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C’était le dimanche 11 novembre.

 

Nous avions été demandées pour cette journée de commémoration dans un village voisin.

Mon amie avait une histoire de famille qui a été travaillée : la vie des femmes pendant cette guerre.

Lorsqu’elle a dit dans sa famille qu’elle allait la conter, son frère lui a dit : je me demande bien ce que tu vas pouvoir faire de ce que grand-mère nous disait.

Ces messieurs du conseil municipal nous avaient demandé de lire des lettres de poilus, en plus.

Avec chacune son livre, nous avons lu, sélectionné, gardé et travaillé. Les faire vivre ces poilus que ce soit dans les tranchées ou dans les taillis pour une pause. Faire vivre ces hommes jeunes qui souvent ne reviendraient pas.

La lettre d’un mutiné, censurée, bien sûr, gardée dans des archives et exhumée.

Nous avons passé plusieurs semaines sur ce  sujet poignant et comme je l’ai dit cet après-midi du 11 novembre 2018, aux soixante-dix personnes qui nous avaient écoutées, nous n’en sommes pas sorties indemnes, même si nous connaissions cette période, même si j’avais les carnets de guerre d’un de mes grands-pères.

Nous avons mêlé des poilus avec quelques gradés, mais aussi avec deux ou trois soldats allemands.

Et j’ai terminé par une lettre du capitaine Charles de Gaulle en captivité qui était très pessimiste sur cette paix qui n’en serait pas une. Et c’était une lettre du mois d’octobre 1918.

Et aussi avec une lettre d’une infirmière, en date du 24 décembre 1918, parlant d’un petit garçon qui avait ramassé une grenade  à la gare de Valenciennes, laquelle grenade avait explosé, tuant sa mère et sa sœur ; suivi par un petit mot le 25 décembre parlant du père qui venait les chercher joyeux à la gare.

 

Voir les larmes perler au bord des paupières hommes et femmes confondus, a été notre plus beau remerciement.

 

 

Dicton (suite)

 

Il mérite une suite ce dicton !

Quand je pense que je parlais de la Fête de La Pentecôte… Ah oui, c’est tout moi ça ! Bien sûr qu’elle était écrite, seulement ma tête est passée à autre chose et voilà, c’est comme ça.

Les anciens auraient dit que cette année … ben soit elle a treize lunes, soit plus rien ne va comme il se doit !

Le début de la fête de Pentecôte a  détraqué le temps, enfin …pour le moment.

Comme je l’ai écrit, la pluie a arrosé le bal du début de la fête au village.

Là où ce n’est plus normal, c’est que le dimanche, le temps s’est rétabli. Bien frais, certes, mais sans pluie. Là rien ne va plus, quand on dit qu’il pleut à la fête il doit pleuvoir à la fête … point !

Comme la fête du village dure samedi, dimanche et lundi … c’est trois jours de pluie et puis c’est tout !  😉 

Ben non, pas cette année.

Combien de fois ai-je grogné après la fête arrosée et fraîche. C’est vrai et c’était normal puisque souvent cela arrive en mai. Pourtant cette année la Pentecôte était en juin.

Cela n’a pas empêché les jeunes et moins jeunes de bien s’amuser.

Dommage que certaines activités qui avaient lieu il y a quelques années aient été abandonnées.

Le manège n’était même pas là.

Tout est toujours question d’argent.

Et ce n’est pas de la nostalgie, juste dire que la fête part en petits morceaux.

 

2018 est là.

 

La fin de 2017 était tempétueuse, le début de 2018 aussi !

Ce matin, c’était la belle surprise : Un ciel clair strié de rose !

La vie est ainsi faite. Elle a des bas et des hauts.

A nous de nous la construire du mieux que l’on peut.

Alors à tous, je souhaite que vous arriviez à tirer, chaque jour, une toute petite partie de plaisir pour pouvoir vous en souvenir.

Cherchez bien vous verrez qu’il y en a toujours un petit bout d’agréable, même infime.

Noël 2017

Je souhaite le meilleur Noël possible à tous ceux qui viennent se perdre par ici !

signé : Mademoiselle Nini

11 Novembre

 

Ce matin, j’étais au monument au morts comme chaque année.

Il pleuvait mais cela n’a pas empêché jeunes et bien moins jeunes d’être là.

Après la lecture de la lettre du ministre, faite par notre maire, une femme ici, la lecture du nom des morts pendant la guerre de 14/18, le dépôt de la gerbe, la minute silence, ceux qui étaient là ont entonné la Marseillaise.

Après chaque nom énoncé, une voix répond : mort pour la France.

C’est un enfant qui dépose la gerbe.

Mon village est petit, pourtant j’ai toujours l’impression que l’énoncé des morts est assez long.

Ensuite, nous nous retrouvons pour échanger dans la salle communale, l’ancienne salle de classe.

Je ne sais pas pourquoi, cette année, j’ai eu envie de l’écrire. Peut-être parce que je pensais fort à mon grand-père qui pourtant n’est pas mort pendant cette guerre.

Seulement blessé trois fois.

 Envoyé à chaque fois dans un hôpital à l’opposé de là où il se trouvait avec interdiction de sortir de l’hôpital pendant sa convalescence et ce à chaque fois.

Avait-on peur qu’il se sauve ! Peut-être qu’il se mutine …