Archive | 26 juin 2017

Défi 189

 

Elles seront trois pour ce défi : QuichottineDômi et Jeanne 

Fiction ou réalité.

« La vie c’est comme une pièce de théâtre … »

Parce que ….

“Il y a dans les planches une beauté qui permet à tous,

initiés ou non, d’entrer en contact avec différents univers.”

Avec un mot à caser : Voyage

 

Fiction ou réalité ?

Tu parles d’une fiction l’arrivée dans le monde.

Déjà, la conception. Tu passes de l’un à l’autre sans qu’on te demande ton avis. Là, tu te rends compte que c’est une compétition sportive. Tu es dans un canoë et tu as intérêt à pagayer.

On ne t’avait pas renseigné au départ.

Tu ne sais pas où tu vas, mais tu fonces, tu n’as pas envie de rester à la traîne et de te retrouver tout seul comme un petit malheureux.

A l’arrivée, on ne t’accueille pas en héros. Non, tu es obligé d’enfoncer la porte. Et tu prends tes quartiers.

Là, c’est le bonheur. Tu es tranquille. Tu navigues dans des eaux paisibles. Personne ne te brusque. Tu entends des voix et non, tu ne rêves pas.

Hahaha, tu en apprends des choses, tu en sais des choses.

Mais bien sûr, le bonheur ne peut pas durer. Tu vas l’apprendre à tes dépends.

A un moment donné, tu as un signal d’alerte : il faut sortir à tout prix. Tu as beau dire : non ce n’est pas encore mon heure, rien n’y fait. Mais, tu entends la voix : quel mauvais caractère il a déjà !

Mauvais caractère, mauvais caractère, tu le sais toi qu’il fait bien trop froid pour toi et que si tu sors si peu vêtu, tu vas attraper un rhume. Du coup, tu le fais ton mauvais caractère, et tu retournes te coucher bien au chaud !

Malgré tout, tu te rends compte que plus rien n’est comme avant.

Ca ne peut plus durer un temps illimité.

Au moment où les eaux sortent du ventre de ta mère comme un geyser, tu as la trouille de ta vie. Tu t’accroches comme tu peux à ce que tu peux. Tu te sens malaxé, poussé, aspiré.  Dodu comme tu es, tu te poses la question : comment passer par là !

Personne ne te demande ton avis et d’un seul coup, tu es propulsé, éjecté, craché comme un bonbon.

Tu parles d’une aventure, on se croirait sur les planches.

Non mais, quel voyage depuis le début.

Je vous raconte tout ça, mais … à la sortie, la sage-femme, tu parles d’une sage-femme,  m’a attrapé par les pieds, mis la tête en bas et asséné une grande claque sur les fesses, évidemment j’ai hurlé.

Alors, elle m’a mis le doigt sur la bouche et a juste murmuré : chut … à partir de maintenant tu ne te souviens plus de rien.