle accepte la lecture.

 

Balade en Ardenne, suite.

Je vous avais promis une suite, elle arrive. Surtout que nous, il fallait bien que nous rentrions ce soir là.

Nous voilà à nouveau près de la Semois/Semoy.

Pour arriver à la maison en pleine forêt, nous avons passé un grand pont, un pont comme un autre quoi.

Après la croix bretonne, nous avons passé un pont métallique. Hum… Je dirais plutôt passerelle que je n’ai pas en photo. Toujours est-il qu’il parait que certaines femmes n’osent pas passer dessus (le guide n’a pas parlé des hommes, est-ce n oubli ou parce qu’il ne voulait pas qu’il soit dit que les messieurs peuvent, eux aussi, avoir des « petites peurs ») !. On se demande bien pourquoi car à part voir l’eau qui coule en dessous … les espaces ne sont pas assez grands pour laisser passer un corps.

Les cygnes se prélassent. Il y en a même un qui a passé une patte par-dessus son corps, sous l’aile. Celui-là doit s’entraîner pour devenir contorsionniste. Bouh … il fut un temps où j’arrivais à le faire … Oui, oui, je me mettais le pied sur la nuque.

Quant à celui qui se met la tête sous l’aile … c’est d’un commun … A moins qu’il ne soit très, très timide.

J’ai tiré le portrait des cygnes depuis la passerelle. Ceux-là ne sont pas ceux du premier article.

DSC00294.

Et nous allons arriver à Thilay.

Je n’ai pas su résister à ce rhododendron. Les propriétaires n’ont pas eu de mal à trouver le nom de leurs chambres d’hôtes.

DSC00295.

 C’est la première fois que je vois ces entournures de portes. Elles ont été un peu rénovées mais j’en verrai d’autres en l’état.

DSC00296.

 Là, c’est une beuquette qui a été obstruée à l’intérieur. Il y en avait des ovales et des rondes.

Ah, l’histoire des beuquettes !

Chaque « pierre à évier » en possédait une.

D’ailleurs, regardez, en dessous se trouve une sortie d’eau  qui coulait directement sur l’usoir. Lorsque les femmes étaient à la vaisselle, elles pouvaient voir tout ce qui se passait à l’extérieur. Si … par hazard, elles voulaient voir sans être vues, elles se mettaient un peu en retrait.

Comme les rues n’étaient pas éclairées, il est arrivé que des garnements s’amusent à entrer un long bâton dans le tuyau et si la femme n’avait pas fait sa vaisselle du soir, c’était charivari et vaisselle cassée.  Si, si, je vous assure j’en ai connu un ! Le mari d’une amie conteuse.

DSC00297.

 Au détour  d’une rue, notre guide nous a invitées à entrer dans une boutique de forgeron. Ce monsieur est maintenant à la retraite mais il a bien voulu nous faire visiter ce lieu dans lequel il a travaillé si longtemps. 

DSC00299.

 Bien sûr il fallait qu’il y ait l’objet insolite : une brouette toute neuve.

DSC00301.

 On pourrait croire que tout est prêt pour travailler. C’est presque bien rangé.

DSC00302.

 Une cheminée qui devait flamber fort.

Lorsque nous lui avons fait remarquer que l’intérieur est très, très noir, il a ri et simplement dit : l’électricité n’est pas allumée. Mais, on voit bien que c’est le noir de tout ce travail qui a été effectué à cet endroit. La fumée, la suie, la graisse … Et j’étais pour écrire : la sueur du travailleur.

Ce monsieur, forgeait aussi pour les chemins de fer.

 Il a été très prolixe. Comme le sont tous ceux qui sont ou ont été passionnés par leur métier.

Merci Monsieur.

Son prédécesseur fabriquait des clous. Il y avait beaucoup de clouteries en Ardenne.

DSC00304.

 A la sortie, surprise : des enclumes et autres. Peut-être le maître des lieux a-t-il commencé un déménagement.

DSC00305.

 

 Comment résister … Ce devant de maison est tellement beau; Alors, hop, une photo.

DSC00306.

 Je vous livre le nom de cette maison. Déjà en arrivant devant la maison on est sous le charme, mais à la lecture de la plaque sur la porte, on se demande ce que cela doit être à l’intérieur.

DSC00307.

 Vous le voyez, les entournures de portes sont vraiment du coin. Remarquez les beuquettes : une restaurée et l’autre qui n’existera peut-être plus jamais.

DSC00308.

 Et voilà, fin de la balade en Ardenne Nord.

Les oies n’étaient pas contentes de nous voir partir, elles nous ont tourné le dos.

DSC00309.

 Il faudra qu’un jour je prenne mon courage à deux mains et que je replonge dans les photos pour vous faire découvrir le Sud Ardenne qui est là où je vis.

Balade en Ardenne

Bonjour ! Souvenez-vous. Après la matinée de rencontre dans un camping où nous nous sommes retrouvées à six pour Lire et Faire Lire, notre guide nous a emmenées en balade. Je vous invite à nous suivre.

La petite porte au fond du camping nous fait déboucher sur la Semois ou  Semoy.

DSC00275.

 En avançant un peu nous sommes étonnées de voir toutes ces algues …

DSC00276.

 Dont je n’ai pu m’empêcher de faire un gros plan car elles étaient en fleurs

DSC00277.

Ce qui n’a pas l’air de gêner les cygnes.

DSC00278.

 Nous allons entrer dans le village de Nohan.

DSC00279.

  On a l’impression qu’il est niché dans la verdure. J’essaye de suivre, mais pas facile puisque je veux prendre des photos. Je reconnais que cette rue principale est un peu ordinaire, mais …

DSC00280.

 Cette église est en ardoise. Enfin, en pierre d’ardoise. Bon je ne m’exprime pas très bien, c’est du schiste. 

DSC00281.

Pas besoin de faire beaucoup de pas pour se retrouver soudain dans la forêt et dans les fleurs. Je sais bien qu’elles sont communes mais je les trouve belles.

DSC00282.

 Sur le bord du chemin,  à gauche, une construction nouvelle formule, pour basse consommation d’énergie.

DSC00284. - Copie

Et un peu plus loin, sur la droite,  une petite cascade.

DSC00289.

 Là, en plus des autres, banches et jaunes, poussent ces fleurs bleues que je ne connais pas.

DSC00288.

 Il est certain que les habitants de cette demeure y vivent en toute tranquillité. Il n’y a que la nature autour.

DSC00290.

 J’ignore totalement, pourquoi cette croix bretonne en terre d’Ardenne. Elle date de la dernière guerre. 

DSC00293.

  La suite et fin de la promenade prochainement. (le temps que je me batte avec mes photos)

Fin d’année pour Lire et Faire Lire

J’ai encore  des photos à mettre dans l’ordinateur et ensuite,  sur cet article. C’est souvent, ce qui me fait reculer, c’est tellement long pour moi.

En tous cas, en juin, il y a eu une rencontre de bénévoles de Lire et Faire Lire afin d’échanger sur ce que chacune de nous fait, ce qu’elle rencontre comme difficultés et aussi comme joies.

J’avoue que j’aimerais qu’une autre bénévole accepte de venir au Pôle Scolaire afin que celle qui s’y colle actuellement avec moi et qui a moultes activités, puisse me remplacer lorsque nous avons envie de partir un peu sans que les enfants soient pénalisés, car, bien sûr, en tant que retraités, c’est dans la période hors vacances que nous partons. 

Nous avions rendez-vous dans un camping qui sert aussi à accueillir des ados par le biais de la Ligue de l’Enseignement.

 

DSC00271

 

La matinée a passé très vite en échanges de toutes sortes. Nous étions sous une tente ouverte avec, bien entendu, le vent dans le mauvais sens et du coup toutes gelées.

En guise d’apéritif, j’ai conté dehors en plein vent ! Une histoire sur la création de cette si belle Ardenne. Elle a fait rire. 

Malgré que le repas ait été pris dans les mêmes conditions, la joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous.

 

DSC00274

 

Ensuite, le guide qui connait tous les petits chemins de la forêt nous a pris en charge.

Ouf, moi qui ne marche plus beaucoup, qu’est-ce que j’ai marché cette fameuse semaine ! Et j’ai pris des photos en pensant à vous. Chacune de nous a eu un grand plaisir pendant cette journée.

 

 

Réunion

 

pour donner l'envie de lire aux enfants

pour donner l’envie de lire aux enfants

 

Mercredi dernier, au matin,  nous avions une réunion de présentation au Pôle Scolaire avec  deux nouvelles institutrices. (c’était mercredi dernier lorsque j’ai écrit cet article, resté, comme tant d’autres, dans l’ordinateur).

Nous avions été prévenues que nous n’interviendrions qu’une fois tous les 15 jours.

Notre « chef » avait donc prévu de nous faire intervenir dans un autre village, avec notre accord, bien sûr.

La directrice par intérim avait parlé de contes et même si les deux nouvelles sont pour, elles pensaient que le conte, une fois par quinzaine, c’était suffisant.

 

Il faudra d’ailleurs que je leur parle d’une expérience à ce niveau et elles comprendront que nous aurions certainement refusé de donner du conte tous les quinze jours.

Je vous en parlerai peut-être aussi.

La directrice pense toujours conte car elle est l’institutrice de maternelle et c’est vrai que pour les petits la lecture se transforme vite, même s’il m’arrive de garder le livre en support, ce qui leur permet de regarder les images et de « suivre ».

Lorsque nous avons parlé lecture, les intentions changeaient déjà. C’est là,  que j’ai dit que la première année, lorsqu’une petite fille m’a demandé si elle pouvait lire, elle aussi, comme moi,  à voix haute et que derrière tous se sont emparés du livre pour faire la même chose, je me suis dit que c’était gagné, les enfants avaient envie de lire.

Les deux institutrices se sont regardées en disant que cela changeait tout et que nous viendrions chaque semaine.

Pendant ces presque deux heures passées ensemble, nous avons beaucoup échangé.

Bien sûr, nous avions quitté deux institutrices, en fin de cette année scolaire, qui ne demandaient qu’a recommencer, mais  nous savions qu’elle partaient et nous nous demandions comment nous serions accueillies cette année, par les nouvelles, chacune ayant des idées bien précises sur le bon déroulement des cours de sa classe.

Ouf, c’est formidable.

Et elles ont envie de s’investir, de remonter un peu la bibliothèque de l’école,  de nous donner des thèmes pour leur permettre un travail différent avec les enfants. Là, il faudra, peut-être, que nous gardions un petit peu d’indépendance aussi.

Il y aura encore des discussions à prévoir.

En attendant, il va me falloir vous raconter comment  se sont passées nos retrouvailles avec les enfants.