Archive | 25 avril 2011

merci

  

                  pensée et mâche

                    
pensee de ma cour
– pimprenelle

 

 

Elle est pour vous, tous ceux qui sont venus me
rendre visite.

Je les ai remerciés mais le faire, là, aux yeux de tous, c’est autre chose.

Et tout cela sans faire de présentations.

Quichottine m’a ouvert, en grand, la porte de sa bibliothèque.

Quant au Capitaine Tricôtine elle m’a nommée Mousse au Chocolat.

Imaginez, elle ne pouvait me faire plus grand plaisir.

Le chocolat, je m’y suis mise il y a quelques années, rien que du noir. Le médecin a décrété que c’était une nécessité. Il
pensait sûrement que je resterais à un ou deux morceaux.

Pour la navigation, je connais, mais pas sur une coquille de noix. Non, comme je vois les choses en grand, le plus petit navire
que j’ai connu faisait mille six cents tonnes de port en lourd et le plus grand dix huit mille tonnes de port en lourd. Mais je me suis arrêtée là, monsieur mon époux ayant décidé de prendre une
retraite bien méritée, pour nous deux !
 

 Comme je voulais lui laisser de la place dans la maison, j’ai fait le choix d’être conteuse, mais conteuse dans
l’oralité.

Une toute jeune amie a, un jour, ouvert un blog. Je l’ai visité et j’ai fait la connaissance d’Eglantine. De fil en aiguille,
que je maniais bien dans le temps, je suis arivée chez Adamante, qui m’a fait découvrir Snow. Et j’avais décidé de rester à ce stade déjà très prenant pour moi. C’était sans compter Adamante et
l’histoire de son chat Amon Râ. Mademoiselle Nini, la chatte de la maison a tant fait qu’il a bien fallu que je m’exécute. Alors, je me suis mise au clavier en disant que c’était juste comme ça
!

Et voilà où tout cela m’a menée. Mais j’ai bien prévenu tout le monde, ce ne sera pas régulier. Enfin, on verra bien … Après
la saison du jardin …

 

 Les réponses aux commentaires se feront
certainement attendre

 link

chenille

link 

  Il y a quelques jours, je faisais des boutures de géraniums de l’année passée, comme je le fais souvent au
printemps et cela m’est revenu.

Un soir de l’été dernier, j’arrosais mes plantes.

Mes plantes, je les caresse, je leur parle et je crois bien qu’elles aiment. Pour ce qui est de faire causette, ce n’est pas
réservé aux plantes, je parle à tout ce qui se présente : les légumes, le ver qui sort de terre, la sauterelle, le papillon,  les oiseaux, avec un faible pour le merle parce qu’il me répond.
Sans compter, bien sûr notre petite chatte Nini et notre chien Garfield. Oui, je sais ce n’est pas un nom de chien, mais c’est comme ça.

Mais ce soir là, je parlais à mes géraniums,  passant mes mains sur les feuilles,  retirant une fleur fanée et soudain
mes yeux se sont écarquillés, je ne comprenais pas. J’étais sûre d’avoir vu bouger, mais quoi ? Je ne voyais plus rien. Je n’avais quand même pas eu la berlue. Je sais bien que, parfois, je rêve
éveillée, mais quand même. J’ai cherché, écartant délicatement chaque feuille et j’ai fini par la trouver. Je ne veux même pas vous la décrire. Regardez-la. N’est-elle pas belle ?

 

 

chenille dans le jardin (1)

 

 

Je peux dire que je suis restée un temps infini à la regarder, à l’imaginer devenue papillon. Elle était si belle.

Je crois bien qu’elle m’a fait un clin d’oeil.

J’ai appelé mon époux et nous avons rêvé ensemble. Il y a des moments magiques.

La nuit est venue, je ne l’ai plus vue. Le lendemain, ellle avait disparue.

Lorsque j’ai montré les photos, une voisine m’a demandé ce qu’était devenue la chenille. Que répondre sinon que j’espère
qu’elle a vécu sa vie de papillon.

– Oui, mais quel papillon ? 

– Comment le savoir.

 – Il fallait la mettre dans un pot avec un couvercle troué.

Je n’y ai même pas pensé.

Je ne suis pas un esprit scientifique et je n’aime pas mettre en prison pour voir. C’est peut-être idiot

Je ne peux qu’imaginer.

Le papillon, j’aurais bien aimé le voir, admirer ses couleurs. Il devait être habillé comme pour un cocktail et ce pour
 tout la
 journée.