Archive | septembre 2012

Benoîte

 

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Nous accueillons Benoîte dans la cour de récré. Maîtresse Jill nous surveille du coin de l’oeil !

 

Ma participation.

 

Benoîte

quand tu te tiens

droite

quand tes couleurs

éclatent

tu ravis

me yeux

Benoîte

tout l’été

tu as paré

mon jardin

tu as su

dresser

ton col

pour te montrer

dans le fouillis

de mes fleurs

Martial

 

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Ma participation

 

Maitresse Jill nous a dit que Martial doit arriver dans la cour de récré. Bienvenue à MARTIAL !

 

Martial

qu’avait-il 

à arriver

d’un air aussi

déterminé

il avait décidé

de l’épouser

elle savait

que son père

ne voudrait pas

il disait

trop jeunes

études à terminer

Martial

avait pris un air

martial

mis des gants

demandé sa main

son père avait

dit non

non

non

Martial

avait

dix huit ans

il s’était engagé

dans la légion

elle qui pensait

qu’il allait

l’enlever

de désillusion

elle s’était mariée

mais pas à

Martial

après une année

un bébé

est né

il a pour prénom

Martial

pauvre Martial 

 

 

 

 

le conte

 

 

Si vous saviez ce que le conte a représenté et représente encore dans ma vie, vous comprendriez que je n’ai pas toujours la tête
à publier un article.

 

Je suis plus souvent plongée dans des histoires qui se trouvent dans ma tête, que je ne veux pas écrire pour éviter la
facilité de me relire et donc le « par-coeur » qui me ferait, sûrement, un jour ou l’autre, me retrouver au bord du précipice car je n’ai plus du tout (je vais fâcher mon époux s’il me lit) de
mémoire.

 

En plus, j’ai le trac !

 

Et là, vous voyez, il ne m’a presque pas quittée depuis la moitié de la semaine dernière car nous enchaînons les
racontées.

 

J’ai appris à vivre avec.

 

Je peux dire, qu’une fois entrée dans mon histoire, le trac, si je suis bien en phase avec cette histoire, va
disparaître.

 

Si je sens le public accrocher, alors c’est du bonheur.

 

Mais lorsque je rentre à la maison, si c’est en soirée, mon époux pourrait vous dire que je ne suis pas prête à me coucher. Il
faut que j’évacue plein de choses et c’est lui qui en fait les frais.

 

Certaines, certains, s’accrochent à leurs écrits, moi c’est à l’oralité et aux contes.

 

Peut-être, un jour, serai-je beaucoup plus devant l’ordinateur car, par moments, mes cordes vocales me jouent des tours. Je m’y
prépare … un peu.

 

Et puis, il y a les rencontres entre conteurs que je découvre vraiment cette année.

 

J’en ai connus qui fermaient les portes, à partir du moment où nous n’avions pas envie de continuer à nous former avec eux (en
fait si peu), mais il y a tous les autres, remplis de générosité et qu’est-ce que c’est bon !

 

 

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Ne croyez pas que nous soyons toujours dans une bonbonnière, pratiquement jamais en fait !

Mais raconter, même dans une grange, devant du matériel agricole comme la semaine dernière,
c’était bonheur. Pourtant c’était un conte urbain !

 

PENELOPE

 

 

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Cette semaine, nous devons accueillir Pénélope dans la cour de récré de Maitresse Jill.

  

 

Je suis la jolie Pénélope, l’araignée du jardin, le jardin de Grand-mère Ciboulette, dite Rose d’Or et de Grand-père
Cerises.

 


Pour tous les deux « je file » du jardin à la maison où j’attrape mouches et moustiques !

Retour absolu au jardin, pendant les vacances : les jeunes filles de la maison ont peur de moi;

Je « file » dans le jardin, toute à mon aise de la dentelle arachnéenne, étincelante de diamants déposés par Demoiselle Rosée du
Matin.

Jolie Pénélope, araignée du Matin, « j’attrape » tous les chagrins ; Araignée du Midi, « je traite » les soucis ;


araignée du soir, « je tisse » , « j’inscris » l’espoir sous les rayons de Dame Lune pour vous rassurer, vous montrer la beauté de ce monde enchanté ; le jardin de Grand-mère Ciboulette et de Grand-Père Cerises…