Marguerite

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La marguerite des possibles. Il a fallu ce titre donné à un livre pour l’association Rêves par l’intermédiaire des Anthologies Ephémères pour que me revienne une comptine de mon enfance : Si tu veux faire mon bonheur.

 

si tu veux faire mon bonheur

Marguerite

Marguerite

si tu veux faire mon bonheur

Marguerite donne moi ton coeur

Marguerite

me l’a donné

son coeur

son coeur

Marguerite me l’a donné

son coeur pour un baiser

 

Et c’est mon enfance qui est remontée jusqu’à mon coeur. 

Je ne savais pas, à l’époque, tout ce que ma grand-mère qui se prénommait Marguerite me laisserait en héritage.

Les odeurs de son jardin :  Roses anciennes, iris, œillets. Avec défense de cueillir pour laisser les fleurs vivre le plus longtemps possible, ce qui faisait rager ma tante/marraine qui vivait chez elle et maman.

En écrivant, je me dis que ce refus que j’aie, depuis que je suis dans ma maison avec un jardin,  de cueillir les fleurs vient certainement d’elle.

La tonnelle sous laquelle nous nous tenions avec soit un ouvrage, soit de la lecture pendant les chaudes après-midi d’été.

Les odeurs du petit déjeuner. Ce goût si particulier du café au lait de chez elle. La préparation de mon bain au jardin dans la « baignoire » en zinc.

L’épluchage des légumes qu’elle faisait assise de biais à la table sur laquelle il y avait une cuvette et sur ses genoux sur le grand tablier, une feuille de journal. Il y a peu de temps que je fais comme elle.

Ses gestes du soir.

Si j’acceptais de rester une nuit chez elle, je dormais à l’étage,  chez mon oncle et ma marraine.

Lorsque je descendais lui dire bonsoir,  je la trouvais en chemise de nuit après sa toilette.

Devant moi, elle défaisait son chignon. Sa longue chevelure grise glissait dans son dos. Elle la brossait soigneusement, la ramenait devant elle et faisait une grosse natte. 

Ensuite, elle enduisait ses mains de glycérine et les massait doucement.

Et venait le temps du baiser. J’ai gardé d’elle d’embrasser vraiment, sinon, elle me disait : mais c’est un baiser d’oiseau que tu me fais !

Ce sont des mots que j’ai dit à mes garçons et que je dis aussi à mes petits-enfants.

 

8 réflexions au sujet de « Marguerite »

  1. 😛 que de beaux souvenirs qui me rappellent pour partie les miens…j’hume certaines bonnes odeurs et je ferme les yeux
    merci pour ces beaux souvenirs
    bisous

  2. Coucou Dame Pimprenelle !!! Sourire
    Merci pour ces doux et précieux Souvenirs en Partage… Ils font remonter dans mon Âme les miens… certes, ils sont un peu « différents » mais ont en commun « les douces odeurs » et « les trésors d’instant T » que l’on conservera à jamais… et que peu à peu, nous aussi nous transmettrons à notre tour… Hummmmm, Merci Dame Pimprenelle !!! Sourire Tendresse XXL
    Je te souhaite un très doux lundi ainsi qu’une excellente semaine !!! Intense Sourire
    Mille très tendres Bisoudoux Chaleureux
    ***Tincky***

    • Et voilà, ça sert à ça les souvenirs : à faire se souvenir les autres aussi. J’aime bien, moi aussi, trouver à me souvenir lorsque je lis certains blogs. Avec toi, je me souviens de la mer, des odeurs dans la coline, du bruit des insectes. Mais aussi d’être partie à plus de dix sept ans à La Ciotat avec ma marraine, mon oncle et ma mémé. Merci de me les remettre dans le coeur en ce moment.
      Bisous Tincky

  3. Je n’ai pas connu mes grands-mères… mais j’aurais adoré avoir quelqu’un qui ressemble à la tienne.
    Que de bons souvenirs !
    Merci, Pimprenelle… pour tout.
    Bisous et douce soirée.

    • Sais-tu qu’à l’époque, je ne m’en souciais pas du tout. Ma mémé c’était ma mémé et ma mémère, c’était ma mémère … c’est tout. C’est plus depuis un moment que je ressens cette tendresse qu’elles me donnaient sans que je le sache.
      J’attends encore pour aller marcher, il fait un peu chaud (pourtant j’ai souvent froid !)
      Bisous Quichottine.

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