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Défi 189

 

Elles seront trois pour ce défi : QuichottineDômi et Jeanne 

Fiction ou réalité.

« La vie c’est comme une pièce de théâtre … »

Parce que ….

“Il y a dans les planches une beauté qui permet à tous,

initiés ou non, d’entrer en contact avec différents univers.”

Avec un mot à caser : Voyage

 

Fiction ou réalité ?

Tu parles d’une fiction l’arrivée dans le monde.

Déjà, la conception. Tu passes de l’un à l’autre sans qu’on te demande ton avis. Là, tu te rends compte que c’est une compétition sportive. Tu es dans un canoë et tu as intérêt à pagayer.

On ne t’avait pas renseigné au départ.

Tu ne sais pas où tu vas, mais tu fonces, tu n’as pas envie de rester à la traîne et de te retrouver tout seul comme un petit malheureux.

A l’arrivée, on ne t’accueille pas en héros. Non, tu es obligé d’enfoncer la porte. Et tu prends tes quartiers.

Là, c’est le bonheur. Tu es tranquille. Tu navigues dans des eaux paisibles. Personne ne te brusque. Tu entends des voix et non, tu ne rêves pas.

Hahaha, tu en apprends des choses, tu en sais des choses.

Mais bien sûr, le bonheur ne peut pas durer. Tu vas l’apprendre à tes dépends.

A un moment donné, tu as un signal d’alerte : il faut sortir à tout prix. Tu as beau dire : non ce n’est pas encore mon heure, rien n’y fait. Mais, tu entends la voix : quel mauvais caractère il a déjà !

Mauvais caractère, mauvais caractère, tu le sais toi qu’il fait bien trop froid pour toi et que si tu sors si peu vêtu, tu vas attraper un rhume. Du coup, tu le fais ton mauvais caractère, et tu retournes te coucher bien au chaud !

Malgré tout, tu te rends compte que plus rien n’est comme avant.

Ca ne peut plus durer un temps illimité.

Au moment où les eaux sortent du ventre de ta mère comme un geyser, tu as la trouille de ta vie. Tu t’accroches comme tu peux à ce que tu peux. Tu te sens malaxé, poussé, aspiré.  Dodu comme tu es, tu te poses la question : comment passer par là !

Personne ne te demande ton avis et d’un seul coup, tu es propulsé, éjecté, craché comme un bonbon.

Tu parles d’une aventure, on se croirait sur les planches.

Non mais, quel voyage depuis le début.

Je vous raconte tout ça, mais … à la sortie, la sage-femme, tu parles d’une sage-femme,  m’a attrapé par les pieds, mis la tête en bas et asséné une grande claque sur les fesses, évidemment j’ai hurlé.

Alors, elle m’a mis le doigt sur la bouche et a juste murmuré : chut … à partir de maintenant tu ne te souviens plus de rien.

 

Une maison de rêve – défi 180

 

    • Oyez oyez les Croqeurs de Mots...

      Pour la communauté « Les Croqueurs de Mots »
      JB à la barre n°180

       Oyez oyez les Croqeurs de Mots...
      Artopterre

       

      Quinzaine du 13 au 26 février 2017
      Thème du lundi/défi 20 février:

      Mari bricoleur rime t-il avec
      « La maison du bonheur… » 

      Il n’y a  qu’un petit hic : employer le mot idiosyncrasie dans le texte ! 

       

       

      maison-pas-comme-les-autres 

       

      Sa future belle-mère l’a prévenu : vous n’aurez ma fille en mariage que lorsque vous lui assurerez un toit.

      Il s’est dit, je suis bricoleur, construire une maison ça ne doit pas être bien difficile.

      –        O.K, pas de problèmes on va s’y mettre !

      Il a dit d’accord. Mais c’était sans compter sur leur idiosyncrasie

      Lorsqu’ils étaient jeunes étudiants, ils avaient chacun une petite pièce meublée par ce que chacun avait pu emporter de chez ses parents 

      Il a commencé par les plans. Oui mais, Lui et Elle n’étaient pas d’accord sur l’emplacement des pièces : elle voulait une grande pièce à vivre, avec tout autour, les chambres, la salle de bains les W.C.Bref, tout le confort quoi.

      Sur deux étages a-t-elle dit. Elle n’avait vraiment aucune notion d’une construction !

       Alors, tout simplement, il a eu l’idée de faire pièce par pièce à l’endroit qui leur plairait à tous les deux.

      Ils sont allés dans la grande enseigne de bricolage du coin. Là, ils ont commencé leurs emplettes : petit manuel de bricolage, sable, ciment, parpaings, pelle, truelle, seau, volige..

      Pour payer tous ces frais, plus question de continuer à payer leurs chambres, il leur a donc fallu trouver une solution. Le grenier a donc été le premier endroit aménagé … hum… au rez-de-chaussée. Ben oui quoi, il fallait bien mettre à l’abri les quelques meubles qu’ils ont déménagés. Comme elle était conteuse, sur la porte elle a écrit : Le Grenier d’en Bas

      Ils la voulaient à leur goût cette maison de leurs rêves.

      Au fur et à mesure qu’ils en parlaient, il faisait une pièce. Ils vivaient dedans et rien ne leur plaisait plus que s’appeler à tout bout de champ pour savoir où l’autre se trouvait.

      Ils vivaient tellement dedans, lui à « bricoler » elle à conter, chanter, parler et rire, qu’ils ne se sont pas rendu compte de l’allure qu’elle prenait.

      Un jour, il a voulu admirer son œuvre. Il est sorti a levé les yeux et est tombé raide, non pas mort, sonné quoi.

      Elle qui ne l’entendait plus est sortie à son tour l’a vu par-terre, a regardé la maison de leurs rêves et a simplement dit : Elle est magnifique la maison que tu as construite. D’accord, au premier regard, elle semble un peu bancale mais dedans, on y est si bien.

       

       

Défi N° 178

 

nouveau logo des croqueurs de môts

 

 

 Pour ce défi N° 178 Lilou Soleil  a pris la barre de la coquille et nous fait part d’une chose :

 

« Le seul truc pas chouette c’est qu’au paradis,

on va manquer de saucisses et de chips. 

Dieu ne veut pas qu’on ramène des choses d’en bas.

Il a crée le paradis, donc c’est parfait… Point !  

Et on en a pour l’éternité »

Parole de détenus, de jeunes de l’école de la deuxième chance.

Alors que vous inspirent ces paroles  ? 

 

 Il était une fois … trois jeunes épris de hard-rock. Ils viennent d’écouter leur groupe préféré. Ils sortent du concert avec de la musique plein la tête. Dans la voiture qui les ramène vers leur ville, ça discute, ça grattouille une guitare inexistante, ça reprend un morceau « culte ». Ils sont encore dedans quoi !

Soudain, une voiture leur coupe la route et c’est l’accident.

Tous les trois se retrouvent devant les portes du Paradis. Saint Pierre, son grand trousseau de clefs au côté, les accueille. Les garçons ont l’air un peu étonnés,    secoués. Ils demandent  quels sont les papiers à remplir. Saint-Pierre leur répond qu’il a juste besoin de leurs noms.

Il va chercher son Grand Livre et trouve chaque nom et prénom.

– Voilà, leur dit-il, je vois que vous êtes des garçons honnêtes, que vous n’avez jamais commis de mauvaises actions, pas de vols, pas de meurtres à votre actif, donc les portes du Paradis vous sont ouvertes et je vous souhaite la bienvenue.

– Mais qu’allons-nous faire ? demandent-ils.

– Vous laisser « vivre ». Vous verrez vous allez vous plaire, ici aussi il y a de la musique.

Les premiers jours, effectivement, les trois jeunes apprécient. Ils se retrouvent dans le grand salon pour écouter la musique céleste mais un jour ils se regardent et vont voir Saint Pierre.

– Tu n’as pas d’autre musique à nous passer ?

– Non, celle-ci est celle du Paradis et c’est la meilleurs des musiques.

– Ben, on ne dit pas non, mais on aimerait que cela bouge un peu plus, tu vois, qu’il y ait de l’électro et que ça sonne dur.

Quelques jours passent encore et leurs oreilles perçoivent comme un bruit qui leur rappelle quelque chose. C’est une salle de spectacle qui se remplit pensent-ils. Du coup, il tendent l’oreille un peu plus et entendent une musique qui leur rappelle un peu celle qu’ils aiment écouter.

Ils retournent voir Saint Pierre lui parlent de ce qu’ils ont entendu et lui demandent d’où cela provient.

– De l’Enfer.

– Pourrait-on aller faire un petit tour par-là ? juste pour nous remplir de la musique que nous aimons.

Saint Pierre se gratte le menton.

– Ce n »est pas prévu dans la table de nos lois, il faudrait que Dieu soit d’accord.

Les jeunes l’ennuient tellement qu’il va voir Dieu et il revient avec la permission de sortie mais il faut rentrer à l’heure donnée. Pas de problèmes. Ils sont partis en Enfer et reviennent à l’heure prévue. Trois fois, il vont ennuyer le bon Saint-Pierre. Mais comme celui-ci les a à la bonne, à chaque fois il intercède auprès de Dieu et les jeunes sortent du Paradis pour y revenir bien contents et gavés d’une musique d’Enfer. Seulement, cette troisième fois, le concert a largement débordé de l’heure et même de la journée et lorsqu’ils se présentent à la porte, celle-ci reste close.

Saint Pierre explique qu’étant donné leur gros retard, il a été prié d’accepter de faire entrer trois personnes qui se sont présentées pendant leur absence.et que … comme le quota ne doit pas être dépassé, il leur faudra rester en Enfer.

J’en connais un qui a dû se frotter les mains !

Défi N° 177 – Je voudrais un mari

 

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  •  Pour le défi N°177, Fanfan nous propose  de commencer l’année en chansons :
    Vous choisissez une chanson que vous aimez ,ou que vous détestez.N’oubliez pas d’indiquer de quelle chanson,il s’agit.
     A partir de là vous écrivez un texte (pas trop long) en vers, ou en prose ,comique,ou triste  ou normal : parodie, critique, commentaires « off » ,entre les phrases de la chanson   …. au choix
    Dans ce texte ,vous intégrez  au minimum, 5 mots de cette chanson.

  •  

 

Je voudrais un mari

Mais pourquoi faut-il donc avoir un mari ?

Docile et sans reproches

Si il  faut vraiment avoir un mari, il a intérêt à être parfait

Qui aille dans ma poche

Il devra y rester dans ma poche.

Déjà qu’ il va falloir que je le trimbale partout, mais bon j’ai choisi.

Un vrai petit mari

Je le voudrais petit

Si petit qu’on ne le verra pas

Normal, Papa est si grand, tout le monde le voit dans la rue

Mignon et bien gentil

Papa, il est pas gentil, il est toujours en train de rouspéter après moi. Fais pas ci, fais pas ça 

Et qui ne grogne pas

Surtout comme Papa

Ben tiens, c’est pénible Papa grogne tout le temps à propos de tout et de rien

Je veux dans ma maison

Agir à ma façon

Pas envie qu’il vienne fourrer son nez dans mes affaires

Régner, gouverner à ma guise

Ah, pouvoir donner des ordres même à Papa quand il viendra

J’entends faire la loi

Non mais, c’est moi qui commande ici

Tant pis si ça le défrise

Content, pas content, c’est pareil

Papa, il n’a plus de cheveux sur le caillou

 Sinon

C’est sûr, il y aura du rififi à la maison 

Le défi N° 175

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Jeanne Fadosi nous donne comme instructions pour ce défi N° 175 : 

 On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout.
Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …)

 

 

Désagrément ?

C’était … il y a bien longtemps,  les téléphones mobiles n’existaient pas, enfin pas pour les travailleurs.

C’était le week-end de la promotion de l’année à l’Ecole de la Marine de Saint Malo. J’étais invitée et bien décidée à participer, mais comment faire.

L’école était bien loin, il fallait loger et je n’avais pas assez d’argent car je commençais seulement à travailler. Une collègue m’avait recommandée à un vieux couple chez qui elle logeait l’été.

Il faisait froid, très froid et il avait neigé. Et en avant pour l’aventure, normal, je partais pour Saint-Malo.

J’ai pris le train à Saint Lazare, comme tous les jours mais pas sur le même quai, et c’est parti.

Le train s’est arrêté, est reparti, s’est arrêté … plusieurs fois. Les voyageurs installés dans le même compartiment que moi étaient des habitués et l’ambiance était agréable. Après tout, même si j’étais attendue, ce n’était qu’un petit retard et celui qui m’attendait saurait se renseigner auprès des agents de la gare.

La vie est ainsi faite que, parfois, elle aime contrarier  les amoureux.

A un moment, le train n’est plus reparti. L’attente a été longue et on nous a annoncé qu’un car prendrait le relais. La nuit, la route enneigée et l’ambiance toujours aussi bonne. Enfin, nous sommes arrivés. Oui mais … Nous sommes descendus, nous nous sommes dit au revoir et je suis restée seule à attendre. Et j’ai attendu, attendu, les pieds dans la neige et il n’est pas venu ! Bien sûr, il s‘était renseigné, bien sûr on lui avait expliqué que le train était bloqué, mais c’est tout. Il a attendu longtemps, longtemps et ne voyant rien venir il est reparti à l’école. Il aurait pu attendre longtemps encore puisque le car ne s’est pas arrêté à la gare !

Heureusement, j’ai rencontré une personne. J’ai demandé mon chemin et je suis partie à pieds à Paramé. Les vieilles personnes ne m’attendaient plus et j’ai tiré la dame du lit. Malgré mon arrivée plus que tardive, elle a été charmante et m’a montré ma chambre.

Le lendemain matin mon futur est arrivé de bonne heure avec des croissants pour tout le monde et nous sommes partis à Saint Malo.

J’ai découvert un port fortifié. J’ai failli être emportée par le vent par-dessus les remparts. Un élève a très gentiment brossé mes bottes marrons avec du cirage noir !

Tout cela dans la bonne humeur, dans le bonheur, dans les bras de celui que j’aime  encore et avec « sagesse », comme je l’avais promis à maman.

J’y pense encore maintenant avec le sourire.