Archive | mai 2018

Ce matin au jardin.

 

Hier soir, l’orage a grondé. La pluie est tombée. Une fois assez fort, puis plus doucement dans la nuit. Enfin, c’est ce que j’aie entendu.

Ce matin, la température avait chuté ?  … Non, c’était seulement le ressenti car il y a eu des matins bien plus frais. La différence, le soleil était là et chauffait rapidement l’atmosphère alors que ce matin le ciel était gris.

Toujours est-il que mon mari et moi étions au jardin et que, d’un seul coup, j’ai entendu : as-tu vu les pommes de terre, elles frissonnent non elles tremblent de froid !

C’était vrai qu’on pouvait les voir frissonner. ¨Peut-être voulaient-elles se débarrasser des gouttes de pluie qu’elles avaient encore sur leurs feuilles.

Comme j’avais remis un pull un peu plus chaud que ces derniers matins, j’ai fait la relation et j’ai éclaté de rire.

Et alors … on peut être légume et montrer son ressenti, non !

 

 

Un rendez-vous manqué

 

Mon amie conteuse a été sollicitée en janvier pour intervenir le dimanche 8 avril, en après-midi.

Heureusement, la vie de Saint Berthauld nous est connue, d’autant plus qu’elle est liée à celle des deux saintes de notre village : Olive et Libérette.

Mon amie a fait des recherches plus approfondies, quoique … elle ne voulait pas que ce soit trop long surtout après un conférencier historien. Elle m’a demandé de l’aider à construire.

Pour cela il n’y qu’à prêter son oreille et réagir. Pas si simple qu’il y parait.

Nous nous y sommes attelées tous les lundis après-midi.

Pour la Journée Mondiale du Conte qui a toujours lieu vers le 20 mars, la légende était prête et bien que ce ne soit pas prévu au programme, elle l’a donnée dans notre village.

Le Prince Albert de Monaco a fait une petite visite dans le village de Chaumont (Le Mont Chauve) à l’occasion de la remise en état de la Chapelle, quelques jours plus tôt.

Mon amie commençait à stresser sérieusement. Je lui avais dit que j’irais l’écouter. Je sais qu’une présence amie est rassurante.

Le dimanche 8 avril est arrivé. Mon époux m’a proposé de m’accompagner et nous sommes partis confiants.

Demande de renseignements prise, sur la salle communale, auprès de jeunes : 400m. Nous avons donc activé le train 11 (les jambes, vous connaissez ?). Le temps était beau, pas de problèmes. Arrivés sur le lieu, pas de voitures.

 Nous continuons à avancer, rencontrons un homme et il nous fait aller jusqu’à la salle polyvalente. Toujours pas de voitures.

En revenant vers lui, je lui ai demandé la salle paroissiale, on ne sait jamais.

Vous vous doutez du résultat : rien, pas de voitures.

Nous avons fait le village en long en large et en travers ! Le nombre de pas que je dois faire dans la journée a été atteint rapidement.

Du coup, comme il y avait longtemps que nous étions allés à la Chapelle nous avons fait la promenade. Enfin, il faut faire le chemin du pèlerinage comme une promenade car pour moi la pente est rude maintenant.

C’est vrai qu’elle a bien changé d’aspect cette petite Chapelle. Dommage que comme tous les lieux saints elle soit fermée.

Nous avons donc profité du lieu et du paysage qui est tellement beau.

Mon époux voulait rentrer par le village de Remaucourt mais la voiture a pris à droite au lieu de gauche.

Si seulement elle avait bien voulu prendre le chemin demandé, nous aurions trouvé des voitures !

La racontée avait lieu dans ce village qui est détenteur d’une fontaine qui a pris naissance lorsque les deux sœurs ont décidé de rejoindre la petite communauté et qu’elles se sont trouvé séparées. Mais cette histoire fait partie de la légende de Sainte Olive et Sainte Libérette.

Nous avions trop parlé du grand saint !