Archive | octobre 2013

Daphnée

 

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Décidément, Daphnée ne voulait pas se lever, elle disait qu’elle avait mal au ventre. Je lui fais un mot d’excuse.

Madame Jill si vous voulez bien accueillez-là à la cour de récré.

 

Daphnée

jolie petite fée

je t’ai rêvée

je t’ai espérée

quand tu es née

tu avais

petit nez

si bien dessiné

petits pieds

potelés

Daphnée

tu as grandi

mais tout cela tu as gardé

aujourd’hui

tu vas égayer

la cour de récré

vive le mercredi

 

 

 

La Marguerite des Possibles – suite.

 

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 Une sœur de mon époux, vivant en Hongrie depuis de nombreuses années, est arrivée cette semaine pour un petit séjour en France. Elle est donc passée par notre village. Sa fille et sa petite-fille l’accompagnaient.

Hier, j’étais de passage en ville pour une visite concernant un appareillage pour mes oreilles. J’avais donc prévu un temps d’attente et, pour ce faire, j’avais emporté La Marguerite des Possibles.

Etant en ville et ayant dans l’idée des livres pour les petits, je suis allée faire un tour chez mon libraire.

En arrivant à la caisse, j’ai posé La Marguerite sur le comptoir et il a été un peu curieux, encouragé par mes dires.

Dans le livre, j’avais les publicités envoyées par Quichottine. Je lui en ai donné une, puis deux et trois au fur et à mesure de la conversation.

Il a trouvé l’idée de ce livre formidable et il m’a proposé de faire une affiche pour mettre dans la librairie. Bien entendu, j’ai accepté.

Si seulement cela pouvait inciter quelques personnes à être curieuses. Déjà être curieuses, ce serait un grand pas de fait. Pourquoi pas, acheter ensuite. On peut toujours rêver, non ?

C’est bien La Marguerite des Possibles. Oui ou non ?

X, vous avez dit X

 

 

 

Mais non Domi, je ne ferai pas de compleXes, mais je ne partirai pas sur les films classés X.

Mais, moi qui ne compte que les lettres demandées en début de mot … je vais aller me rhabiller vite fait.

Je sais bien que lorsque je bois un peu trop de Xérès je peuX faire n’importe quoi, mais la lettre … c’est du sérieuX.

Fils ainé a eu un Xylophone à roulettes pour son deuXième Noël. De ce fait, nous étions connus sur tout le trajet, de l’appartement à l’Ecole de la Marine de Nantes. Ca c’est du sérieuX.

Et si je vous dis qu’au jardin, je me mets sur les genouX, dans les caillouX, pour compter mes chouX, en les prenant pour des joujouX, pendant que j’entends les hibouX plein de pouX hululer, éblouis par les bijouX que je porte à mon cou. Est-ce vraiment sérieuX ?

 

Jeudi soir, encore un oubli  ! Bisou “X” à tous.

Sauveur

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Sauveur est le prénom que vous avez choisi cette semaineMaitresse Jill, voulez-vous accepter mon héros dans la cour de récré ?

 

Sauveur

c’est un  prénom

 

mais c’est aussi

le mot

qui fait l’homme

en mer

il suffit

de six lettres répétées

mayday

pour voir le sauveur

arriver

 il n’est  pas un héros

juste un homme

qui a choisi

de risquer

sa vie

pour  sauver

d’autres hommes

alors si

en plus

il a pour prénom

Sauveur

ses parents ont bien choisi

dans la cour de récré

je sais

que je serai protégée

lorsque je l’appellerai 

 

Oups,  maitresse, j’ai oublié Sauveur dans l’ordinateur. 😳

A l’abordage – Défi N° 109

 

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Fanfan a pris, d’une main ferme, la barre du navire pour cette quinzaine.

Elle nous propose comme défi de nous rendre dans le phare des Sanguinaires à la rencontre du gardien et d’y prendre un repas.

J’ai joué, j’ai gagné !

Depuis un certain jour que je vous raconterai peut-être dans un temps futur, je ne joue plus aux jeux de hasard. Oui, mais ce jour là, allez avoir ce qui m’a passé par la tête, j’ai renvoyé le papier avec une commande.  

C’était une fin de matinée, la factrice arrive et me remet le courrier. Au milieu, une lettre avec ces mots que tout le monde connait ! Chère Madame, vous avez gagné à notre grand concours : “Une Cliente en Or”,  une soirée dans le phare des Iles Sanguinaires. Au cours de cette soirée, vous serez accueillie par le gardien du phare qui se fera une joie de vous faire visiter le phare et partagera le repas avec vous.

Mon époux s’est bien un peu moqué mais j’étais ravie.

N’importe comment; c’était moi la gagnante, pas lui.

Oui mais, j’avais déjà bien entendu ce nom : les Sanguinaires, mais je ne savais même pas où se trouvaient ces îles. Je me suis précipitée sur le dictionnaire et j’ai vu et lu : La Corse.

Départ en novembre.

Ici, tout était gris, j’étais enchantée de partir. Pour une fois, j’ai pris le train, direction le ferry. J’aime la mer et, pour moi, c’était l’occasion de voyager en Méditerranée.

Arrivée à Ajaccio le matin, j’ai pris le temps de me balader en ville et de remplir mes yeux de ce splendide paysage.

Un petit bateau m’a conduite vers le phare que j’allais visiter. La mer avait forci, la houle était sèche pour moi qui ne connaissait que celle des mers du nord, mais ayant le pied marin, pas de problèmes.

Le patron du bateau m’a débarquée juste au moment propice et s’est éloigné rapidement. J’étais là, devant le phare, la nuit était tombée, mais pas de gardien. Je suis vite entrée à l’intérieur de peur de me faire emporter par une vague plus haute qu’une autre.

Tout était illuminé à l’intérieur. J’étais bien attendue !

J’ai donc entrepris de monter les marches. Que c’est haut un phare. J’avais les jambes raides. Mais toujours pas de gardien en vue. Où donc était  le gardien. Bon, c’était bien dommage, mais j’ai essayé de faire la visite guidée par mes idées de ce qu’était un phare, en me disant que je finirais bien par le trouver.

Pied marin, pas peureuse, mais la mer  drossait fort, le vent soufflait de plus en plus. Ca “ouinait” de partout, j’avais l’impression d’être chez moi et d’entendre le vent dans le sapin, mais en beaucoup plus fort.

J’ai fini par trouver une salle où une table était dressée de très belle façon. Il n’y manquait rien : porcelaine, cristal, argenterie. On ne s’était pas moqué de moi !  Sur le coup, cela m’a fait tout drôle étant donné que j’étais seule.

Mais j’avais faim. Une note sur le four : à réchauffer à 150° pendant 10m. J’ai mis le four en fonction. Je me  suis mise à table et d’un bon appétit, j’ai entamé les entrées froides. Le four a sonné la fin du réchauffage. Ca sentait bon … j’allais me régaler. Tant pis pour le gardien, il allait manque un fabuleux repas.

J’ai ouvert la porte et … suis restée bouche ouverte, tétanisée. Une tête, dont les yeux me fixaient étrangement, était posée sur un plat de service, nappée d’une sauce rouge sang.

J’ai fini par pousser un hurlement de frayeur qui m’a réveillée. J’étais en sueur mais mon mari était bien là, couché à côté de moi, dans le lit. 

Haletante et livide, je venais de comprendre pourquoi : les Iles Sanguinaires.