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Bosco

 

 

Pour entrer dans la cour de récré, il faut se nommer Bosco, c’est la maîtresse madame Jill Bill, qui l’a dit.

 

Ohé du bateau

Où est passé Bosco

On vient de le voir passer sur un radeau

Qui

Ben le bosco

Mais non

Je cherche Bosco

Bosco 

Quel Bosco

Notre bosco

Qu’est-ce que c’est que ça

Je n’y comprends rien

C’est pas une idée ça

Avoir le prénom de son métier

Comment s’y retrouver

En attendant

Faudrait peut-être bien

En trouver un

Un quoi

Ben un bosco

Pour faire quoi

Pour faire travailler les matelots

Mais où sont passés les matelots

Encore partis tirer une bordée

C’est pas comme ça qu’ils vont travailler

C’est forcé

Quand on n’a pas de bosco

Othello

 

Othello était invité à se présenter à la cour de récré de maîtresse Jill Bill. Il va vous expliquer ce qui fait qu’il n’est pas vraiment exact au rendez-vous, c’est le moins qu’on puisse dire..

 

Oh, oh Othello

le jour de la cour de récré

va se terminer

tu n’auras pas participé

Comment faire

entre ramassage et cueillette

Je ne vois pas les jours passer

Les quetsches et les mirabelles sont belles

Prêtes à tomber

 elles se laissent cueillir 

J’ai beau dire non

il y en a toujours une pour dire

apporte ton panier

sinon on va se pâmer

Et je chante dans les pruniers

maintenant je suis trop fatigué

Laissez moi me reposer

Chance

 

 

 

 

Madame Jill Bill, la maîtresse, a demandé à Chance de se présenter à la cour de récré. Il a encore pris le mauvais chemin ce matin. Pas de chance, il arrive en retard.

 

 

Ses parents ne l’attendaient pas si tôt. Le prénom, ils n’y avaient pas pensé plus que ça. 

Quand il a poussé son premier cri, c’était un vendredi 13.

Ils avaient entendu dire que le vendredi 13 porte chance. Du coup, l’idée leur est venue : pourquoi ne pas le prénommer Chance. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Pour eux, c’était vraiment un beau prénom. C’était sans penser aux autres. A ceux à qui cela ne plairait pas de savoir que ce petit pourrait avoir autant de chance que s’il en pleuvait.

Rapidement, Chance a entendu des paroles moqueuses. A l’école … n’en parlons pas !

Il ignorait que la chance passe pour tout le monde. Qu’il faut simplement savoir la saisir.

Aussi, allez savoir pourquoi, lorsqu’il avait un choix à faire, automatiquement, poussé par des raisons que lui seul connaissait, il faisait pencher la balance du mauvais côté.

Aussi, lorsqu’il s’est agi de choisir la femme de sa vie … il a pris son temps. Il a comparé, soupesé.

 Ses yeux ne pouvaient pas le tromper, celle-ci était vraiment la plus belle. C’est vrai que ses jambes étaient longues et fines. C’est vrai qu’elle avait un corps à faire damner un saint.

C’est vrai que la balance a penché fortement de ce côté. C’est vrai que c’est elle qui a remporté la bague.

L’autre était un peu trop fade à son goût. Elle n’était pas spécialement jolie. Elle ne pérorait pas. Elle n’était pas un faire-valoir, quoi.

Elle avait seulement un cœur gros comme ça.

Chance a, encore une fois, fait le mauvais choix !

Lubin

 

Madame la maîtresse Jill Bill demande à Lubin d’entrer dans la cour de récré.

Un petit peu de retard mais je ne pouvais pas laisser passe ce prénom !

 

Lubin

un vrai petit coquin

un petit lutin

qui vous regarde en coin

un petit sourire

au bord des yeux

il sait ce qu’il veut

lorsqu’il demande avec ce sourire

je crois que je deviens un pantin

il ferait ce qu’il veut de moi

enfin c’est un mot pour rire

et c’est bien comme ça