Défi 191 – Se tuer à la tâche

  • Oyez, oyez les Croqeurs de mots...

     

    Sur cette illustration titrée « Se tuer à la tâche »  Jill Bill,  à la barre de la coquille pour cette quinzaine, nous demande un texte incluant une des deux citations suivantes :

    De Paris Hilton

    On a besoin des animaux, le jaguar pour la voiture, le vison pour sa fourrure et le dindon pour la facture !

    De Pierre Doris

    Je me suis engagé dans la marine le jour où mon père a dit qu’on était sur terre pour travailler dur !

     

    Oyez, oyez les Croqeurs de mots...
    Photo Ed Uncovered

    Lorsque j’ai rencontré ce gamin, il naviguait et pendant le repas il m’a confié : je me suis engagé dans la marine le jour où mon père m’a dit qu’on était sur terre pour travailler dur et me l’a prouvé !

    Tout jeune, il entendait la chanson d’Henry Salvador :

    Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os …

    Du coup, à l’école, il avait décidé d’en faire le moins possible.

    Malgré tout, les notes n’étaient pas si mauvaises que cela. Seulement, son père ne l’entendait pas de cette oreille.

    A la fin de la 3ème, au collège, il y a eu réunion au sommet : le père, la mère et le gamin. Année d’orientation, et là, maintenant, c’était la décision pour le choix du métier.

     Quand on lui demandait ce qu’il voulait faire plus tard, le gamin regardait le bout de ses baskets et hochait la tête. Il savait ce que son père désirait plus que tout au monde : le voir naviguer comme tout bon Breton qu’il était, mais il n’en avait pas du tout envie.

     C’était sans compter sur la détermination de son père qui l’a fait embarquer sur un morutier.

    Le gamin a fait la campagne. Le chalutier est rentré au port quelques mois plus tard.

    Le gamin avait sacrément grandi. En l’espace de si peu de temps il avait compris ce que le travail représentait dans une vie. La pêche est un métier plus que dur.

    Il a exaucé le désir de son père : il est entré à l’école de la marine.

18 réflexions au sujet de « Défi 191 – Se tuer à la tâche »

  1. Bonjour pimprenelle… sur terre ou sur mer on travaille tout aussi dur, paysan ou pêcheur par exemple, enfant on reste dans sa bulle, une profession reste vague mais les parents veillent au grain pour les indécis ou les paresseux, hop au bulot ,-) merci à toi, bises de jill

  2. 😛 on dirait presque une histoire vraie ….la mer tu connais toi et quand on a un père breton on ne le fait pas changer d’avis comme ça !

    bisous

    • Beaucoup d’enfants, lorsqu’ils arrivent en classe d’orientation, n’ont pas vraiment envie d’un métier et parfois cela se manifeste par un laisser aller des études. Pas facile de réagir en tant que parents.
      Vraie oui !
      Bisous

  3. Il n’y a pas plus têtu qu’un marin breton 😉
    Mais la mer quand on y a pris goût c’est pour toujours 😉
    Belle participation.
    Gros bisous.
    Domi.

  4. Ah l’envoyer sur un morutier ! c’est carrément le plonger dans le grand bain de la vie sans savoir nager … bigre et il a pris goût malgré tout à la navigation … bises et j’espère à lundi pour découvrir sur mon blog la feuille de route que j’ai préparé pour le défi 192.

    • Justement, il a trouvé cela tellement dur qu’il a préféré reprendre les études. J’avoue que cela a dû être un électrochoc pour lui.
      Je viendrai voir ce que tu nous concoctes pour le N°192. J’espère seulement ne pas trainer pour m’y mettre pour pouvoir envoyer à temps ! C’est tout juste si je ne demande pas la pluie !
      Bonne soirée Jeanne

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