Archive | juillet 2012

ma pimprenelle

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG-copie-1

 

 

 

Un jour Anne m’a fait le grand plaisir de m’offrir une rose pimprenelle. Il faudrait que je la retrouve dans tout mon bazar d’ordinateur.  

 

Je lui avais dit que je mettrais celle de mon jardin sur le blog.

 

Je dis toujours qu’il faut que je publie mais les mots restent dans ma tête, ce doit être
l’habitude du travail sur le conte. Il me faut, souvent, beaucoup de temps pour que l’histoire prenne forme et veuille bien sortir une première fois. Ensuite, il faut le temps du
travail.
 

 

La rose primprenelle d’Anne est la vraie, elle est blanche. 

 

La mienne es arrivée, « comme une fleur », un jour dans mon jardin.

 

Comme je ne l’avais pas plantée, je me suis fait le plaisir de penser qu’un oiseau avait semé une
graine qui a pris son temps et qui a donné ce petit rosier qui est rempli de toute petites roses rouges.

 

Mon pseudo vient du nom de cette petite rose attachée à un conte : le premier que j’ai donné en
veillée, tremblante de trac (je l’ai toujours autant !).

 

Mon époux m’avait composé un petit air moyenâgeux pour que la flûte puisse chanter sa
vérité.

 

J’avoue qu’à cette époque, le travail sur le conte n’était pas ce qu’il est devenu, mais j’avais
eu cette envie d’inclure une petite chanson plutôt qu’une récitation.

 

Je suis , j’étais pour dire toujours, non mais, souvent, en train de dire que je vais arrêter et
il suffit d’une occasion pour que je fonce. Allez comprendre.

 

Puis, l’année dernière, il y a eu l’ouverture du blog. Je ne suis pas à publier tous les jours,
mais vous lire, vous laisser un petit commentaire me fait beaucoup de bien.

 

N’empêche que je cherche toujours du temps pour autre chose, d’autant que je tâtonne beaucoup pour
les liens, les photos.

 

Pour les idées, pas de problèmes, je crois que je pourrais écrire tous les jours. Mais il me
manque encore, parfois, de l’audace.
 

 

Et puis, je ne veux pas laisser ce qui me tient aussi à coeur, le mari (je sais, c’est peut-être
désuet mais j’y tiens), les enfants, la famille, les amies, les contes, le travail sur le conte qui donne lieu, souvent, à de franches rigolades, Lire et Faire Lire, Mademoiselle Nini, lire un
peu, tricoter quand je peux, le jardin, les promenades, écouter la nature et lui parler. Alors … je fais un choix en fonction du moment. 
 

 

 

 

 

 

pauvre jardin.

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

 

Allez donc savoir pourquoi, avant un départ de la maison, il a toujours fallu que tout soit nickel ?

 

Cette année, pour le départ en vacances, je n’ai pas dérogé à la règle.

 

La maison, le jardin, j’avais l’impression que tout était parfait, enfin presque !

 

Pour la maison, pas de problème. Au retour j’ai pu me rendre compte qu’elle n’avait pas été visitée par un mauvais esprit qui
m’aurait tout chamboulé. 

 

 Pour le jardin … Ouf !

 

 

jardin après vacances

 

Lundi soir, tard bien sûr, je me suis précipitée pour lui faire une petite visite.

 

J’avais eu des nouvelles du temps d’ici, mais je ne m’attendais pas à ce que j’ai vu, surtout pour juillet.

 

Les herbes, bon, c’est normal elles ont poussé.

 

Mais les tomates, plus rien. Je me demande si nous arriverons à en manger une. 

 

Les pommes de terre, un voisin charitable a coupé les fanes. Nous pourrons peut-être en manger. Et j’y tiens à celles-ci, c’est
une vieille espèce de la région : de la corne de gate. Elle permet de mettre en route un plat et d’oublier qu’il y a des pommes de terre dedans. Elles restent toujours impeccables dans leur
tenue, à moins, bien sûr, que tout ne brûle et ce qui ne gache rien, elles sont délicieuses.

 

Voilà, la maladie est passée au jardin.

 

Depuis mardi  matin je m’active pour nettoyer
toute cette noirceur. C’est déjà plus présentable.

 

jardin retour vacances

 

Hier, j’ai fait une grosse partie des fleurs . Elles en avaient bien besoin. C’était l’anarchie la plus
complète, devant la maison comme derrière et sur le côté !  On ne voyait pratiquement plus que des soucis. Je les aime, mais il ne faut pas exagérer. Un bon coup de rafraichissement et le
regard pourra se poser, réjoui en essayant d’oublier les patates et les tomates.

 

 

bordure-cour-retour-vacances.JPG 

 

Pour le reste, bizarrement, j’avais peur de voir des haricots verts gros comme mon pouce. Non, les premiers sont tout
juste en fleurs, les autres sont hauts « comme une pomme ».

 

Les salades ont daigné sortir de terre. Mais nous ne les mangerons pas d’ici peu.

 

Les radis ? Il n’y a que les noirs, les roses ont dû partir en vacances.

 

Les concombres, j’espère en déguster d’ici la fin de la saison. 

 

Quand même, les échalottes sont sur la terre à sécher, les oignons ne sont pas trop vilains, les betteraves vont commencer à se
faire déguster, les carottes ont bien voulu pousser un peu, les poireaux sont beaux, la rhubarbe, n’en parlons pas et les framboises tombent. Vite, il va falloir que je fasse, encore, des
confitures.

 

Ben alors, je suis en train de me dire qu’il n’est pas si moche que cela mon jardin. Même si …  en le regardant, le vert des pommes de terre et le rouge des tomates manquent.

 

Maintenant, je vais vous quitter. Une commande à passer. Je vous montrerai lorsque je serai en possession.

 

Ensuite, je retourne dans « mon » jardin !

 

 

en vacances !

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

 

Bonjour tous et toutes,

J’ai complètement oublié de vous dire que je mettais mon
blog en pause pour cause de plein de petits bonheurs et de plein de petites contrariétés à saisir au fil de vacances avec deux petits enfants.

La mer a bien voulu nous accueillir chaleureusement au
début mais Monsieur Mistral a trouvé qu’il avait du travail à rattraper et s’il fait bon se promener, la baignade devient aléatoire.

Madame Inquiète, vos connaissez ? Toujours à se poser
des questions alors que tout se passe bien.

Madame plus, vous connaissez ? Toujours à vouloir en faire
plus alors qu’il n’y en a pas besoin.

Ne boudons pas notre plaisir et profitons. 

 

 

Voilà, je suppose que vous avez ri en lisant ce qui précède étant donné le nombre de jours pendant lesquels je n’ai pas donné
signes de vie.

 

Je suis toujours là et bien là. Même si j’oublie tant de choses dont envoyer mon article !

 

Adamante m’a dit un jour qu’il fallait que je privilégie ce qui me semblait le plus important.

 

Je suppose que mes petits enfants sont plus importants que mon blog, même si j’ai besoin de celui-ci et de vous.

 

C’est aussi une question de clé ! dont, bien entendu, je ne sais pas vraiment bien me servir. Que voulez-vous, c’est tout
moi.

 

Avouez aussi que les vacances incitent à la paresse, et moi, il n’y a pas à me pousser trop !

 

Je vous envoie le chant des cigales.

Chose promise.

 

 

ma pimprenelle qui n'est pas blanche.1JPG

 

 

Suite à un échange avec Mireille, je vais essayer de vous parler du spectacle auquel nous avons assisté, mon époux et moi, vendredi soir et je partagerai ensuite un texte
que j’ai lu, à haute voix, le samedi après-midi.

 

Vendredi soir, nous sommes sortis pour aller voir et écouter la
Cantilène, notre chorale, qui proposait des extraits d’opérettes.

 

Je ne sors pratiquement plus le soir, sauf pour aller
conter.

 

A soirée exceptionnelle, spectacle exceptionnel que je vais essayer
de vous décrire. Alors, s’il vous plaît, faites fonctionner votre imaginaire car je n’ai pas encore trouvé de mots suffisamment forts pour traduire cette splendeur de la
nature.

 

Sur la route, en rentrant, il devait être environ 21h30, en tous
cas, le soleil se couchait.

 

En haut d’une côte cela fait un petit plateau avant une
descente dangereuse parce que beaucoup trop d’automobilistes se permettent de doubler en sens inverse.

 

En arrivant sur ce plateau nous nous sommes pris le ciel en plein
dans les yeux, mais aussi, en plein coeur.

 

Imaginez un ciel couleur bleu et dessus un lé de tissu gris
acier clair moiré, tiré sans une fronce, sans un pli, sur une longueur incroyable, à rejoindre les deux bouts de la visibilité.

 

En plein milieu, une moitié de soleil orangé semble posé sur le bord
du haut et irradie une lumière intense, par-dessus et tout du long.

 

Je crie que si j’avais mon appareil photos …

 

Juste à ce moment là, la voiture amorce la descente et je vais crier
mon admiration pendant toute la descente.

 

Nous avons eu l’impression que « le lé de tissu » était fendu par le
milieu, mais juste une fente nette, comme coupée par des ciseaux qui laissait voir … le soleil descendre en même temps que nous, bien sûr, et arriver en bas du lé pour montrer, tout
doucement, son autre moitié et irradier de cette lumière orangée intense  l’autre bord dans toute sa longueur.

 

Exercice de conteuse que traduire des images, mais là, j’avoue que
j’ai un mal fou si je ne veux pas tomber dans les platitudes, c’était trop beau.

 

 

Si je n’avais pas vu cette nature nous offrir ce qu’elle peut donner
de beauté, je ne sais pas si j’aurais choisi ce texte d’ ALAIN, le lendemain pour travailler sur les sensations.

 

 

Nous voulons déplier le monde.

 

 La vie est bonne par dessus tout ; elle est bonne par elle-même ; le
raisonnement n’y fait rien. On n’est pas heureux par voyage, succès, plaisir. On est heureux parce qu’on est heureux. Le bonheur, c’est la saveur de la vie. Comme la fraise a le goût de fraise,
ainsi la vie a goût de bonheur. Le soleil est bon, la pluie est bonne ; tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est que suite de bonheur. Même les peines, même les
douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.

 

Exister est bon : non pas meilleur qu’autre chose, car exister est
tout, et ne pas exister n’est rien. S’il n’en était pas ainsi, aucun vivant ne durerait, aucun vivant ne naîtrait. Pensez qu’une couleur est joie pour les yeux.

 

Agir est une joie. Percevoir est une joie aussi, et c’est la même.
Nous ne sommes point condamnés à vivre, nous vivons avidement. Nous voulons voir, toucher, juger, nous voulons déplier le monde. Je dis : voilà un sentier, des arbres ; cette ligne bleue, c’est
une colline où je marcherais … Voir, c’est vouloir voir. Vivre, c’est vouloir vivre. Toute vie est un chant d’allégresse.

 

 

 

 

 

Lire et Faire Lire (suite)

 

 

logo lire

 

 

Ce lundi était le dernier jour de l’année pour nous !

 

Une « grande » de CM2  m’a dit qu’elle est triste parce qu’elle entre en 6ème !

 

Nous avons engagé une petite, toute petite conversation. Je voulais savoir pourquoi. Je pensais que c’était par rapport aux
copains/copines. Mais surprise !
 

 

Elle ne va plus avoir son instituteur et elle ne me verra plus.

 

Avouez que c’est tellement gentil. Je ne m’attendais pas du tout à cela de sa part.

 

Comme Monsieur le Directeur est en stage, pour avoir le statut de directeur, nous ne l’avons pas vu avant de
partir.

 

Nous espérons simplement , les élèves en ont beaucoup parlé, pouvoir les retrouver l’année prochaine.

 

Il en est un, pour le faire tenir tranquille, il faudrait qu’il lise tout au long du temps passé ensemble. Il a du mal, mais il
aime. Difficile sans mettre les autres de côté, car eux aussi désirent lire.

 

Il va falloir que j’étudie le problème.

 

Tout au long de ce peu de séances, j’espère que nous leur avons apporté le plaisir des mots. Eux nous ont donné du
bonheur.

 

Ils ont été, sans le savoir, le grand sujet de nos conversations dans la voiture à l’allée et encore plus au retour de chaque
séance.