Archive | janvier 2018

Chance

 

 

 

 

Madame Jill Bill, la maîtresse, a demandé à Chance de se présenter à la cour de récré. Il a encore pris le mauvais chemin ce matin. Pas de chance, il arrive en retard.

 

 

Ses parents ne l’attendaient pas si tôt. Le prénom, ils n’y avaient pas pensé plus que ça. 

Quand il a poussé son premier cri, c’était un vendredi 13.

Ils avaient entendu dire que le vendredi 13 porte chance. Du coup, l’idée leur est venue : pourquoi ne pas le prénommer Chance. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Pour eux, c’était vraiment un beau prénom. C’était sans penser aux autres. A ceux à qui cela ne plairait pas de savoir que ce petit pourrait avoir autant de chance que s’il en pleuvait.

Rapidement, Chance a entendu des paroles moqueuses. A l’école … n’en parlons pas !

Il ignorait que la chance passe pour tout le monde. Qu’il faut simplement savoir la saisir.

Aussi, allez savoir pourquoi, lorsqu’il avait un choix à faire, automatiquement, poussé par des raisons que lui seul connaissait, il faisait pencher la balance du mauvais côté.

Aussi, lorsqu’il s’est agi de choisir la femme de sa vie … il a pris son temps. Il a comparé, soupesé.

 Ses yeux ne pouvaient pas le tromper, celle-ci était vraiment la plus belle. C’est vrai que ses jambes étaient longues et fines. C’est vrai qu’elle avait un corps à faire damner un saint.

C’est vrai que la balance a penché fortement de ce côté. C’est vrai que c’est elle qui a remporté la bague.

L’autre était un peu trop fade à son goût. Elle n’était pas spécialement jolie. Elle ne pérorait pas. Elle n’était pas un faire-valoir, quoi.

Elle avait seulement un cœur gros comme ça.

Chance a, encore une fois, fait le mauvais choix !

Dicton (suite)

 

Il mérite une suite ce dicton !

Quand je pense que je parlais de la Fête de La Pentecôte… Ah oui, c’est tout moi ça ! Bien sûr qu’elle était écrite, seulement ma tête est passée à autre chose et voilà, c’est comme ça.

Les anciens auraient dit que cette année … ben soit elle a treize lunes, soit plus rien ne va comme il se doit !

Le début de la fête de Pentecôte a  détraqué le temps, enfin …pour le moment.

Comme je l’ai écrit, la pluie a arrosé le bal du début de la fête au village.

Là où ce n’est plus normal, c’est que le dimanche, le temps s’est rétabli. Bien frais, certes, mais sans pluie. Là rien ne va plus, quand on dit qu’il pleut à la fête il doit pleuvoir à la fête … point !

Comme la fête du village dure samedi, dimanche et lundi … c’est trois jours de pluie et puis c’est tout !  😉 

Ben non, pas cette année.

Combien de fois ai-je grogné après la fête arrosée et fraîche. C’est vrai et c’était normal puisque souvent cela arrive en mai. Pourtant cette année la Pentecôte était en juin.

Cela n’a pas empêché les jeunes et moins jeunes de bien s’amuser.

Dommage que certaines activités qui avaient lieu il y a quelques années aient été abandonnées.

Le manège n’était même pas là.

Tout est toujours question d’argent.

Et ce n’est pas de la nostalgie, juste dire que la fête part en petits morceaux.

 

Ma rentrée est faite (suite)

 

Aujourd’hui, comme les enfants hier, j’ai repris le chemin du collège.

« Mes » quatre filles m’attendaient, car, maintenant, elles m’attendent.

Tout doucement, elles avancent, elles font des progrès et je le leur ai dit. Elles prennent un peu confiance en elles, peut-être seulement avec moi, mais ça vient et je les ai fait rire en leur disant de ne pas attendre d’avoir 75 ans pour cela.

Elles m’ont même étonnée en me disant avoir lu, un peu, pendant les vacances. Une a quand même dit que c’était la lecture obligatoire. Mais la tablette ….

Je leur avais donné quatre virelangues pour s’amuser avec et en en parlant elles se sont rendu compte que ce que je leur en avais dit était vrai : il y a toujours des sons plus difficiles que d’autres à prononcer et que c’est pour tout le monde la même chose.

Une m’a dit l’avoir fait avec sa maman.

Je commence toujours la séance par un petit conte que je ne le lis pas .

Je reprends sur quelques phrases la lecture précédente et c’est elles qui s’y collent.  C’est pour cette raison que je peux vous dire qu’elles ont fait des progrès.  

Se rendre compte que les syllabes sont encore parfois difficiles à assembler, que les verbes à la troisième personne du pluriel font « an », j’ai vraiment connu cela au premier trimestre.

C’est vrai qu’aujourd’hui, il n’y a pas eu ce problème de verbes au pluriel.

Une lisait comme une machine et à toute vitesse. Là, elle a assimilé qu’elle doit se servir de la ponctuation et comprendre ce qu’elle lit au fur et à mesure.

Pour elle aussi il faudra du temps.

Pendant le premier trimestre, une des jeunes filles a fait un petit stage au CEGPA. Je ne pensais pas la revoir mais elle est là.

Comme je ne vois pas leur professeur, je n’en sais pas plus.

Les deux qui devaient nous rejoindre une fois tous les quinze jours ont joué l’Arlésienne. Comme ils ne restent pas à la cantine, il parait que les mères trouvent que cela fait une coupure trop courte pour déjeuner.

Il en faut vraiment peu

 

Un souci : mon article n’est pas parti ! Il date de la semaine dernière.

Depuis hier matin, j’ai cette chanson du dessin animé, le livre de la jungle,  dans la tête.

Peu de chose me direz-vous et pourtant … c’est tant.

Le dernier de mes petits-fils ne voulait jamais me parler au téléphone et puis … une fois, deux fois un petit peu … et hier. Son papa a été épaté de l’entendre me parler aussi longtemps.

Il faut dire que nous avions un sujet idéal : le Père Noël. Lui ne l’a jamais vu, moi si.

Alors, bien sûr, j’ai raconté !

Je le voyais écouter et réagir. Oui, nous nous parlions au téléphone, et alors …

Faites-vous votre cinéma lorsque vous êtes au téléphone et vous verrez … ça marche !

Depuis, je suis sur un petit nuage.

2018 est là.

 

La fin de 2017 était tempétueuse, le début de 2018 aussi !

Ce matin, c’était la belle surprise : Un ciel clair strié de rose !

La vie est ainsi faite. Elle a des bas et des hauts.

A nous de nous la construire du mieux que l’on peut.

Alors à tous, je souhaite que vous arriviez à tirer, chaque jour, une toute petite partie de plaisir pour pouvoir vous en souvenir.

Cherchez bien vous verrez qu’il y en a toujours un petit bout d’agréable, même infime.