Archive | août 2017

Les petits soucis de la jardinière

Ah oui, au fait … des soucis il y en a plein le jardin, tout comme la bourrache, les œillets de poètes et les nigelles de Damas, qu’elles soient bleues ou blanches.

Bizarre, cette année les œillets d’inde ne se sont pas ressemés et très peu les capucines.

Tout cela se mêle joyeusement avec les légumes.

Bien obligée, oui, enfin, ça c’est plutôt monsieur qui s’en occupe, de faire un peu de place.

Quand Monsieur fait de la place … je ne reconnais plus « mon » jardin.

Avant, lorsqu’il rentrait après ses longues absences et qu’il voulait jardiner, j’avais intérêt à le suivre pas à pas.

Combien de fois ai-je demandé où se trouvait telle ou telle plante. Envolée la plante aromatique, le persil et la ciboulette, n’en parlons pas, il ne devait pas connaître du tout ! La binette avait fait son œuvre !

Maintenant, en principe, sagement, il vient me demander si oui ou non il peut arracher, biner ou mettre un coup de bêche.

Au fait, ce n’était pas du tout de cela dont je voulais vous entretenir.

Cette année il a fait chaud de bonne heure. Chaud et sec.

Lorsque j’ai semé les haricots verts, j’ai arrosé, … rien n’a levé.

J’ai fini par voir … un puis deux puis trois pieds sur tout une rangée.

J’avais semé deux « routes », du coup, j’en ai remis deux. J’ai encore arrosé, puis j’ai fini par arrêter car mes réservoirs d’eau de pluie se vidaient.

La pluie a fini par arriver. Une grosse pluie.

Le premier semis a levé. Pas le second.

En désespoir de cause, j’ai semé une troisième fois, juste un rang. Je crois bien qu’il ne restait plus grand-chose dans le paquet et j’ai dû être un peu paresseuse, du coup je ne suis pas allé « en ville » en chercher d’autres.

La pluie est revenue. Elle a mouillé la terre mais pas le dessous des feuilles des premiers. C’est dire à quel point la végétation était assoiffée.

Quelques matins plus tard … tout était sorti.

Les quatre premiers rangs ont continué à pousser, pousser. Les haricots ont tellement poussé qu’ils se sont couchés les uns sur les autres, les tiges n’étant pas assez robustes pour se dresser complètement.

Et je ne voyais toujours pratiquement pas de fleurs. Et je ne voyais pas de haricots.

Heureusement que je suis curieuse, j’ai fini par soulever les tiges et là, stupeur …. Il y avait à cueillir. J’ai cueilli, cueilli … on a cru devenir haricots ! Et ce malgré le congélateur qui a accueilli les paquets pour l’hiver.

C’est ça aussi le jardin … l’apprentissage année après année. Pas une qui ressemble à l’autre.

Le pire est que je continue à cueillir « la dernière route » qui donne encore plus que les autres !

Un parallèle

Je viens de lire, bien sûr, comme souvent, avec du retard, un article de 2009 de Quichottine qu’elle a republié le 1er mars 2017 « Le monde où nous vivons ». (sur : http://quichottine.fr./?p=4364). Difficile de ne pas réagir. Depuis 2009 cela n’a pas changé en mieux.

Je dis souvent que depuis que je suis devenue conteuse je me désespère de l’humain.

Quand on travaille un conte repris du collectage, on peut avoir les cheveux qui se dressent sur la tête tellement on tombe en plein sur notre époque. Bien sûr, on ne vit plus du tout de la même manière, mais … c’est effarant.

D’un conte millénaire, on peut faire un conte urbain.

Qu’on se le dise.

Je rigole quand on vient nous dire que le conte ce n’est que pour les enfants et que c’est gentillet (parole d’un sénateur).

Est-ce que certaines personnes savent écouter et entendre ?

Oui, je le dis que je désespère de l’humain, pourtant j’ai tellement envie de transmettre ce patrimoine de contes en me disant qu’il y aura bien au moins une personne dans l’assistance pour adhérer et d’autres que cela pourra faire avancer, que je continue depuis vingt et un ans.

Je vous donne simplement un exemple : j’ai lu, un soir un conte turc, je crois, à mes deux petits enfants aînés, ils avaient environ sept et dix ans. Une histoire entre un sultan, son grand vizir et Nashrédine, si je me souviens bien.

Une histoire d’argent, de sous, de pari !

A un repas de Noël, je donne un conte urbain. Histoire d’argent, de sous, de pari entre une grand-mère, un banquier et un huissier. L’aîné de mes petits enfants se met à rire et dit : mais Grand-Mère, c’est l’histoire de Nashrédine ça ! Les années avaient pourtant passé.

Croyez-moi, je n’avais même pas fait la relation.

Alors oui, de l’avoir entendu faire un parallèle, cela m’a donné de l’espoir.

Les contes dans lesquels, parfois, on rentre de l‘humour ou de la franche rigolade ont souvent un impact plus grand. C’est ce que j’ai constaté.

C’est un exercice assez difficile.

Merci Quichottine de nous faire réagir et réfléchir sur le devenir de nos petits-enfants, de notre planète, de l’humanité.

 

Etourderie ou pas, à vous de choisir.

 

 

Un petit clin d’œil à Fanfan

J’aime beaucoup lorsqu’elle nous raconte ses étourderies. Cela me renvoie souvent à une des miennes. Autre, peut-être, mais …

Dans un magasin, on m’a offert un échantillon. Vous savez, cette petite pochette scellée et plastifiée à l’intérieur.

Déjà, c’est difficile à déchirer et je râle, bien sûr, à chaque fois.

Ensuite, si vous voulez lire … là ça se corse (que Fanfan n’y voie aucune allusion !).

Malgré mes lunettes, rien à faire, si, peut-être que je prenne le temps. C’est ainsi pour tout ce que je devrais déchiffrer ! Il faudrait que je me balade avec la loupe dont je me sers pour la couture.

Vous imaginez ? 

J’avais réussi à lire : baume hydratant.

J’ai pris ma douche et après m’être séchée, ce que je fais dans la cabine de douche pour ne pas avoir froid,  j’ai commencé à m’enduire consciencieusement de ce baume.

Un drôle d’effet sur la peau.

Un peu collant. Plus je massais plus je trouvais cela collant.

Difficile à expliquer vraiment cette sensation qui m’a fait sortir de la douche, toute dégoulinante et frissonnante malgré le temps, pour mettre mes lunettes et me pencher plus attentivement sur les inscriptions. Après bien des difficultés, en forçant mes yeux,  j’ai réussi à lire : Baume hydratant, comme dit plus haut, et dessous : après-shampooing.

 Faites l’essai, vous m’en direz des nouvelles !

Je ne peux pas dire ce que cela aurait donné sur mes cheveux. Tout ce que je peux dire c’est qu’il a fallu que je reprenne la douche en frottant avec application et vigueur pour ôter ce baume.