Archive | août 2017

Un parallèle

Je viens de lire, bien sûr, comme souvent, avec du retard, un article de 2009 de Quichottine qu’elle a republié le 1er mars 2017 « Le monde où nous vivons ». (sur : http://quichottine.fr./?p=4364). Difficile de ne pas réagir. Depuis 2009 cela n’a pas changé en mieux.

Je dis souvent que depuis que je suis devenue conteuse je me désespère de l’humain.

Quand on travaille un conte repris du collectage, on peut avoir les cheveux qui se dressent sur la tête tellement on tombe en plein sur notre époque. Bien sûr, on ne vit plus du tout de la même manière, mais … c’est effarant.

D’un conte millénaire, on peut faire un conte urbain.

Qu’on se le dise.

Je rigole quand on vient nous dire que le conte ce n’est que pour les enfants et que c’est gentillet (parole d’un sénateur).

Est-ce que certaines personnes savent écouter et entendre ?

Oui, je le dis que je désespère de l’humain, pourtant j’ai tellement envie de transmettre ce patrimoine de contes en me disant qu’il y aura bien au moins une personne dans l’assistance pour adhérer et d’autres que cela pourra faire avancer, que je continue depuis vingt et un ans.

Je vous donne simplement un exemple : j’ai lu, un soir un conte turc, je crois, à mes deux petits enfants aînés, ils avaient environ sept et dix ans. Une histoire entre un sultan, son grand vizir et Nashrédine, si je me souviens bien.

Une histoire d’argent, de sous, de pari !

A un repas de Noël, je donne un conte urbain. Histoire d’argent, de sous, de pari entre une grand-mère, un banquier et un huissier. L’aîné de mes petits enfants se met à rire et dit : mais Grand-Mère, c’est l’histoire de Nashrédine ça ! Les années avaient pourtant passé.

Croyez-moi, je n’avais même pas fait la relation.

Alors oui, de l’avoir entendu faire un parallèle, cela m’a donné de l’espoir.

Les contes dans lesquels, parfois, on rentre de l‘humour ou de la franche rigolade ont souvent un impact plus grand. C’est ce que j’ai constaté.

C’est un exercice assez difficile.

Merci Quichottine de nous faire réagir et réfléchir sur le devenir de nos petits-enfants, de notre planète, de l’humanité.

 

Etourderie ou pas, à vous de choisir.

 

 

Un petit clin d’œil à Fanfan

J’aime beaucoup lorsqu’elle nous raconte ses étourderies. Cela me renvoie souvent à une des miennes. Autre, peut-être, mais …

Dans un magasin, on m’a offert un échantillon. Vous savez, cette petite pochette scellée et plastifiée à l’intérieur.

Déjà, c’est difficile à déchirer et je râle, bien sûr, à chaque fois.

Ensuite, si vous voulez lire … là ça se corse (que Fanfan n’y voie aucune allusion !).

Malgré mes lunettes, rien à faire, si, peut-être que je prenne le temps. C’est ainsi pour tout ce que je devrais déchiffrer ! Il faudrait que je me balade avec la loupe dont je me sers pour la couture.

Vous imaginez ? 

J’avais réussi à lire : baume hydratant.

J’ai pris ma douche et après m’être séchée, ce que je fais dans la cabine de douche pour ne pas avoir froid,  j’ai commencé à m’enduire consciencieusement de ce baume.

Un drôle d’effet sur la peau.

Un peu collant. Plus je massais plus je trouvais cela collant.

Difficile à expliquer vraiment cette sensation qui m’a fait sortir de la douche, toute dégoulinante et frissonnante malgré le temps, pour mettre mes lunettes et me pencher plus attentivement sur les inscriptions. Après bien des difficultés, en forçant mes yeux,  j’ai réussi à lire : Baume hydratant, comme dit plus haut, et dessous : après-shampooing.

 Faites l’essai, vous m’en direz des nouvelles !

Je ne peux pas dire ce que cela aurait donné sur mes cheveux. Tout ce que je peux dire c’est qu’il a fallu que je reprenne la douche en frottant avec application et vigueur pour ôter ce baume.