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Maintenant on m’appelle Chipie (suite 2)

 

Coucou, c’est moi Chipie.

Ceux qui ont lu ma petite histoire me connaissent un petit peu, juste un petit peu. Si vous saviez comme ma jeune vie a été riche.

Après avoir vu ses pieds à Elle, j’ai eu tellement peur que j’aie voulu courir me réfugier sur ma table. Je tremblais, je n’avais plus de forces.

Elle m’a prise dans ses bras et posée sur la table. Ouf, j’étais sauvée !

Lui disait toujours : non, non pas maintenant, c’est trop tôt.

Deux ou trois jours plus tard, j’en ai vu arriver deux autres. Eux aussi voulaient me prendre dans leurs bras, mais je ne me suis pas laissé faire et je suis tombée.

Un était bien plus petit que l’autre et il voulait me faire courir. Il disait : viens, viens jouer.

Et encore un grand, plus grand avec une barbe.

Il a calmé le plus petit en lui expliquant que j’étais malade.

C’est quoi être malade pour Chipie ?

Et je me suis mise à tousser.

Le barbu a dit : tu vois c’est comme toi quand tu tousses, mais c’est plus grave.

Il m’a prise dans ses bras.

Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir me prendre dans leurs bras.

Il s’est vite rendu compte que je ne voulais pas être dans des bras. Il m’a remise sur Ma Table, sur Mon Tapis.

Voilà autre chose, il s’est allongé lui aussi sur ma table, tout à côté de moi. Tout doucement, il a mis un bras de l’autre côté et m’a tirée. D’une main, il m’a soulevée et posée sur lui. Il croyait peut-être que j’allais me laisser faire, non, j’ai glissé sur la table et … vive mon tapis.

Mais il a recommencé et j’ai entendu, senti un truc. Ça faisait toc, toc, toc. Ça me berçait. C’était comme lorsque j’étais contre mon frère et avant, ma mère. Alors, je suis restée un moment.

 

C’était agréable mais bon, lorsqu’il a voulu se relever avec moi dans ses bras, j’ai dit non.

Je me suis sauvée dans un de mes trous préférés.