11 Novembre

 

Ce matin, j’étais au monument au morts comme chaque année.

Il pleuvait mais cela n’a pas empêché jeunes et bien moins jeunes d’être là.

Après la lecture de la lettre du ministre, faite par notre maire, une femme ici, la lecture du nom des morts pendant la guerre de 14/18, le dépôt de la gerbe, la minute silence, ceux qui étaient là ont entonné la Marseillaise.

Après chaque nom énoncé, une voix répond : mort pour la France.

C’est un enfant qui dépose la gerbe.

Mon village est petit, pourtant j’ai toujours l’impression que l’énoncé des morts est assez long.

Ensuite, nous nous retrouvons pour échanger dans la salle communale, l’ancienne salle de classe.

Je ne sais pas pourquoi, cette année, j’ai eu envie de l’écrire. Peut-être parce que je pensais fort à mon grand-père qui pourtant n’est pas mort pendant cette guerre.

Seulement blessé trois fois.

 Envoyé à chaque fois dans un hôpital à l’opposé de là où il se trouvait avec interdiction de sortir de l’hôpital pendant sa convalescence et ce à chaque fois.

Avait-on peur qu’il se sauve ! Peut-être qu’il se mutine …

 

8 réflexions au sujet de « 11 Novembre »

  1. C’est bien pimprenelle, nos aïeux qui n’ont pas eu une vie belle avec cet épisode douloureux, 14/18 ou 40/45 !! Des jeunes hommes qui ont tout abandonné pour un barda et un fusil, direction les tranchées ! Mon grand-père a eu cette chance aussi, trois fois mis à l’assaut à la baïonnette, c’était lui ou moi disait-il l’émotion dans la voie… alors oui, plus jamais ça… je t’embrasse, JB

    • Oui, malheureusement c’était mais c’est encore et toujours, cela la guerre : lui ou moi. J’ai un camarade qui était en Algérie, lui qui était objecteur de conscience et qui m’a dit la même chose. Il est rentré complètement changé mais toujours aussi gentil.
      Tiens je devrais parler de mon père qui est revenu grâce à moi et qui a « oublié » de repartir.
      Plus jamais cela … je me souviens d’un champ de croix que j’avais fait au lycée en dessin avec cette mention.
      Bises8 Jill

  2. Les petits villages savent honorer leurs morts dans la tradition d’autrefois. Lorsque j’étais jeune on ne nous demandait pas notre avis il fallait que l’on y aille qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. Jusqu’à 9 ans j’y allais bien volontiers car mon grand-père m’y emmenait; il portait le drapeau de son régiment.
    Après j’y suis allée jusqu’à la sixième, enfin il me semble..Puis cela a continué mais sans les enfants des écoles. Dans les villes c’est totalement différent.

    Beau souvenir que tu nous partages.

    Belle soirée et bisous d’EvaJoe

  3. Mon grand-père paternel a été tué en Argonne en 1916, il avait 26 ans. Mon autre grand-père, lui, a survécu, mais avec les pieds gelés.
    Tu as raison, il ne faut pas que leurs souffrances soient oubliées.
    Amicales bises
    Alain

  4. Moi aussi je me suis recueillie au cimetière de mon quartier sur les tombes des soldats de 14/18 et j’ai été surprise de voir combien sont décédés à quelques jours de l’armistice . C’est très émouvant. Sur le chemin de Compostelle, c’est un cimetière Allemand que j’ai pu visiter.
    Bisous Pimprenelle.
    Domi.

  5. C’est une journée toujours émouvante avec des listes bien longues , trop longues … Une guerre stupide et impitoyable avec tellement de souffrance comme toutes les guerres 🙁 Des témoignages poignants qui devraient faire réfléchir …
    Bisous pimprenelle

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