Archive | juin 2017

Défi 189

 

Elles seront trois pour ce défi : QuichottineDômi et Jeanne 

Fiction ou réalité.

« La vie c’est comme une pièce de théâtre … »

Parce que ….

“Il y a dans les planches une beauté qui permet à tous,

initiés ou non, d’entrer en contact avec différents univers.”

Avec un mot à caser : Voyage

 

Fiction ou réalité ?

Tu parles d’une fiction l’arrivée dans le monde.

Déjà, la conception. Tu passes de l’un à l’autre sans qu’on te demande ton avis. Là, tu te rends compte que c’est une compétition sportive. Tu es dans un canoë et tu as intérêt à pagayer.

On ne t’avait pas renseigné au départ.

Tu ne sais pas où tu vas, mais tu fonces, tu n’as pas envie de rester à la traîne et de te retrouver tout seul comme un petit malheureux.

A l’arrivée, on ne t’accueille pas en héros. Non, tu es obligé d’enfoncer la porte. Et tu prends tes quartiers.

Là, c’est le bonheur. Tu es tranquille. Tu navigues dans des eaux paisibles. Personne ne te brusque. Tu entends des voix et non, tu ne rêves pas.

Hahaha, tu en apprends des choses, tu en sais des choses.

Mais bien sûr, le bonheur ne peut pas durer. Tu vas l’apprendre à tes dépends.

A un moment donné, tu as un signal d’alerte : il faut sortir à tout prix. Tu as beau dire : non ce n’est pas encore mon heure, rien n’y fait. Mais, tu entends la voix : quel mauvais caractère il a déjà !

Mauvais caractère, mauvais caractère, tu le sais toi qu’il fait bien trop froid pour toi et que si tu sors si peu vêtu, tu vas attraper un rhume. Du coup, tu le fais ton mauvais caractère, et tu retournes te coucher bien au chaud !

Malgré tout, tu te rends compte que plus rien n’est comme avant.

Ca ne peut plus durer un temps illimité.

Au moment où les eaux sortent du ventre de ta mère comme un geyser, tu as la trouille de ta vie. Tu t’accroches comme tu peux à ce que tu peux. Tu te sens malaxé, poussé, aspiré.  Dodu comme tu es, tu te poses la question : comment passer par là !

Personne ne te demande ton avis et d’un seul coup, tu es propulsé, éjecté, craché comme un bonbon.

Tu parles d’une aventure, on se croirait sur les planches.

Non mais, quel voyage depuis le début.

Je vous raconte tout ça, mais … à la sortie, la sage-femme, tu parles d’une sage-femme,  m’a attrapé par les pieds, mis la tête en bas et asséné une grande claque sur les fesses, évidemment j’ai hurlé.

Alors, elle m’a mis le doigt sur la bouche et a juste murmuré : chut … à partir de maintenant tu ne te souviens plus de rien.

 

C’était lundi, au lait.

 

Si vous m’aviez vue !

Quelle chaleur dans la salle de traite. J’ai lancé que ce serait bien de mettre la clim ! Pour qui m’a demandé le maître des lieux. Pour les vaches bien sûr !

Le lait, c’est toujours un moment de papotage. Je sais ne pas être gênante (sinon, il y longtemps qu’il m’aurait mise à la porte, dixit sa mère il y a quelques années maintenant). Nous bavardons de tout et de rien et … des vaches ! C’est drôle, je trouve souvent des questions à leur poser. Eux, je pense qu’ils sont heureux qu’on s’intéresse à leur métier.

Et la traite se fait dans la bonne humeur.

Lundi soir, après le papotage de rigueur, il n’y avait plus que les six dernières vaches à passer.

Cat va les chercher dans « l’antichambre ».

Aïe, une bouchait la porte. Elle ne voulait pas laisser passer celle qui, normalement, devait entrer la première.

Finalement, elle s’est précipitée. Du coup, elle s’est retrouvée la première et la dernière n’était pas à sa place.

Vous voyez ce que cela veut dire ? Non, peut-être pas.

Il faut que je vous dise qu’elles ont un caractère bien trempé.

Non, non, il n’y a pas eu de bagarre. Non pas de coups de queues, de pattes, de cornes (qu’elles n’ont en principe plus).

Rien de tout cela.

La première a levé la queue et cela a fusé.

Je n’ai eu que le temps de me mettre complètement dans le coin du tank à lait. Mais … mais … cela m’a rattrapé !

La dernière a dû trouver cela plutôt amusant … elle a levé la queue et … Oui, elles ont fait un concours d’envoi de bouse !

Il faut dire qu’elles sont en hauteur et que donc … 

Entre elles deux j’étais remplie de confettis ! Mouchetée du bout de mes chaussures jusqu’à la poitrine !

 

Un dicton

 

Je l’ai toujours entendu ainsi au village :

S’il fait beau à la fête à Chappes, il pleut à la fête à Hauteville.

Tous les ans, il y a ceux qui disent : tu parles ce n’est pas toujours vrai. Cela ne les empêche pas de scruter le ciel. Bon, ils n’ont pas tort, mais … Je dis que c’est souvent vrai.

Tous les ans, même si … tout le monde guette le ciel de la semaine d’avant et se fait ses idées quant au week-end de la Pentecôte.

Cette année, il faisait beau à la fête à Chappes !

Comme j’y tiens à ce dicton, je le dis facilement à ceux qui pensent que … cette année …

Hier, le matin le temps était lourd.

Bien sûr que ma petite voisine m’a dit que non, non, le temps va se maintenir, que le bal qui, de tous temps est en plein air, se fera au sec.

Début de soirée, une petite pluie de rien qui m’a fait dire que je n’avais arrosé que mes bacs à fleurs et que j’aurais bien fait de continuer pour les légumes mais que j’en avais plein le dos !

Fin de soirée, la pluie est arrivée.

Comme le bal commençait à 23h …

Cela ne nous a pas empêché d’entendre la musique pendant la nuit et donc de penser que certains dansaient.

Ils ont eu intérêt à se remuer car la température a drôlement chuté.

Cette année n’a pas dérogé à la règle. Les anciens savaient bien tirer des leçons de la nature.

Je n’ai jamais compris comment cela pouvait aussi bien « marcher » ce dicton.