Archive | avril 2017

Anniversaire pour une petite fille

 

 

Une maman nous avait demandé d’animer l’anniversaire de sa petite fille.

C’était l’été, il faisait un temps à donner envie de raconter au jardin.

Le goûter était prêt, le gâteau d’anniversaire n’attendait plus que ses bougies soient soufflées pour être dégusté, les jus de fruits étaient au frais.

Bref, tout ce qu’il fallait pour faire un très bel après-midi. Et nous étions impatientes de donner nos histoires, nos contes.

Nous étions quatre/cinq conteuses et les mamans présentes étaient aussi impatientes que nous.

Les enfants jouaient.

Le signal nous a été donné. Les enfants se sont groupés et nous avons commencé.

Malheureusement, il y avait un bruit de fond perturbant. Il faut dire qu’il y avait peu de temps que nous contions. Nous n’étions pas encore « rodées ». C’est une chose pour laquelle il nous a fallu beaucoup de temps.

Donc … arrêt après un conte et tout le monde présent cherche d’où vient ce bruit de conversation.

De l’autre côté de la rue, l’entrepôt du personnel attaché à la voierie et aux espaces verts. Donc … bien sûr, nous avons commencé à ronchonner après ces hommes qui savaient qu’en face il y avait un anniversaire un peu particulier et qui ne respectaient pas leur engagement. En plus, nous ne comprenions pas pourquoi ils parlaient si fort.

Il a fallu qu’Agnès (un petit clin d’œil à Eglantine), la plus jeune conteuse dise qu’il faudrait peut-être aller leur demander de baisser un peu le son de leurs voix et qu’elle sorte dans la rue pour s’en charger.

La connaissant, nous nous sommes dit : ils vont voir de quel bois se chauffe une conteuse pas contente du tout.

Ni une ni deux, le silence s’est fait !

Agnès est rentrée dans le jardin et elle a éclaté de rire : sa voiture était garée juste à la porte du jardin, elle avait roulé vitres ouvertes et les avait laissées ainsi pour ne pas avoir trop chaud au retour. La radio fonctionnait et, comme elle n’était pas en avance, qu’elle s’était dépêchée, elle avait oublié d’éteindre.

Et les contes se sont déroulés dans la bonne humeur !

 

 

 

Une hirondelle

 

C’était le dimanche 9 avril, comme souvent le dimanche soir, je suis allée à la ferme pour acheter mon lait.

A la fin de la traite … des vaches, pendant que Cat finissait :

de faire « sa vaisselle »

  • les seaux dont elle se sert pour donner du lait aux veaux, oui, ils sont grands mais ils sont gourmands et on ne les prive pas.
  • le bidon qui lui sert pour recevoir le lait d’une vache « à part » (une qui vient de vêler ou qui a un petit problème de santé, ça leur arrive comme à nous).

de faire « sa lessive »

  • les lavettes qui servent à nettoyer les pis des vaches, il doit y en avoir environ trente six, avant l’essuyage avec la serviette intissée pour chacune et qui est jetée à chaque usage.

d’assurer la mise en route du lavage des appareils de traite.

nous avons entendu un cri sonore « tsvouit ».

Oui !!! elle était là l’hirondelle. Attention hein, une seule.

Cet après-midi, ici, nous en avons vu une seule aussi.

Elles arrivent en « éclaireur ». A croire que le temps est encore un peu froid pour qu’elles fassent signe au gros de la troupe d’arriver en force !

Ne nous impatientons pas, nous allons vers le bon côté !

Un sourire, un bonjour.

 

 

On en parle souvent, mais le fait-on ?

Je vis dans un petit village (environ 110 habitants). Tout le monde se connait ou presque car sont venus s’ajouter des jeunes. Hum … pas tellement, je crois quatre couples, plus un qui est là depuis quelques années mais l’homme ne doit pas savoir dire bonjour.

Amusant, plusieurs jeunes natifs du village sont revenus y vivre, mais plus chez papa/maman.

Tout cela pour vous dire que lorsque nous nous rencontrons dans la rue il y a au moins un bonjour souvent accompagné d’une bise. En principe, on prend le temps de demander des nouvelles. Cela dégénère par un brin de causette en plein milieu de la chaussée ! C’est quand même normal non, le village est à nous ! Je ne vous explique pas lorsque cela se fait en voiture, oui, oui, cela arrive aussi !

Les enfants ont eux aussi l’habitude de dire bonjour. Sauf que, souvent, arrive l’âge où on a plus envie de le faire alors on fait comme si on ne vous voyait pas. Seulement cela dure peu de temps.

Mon petit-fils aîné ne marchait pas encore qu’il racontait plein de choses aux gens qu’il croisait. Mon fils m’avait rapporté qu’une caissière qui ne faisait pas attention à lui s’est fait « rappeler à l’ordre ». Cela devait valoir son pesant de cacahuètes.

Il avait remarqué qu’ici on se dit bonjour. Cela lui semblait tellement naturel qu’un jour il a fait la réflexion qu’en ville les gens ne sont pas polis ! A l’époque, il était en maternelle.

En ville, la nôtre est petite, si je ne regarde pas où je mets les pieds par obligation, sinon c’est trop souvent le plat-ventre, je fais un sourire ou je dis bonjour, c’est plus souvent les deux,  et j’ai facilement un retour.

Comme c’est agréable ! Cela me met toujours de bonne humeur.

En plus, lorsque ce partage se fait dans les couloirs de l’hôpital … comme ça fait du bien.