entre brume et soleil

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                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Une maison de rêve – défi 180

 

    • Oyez oyez les Croqeurs de Mots...

      Pour la communauté « Les Croqueurs de Mots »
      JB à la barre n°180

       Oyez oyez les Croqeurs de Mots...
      Artopterre

       

      Quinzaine du 13 au 26 février 2017
      Thème du lundi/défi 20 février:

      Mari bricoleur rime t-il avec
      « La maison du bonheur… » 

      Il n’y a  qu’un petit hic : employer le mot idiosyncrasie dans le texte ! 

       

       

      maison-pas-comme-les-autres 

       

      Sa future belle-mère l’a prévenu : vous n’aurez ma fille en mariage que lorsque vous lui assurerez un toit.

      Il s’est dit, je suis bricoleur, construire une maison ça ne doit pas être bien difficile.

      -        O.K, pas de problèmes on va s’y mettre !

      Il a dit d’accord. Mais c’était sans compter sur leur idiosyncrasie

      Lorsqu’ils étaient jeunes étudiants, ils avaient chacun une petite pièce meublée par ce que chacun avait pu emporter de chez ses parents 

      Il a commencé par les plans. Oui mais, Lui et Elle n’étaient pas d’accord sur l’emplacement des pièces : elle voulait une grande pièce à vivre, avec tout autour, les chambres, la salle de bains les W.C.Bref, tout le confort quoi.

      Sur deux étages a-t-elle dit. Elle n’avait vraiment aucune notion d’une construction !

       Alors, tout simplement, il a eu l’idée de faire pièce par pièce à l’endroit qui leur plairait à tous les deux.

      Ils sont allés dans la grande enseigne de bricolage du coin. Là, ils ont commencé leurs emplettes : petit manuel de bricolage, sable, ciment, parpaings, pelle, truelle, seau, volige..

      Pour payer tous ces frais, plus question de continuer à payer leurs chambres, il leur a donc fallu trouver une solution. Le grenier a donc été le premier endroit aménagé … hum… au rez-de-chaussée. Ben oui quoi, il fallait bien mettre à l’abri les quelques meubles qu’ils ont déménagés. Comme elle était conteuse, sur la porte elle a écrit : Le Grenier d’en Bas

      Ils la voulaient à leur goût cette maison de leurs rêves.

      Au fur et à mesure qu’ils en parlaient, il faisait une pièce. Ils vivaient dedans et rien ne leur plaisait plus que s’appeler à tout bout de champ pour savoir où l’autre se trouvait.

      Ils vivaient tellement dedans, lui à « bricoler » elle à conter, chanter, parler et rire, qu’ils ne se sont pas rendu compte de l’allure qu’elle prenait.

      Un jour, il a voulu admirer son œuvre. Il est sorti a levé les yeux et est tombé raide, non pas mort, sonné quoi.

      Elle qui ne l’entendait plus est sortie à son tour l’a vu par-terre, a regardé la maison de leurs rêves et a simplement dit : Elle est magnifique la maison que tu as construite. D’accord, au premier regard, elle semble un peu bancale mais dedans, on y est si bien.

       

       

Notre chien Billy

  

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Voilà, c’est ainsi que Billy est entré dans notre vie. Après le refus de notre fils, il fallait bien faire bonne figure. Pourtant, c’est vrai que pour moi aussi (je dis moi car mon mari était embarqué à ce moment là), c’était dur.  Ma sœur et mon beau-frère avaient cru bien faire, mais …

Malgré tout, il a dû se sentir bien parmi nous, car il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour se faire accepter et il faut bien avouer qu’il a réussi !

C’était un beagle, un chien de chasse. Question chasse, il connaissait, c’était inné, et n’avait pas besoin de maître pour y aller !

C’est vrai que lui aussi, comme Mimi, a été vagabond toute sa vie.

Il était vagabond mais très sociable. Lorsque Méphisto est arrivé à la maison, ils ont tout partagé : le panier et les repas.

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Contrairement à Mitsy, il ne supportait pas la voiture. C’était un vrai problème, ne serait-ce que pour faire les 13kms qui nous séparent de la ville.  Aller chez le vétérinaire était un cauchemar : pour lui mais pour nous aussi ! Lui était malade et nous nous ramassions.

Un jour que le poste de radio avait été retiré de son emplacement pour réparation, mon gros Bill n’a rien trouvé de mieux que de vomir dans le trou bien encastré !

Je crois que nous avons essayé toute la panoplie de l’époque même l’homéopathie dont il a trouvé le moyen d’avaler tout un tube. Car il était d’une gourmandise folle. Maman disait que je ne le nourrissais pas assez. Je le nourrissais tellement peu qu’il a fallu le mettre au régime et c’était un vrai casse-tête. Je me dis, là, en ce moment, qu’il avait peut-être passé une période sans tellement de nourriture, avant de nous connaître.

Je le surveillais comme le lait sur le feu surtout le dimanche soir, les éboueurs passant dans la nuit du dimanche au lundi, à l’époque.

Il suffisait d’un rien, d’une mauvaise manœuvre pour sortir la poubelle, de la famille qui repartait le soir et hop, il se carapatait. Je n’avais plus qu’à chercher dans la nuit. Au bout de quelques fois, j’ai trouvé ses endroits de prédilection : il avait repéré les poubelles qui fermaient mal et … il allait les vider.

Je n’avais plus qu’à le rentrer, prendre mon balai, ma pelle et mes gants et retourner faire le ménage !

A la ferme voisine, lorsqu’il y avait un vêlage, là aussi il fallait le surveiller de près sinon, il s’éclipsait et allait “déguster” la délivrance ! Et là, ensuite, s’il avait avalé trop vite, ça pouvait ressortir dans la maison !

J’ai failli avoir des histoires avec ma voisine d’alors. Heureusement que nous préférions la discussion à la dispute.

Il avait fait connaissance avec les animaux de la ferme, vaches, taureau, jument, poules, coqs et dindes, sans poser le moindre problème.

Les poules étaient en liberté aussi bien dans la cour de la ferme que dans la rue et derrière chez nous étant donné que je n’ai jamais connu de portes aux fermes par ici. Donc Bill gambadait joyeusement dans la basse-cour. C’était pourtant un chien de chasse. Il savait seulement qu’il n’avait pas le droit de toucher.

Une poule rousse a décidé, un jour, de couver. Ma voisine l’a installée et hop … vingt et un jours plus tard, il y a eu des poussins. Encore un peu plus tard, ma voisine a retiré la cloche en grillage qui empêchait les poussins d’aller faire connaissance avec un extérieur dangereux pour eux.  Bill, bien entendu, s’est approché puis doucement les a sentis sans intention aucune de les croquer. La poule rousse avec son instinct de mère lui a foncé dessus. Elle l’a piqué et battu avec ses ailes.

Les poussins ont grandi et sont devenus de beaux poulets roux comme leur mère.

Un jour, ma voisine est venue frapper à ma porte. Elle tenait un poulet mort dans ses mains. Bill avait frappé !

Le problème est qu’il n’y a pas eu que ce poulet. Mon chien a continué. Un jour il m’a même offert un tableau de chasse devant la maison. Sur le talus, il avait aligné trois poulets.

Tous les poulets roux de la poule rousse y sont passés !

Et nous, pendant ce temps, cherchions ce qui avait déclenché ce processus d’extermination. C’est la fermière qui pensé à ce jour où mon chien avait pris la volée de sa vie !

Ma voisine a fait cuire sa poule rousse et elle n’a plus eu de pertes de volailles.

Il a fini sa vie chez le vétérinaire. Du coup, nous avions décidé de ne  plus avoir de chien.

Et puis, et puis … il y a eu Garfield quelques années plus tard.

 

Notre chien Mitsy

 

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Nous étions venus passer un week-end chez mes beaux parents.

A cette époque là, il y avait un café qui faisait épicerie et dépôt de pain au village. Les propriétaires n’étaient pas d’ici et ils étaient jeunes. Ils avaient commencé à avoir des idées pour attirer la clientèle. Un billard avait été installé ainsi qu’ une piste pour les joueurs de boules.

C’est chez eux que nous avons fait connaissance avec celui qui deviendrait notre chien plus tard. C’était un bébé chien, un croisé, un bâtard, un sans grade. Je ne sais pas ou plus d’où il venait ni quelle chienne lui avait donné la vie. Je me souviens seulement que la jeune femme lui donnait le biberon. 

Après la naissance de notre premier fils, nous avons fait un grand saut et de la mer nous sommes venus vivre au village, en Ardenne.

Le bébé chien avait bien grandi mais pas en sagesse. C’était le petit gâté, celui qui avait tous les droits.

Malheureusement, comme cela arrive dans certains couples, il y a eu des mots  dans celui là. Madame est partie avec son fils et a laissé le chien à Monsieur. Tenir ce genre de commerce seul ne lui convenait pas à lui qui était peintre et décorateur. 

Pour trouver du travail, puisqu’il ne faisait pas partie de l’agriculture, il partait dans les zones urbaines mais ne rentrait pas régulièrement. Lorsque sa voisine entendait le chien qui était à la niche, pleurer un peu trop longtemps, elle traversait la rue et le nourrissait.

Un jour, le maître est rentré et a dit que s’il ne trouvait personne pour prendre son chien, il le tuait. Personne n’a été étonné, c’était comme cela. Il était préférable de tuer sa bête que de la laisser seule et malheureuse.

Nous nous sommes dit : un petit enfant et un chien ne peuvent faire que bon ménage et le fils apprendra certainement beaucoup à ce contact.  Et voilà comment Mitsy est entré dans notre vie.

rodolphe mitsy septembre 67 (2)Notre fils était un bébé mais plus au berceau, Mitsy s’est donné la mission de le surveiller. Il était toujours à côté de lui. Un jour , notre fils qui commençait à parler, m’a dit : maman Mimi grogne. Mitsy était trop difficile à dire pour lui, il avait opté pour Mimi et c’est le nom qui lui a toujours été donné par la suite.  Il était couché sur lui en train de lui tirer les oreilles et d’essayer de mettre ses doigts dans le nez du chien. La leçon a été faite, et très facilement retenue.

 Il n’a jamais mordu, pourtant, tout le monde en avait peur : il était noir, poil long ondulé et tout fou. Ah tout fou on peut le dire ! Il adorait la neige.

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Ce chien a été de tous nos déplacements. Il est parti avec nous pour la dernière année de cours du mari et s’est très bien adapté à la ville. Par contre, comme il était d’une grande jalousie vis-à-vis des autres chiens et qu’il ne supportait pas de les voir nous approcher, il fallait faire très attention.

Lorsque nous pouvions l’emmener et tant que les bateaux ont eu un pont de bois, il venait avec nous. Ah, je peux vous dire qu’il a marqué les esprits. Un jour, il a pris la poudre d’escampette comme cela lui arrivait à la maison et comme j’étais à sa recherche, j’ai entendu deux matelots dire : Madame Chef va être contente lorsqu’elle va le voir ! Je me suis précipitée et oui, je l’ai vu, il était sur le quai et se roulait dans de la graine de cacao mouillée et je peux vous dire que l’odeur … a de quoi faire lever le cœur (tout au moins le mien). Il était tellement dans son truc qu’il ne m’a pas sentie arriver et que j’aie pu le faire monter à bord sans problèmes. Combien de douches ??? Je ne pourrais même pas le dire.

C’était Mimi , il était toujours prêt à partir à l’aventure, mais seul. Combien de fois avons-nous couru après lui, combien de fois nous a-t-il fait relever la nuit. Il venait aboyer sous les fenêtres de notre chambre et aussitôt que nous arrivions à la porte il prenait sa course.  Combien de fois avons-nous couru après lui en pyjama, robe de chambre, la pile pour nous éclairer à la main, dans les étables, les écuries, les rues du village.

Je disais que s’il avait les moustaches brunes, c’était à cause de la neige qu’il fouillait avec joie.

C’était un affreux jojo mais nous l’aimions, il faisait partie de la maison.

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En vacances, alors qu’il avait une folle avoine entre deux doigts de pattes et qu’il m’était impossible de la lui retirer, le vétérinaire qui ne le connaissait pas a demandé son âge et lorsque j’ai annoncé 13 ans, il a dit : non je ne le crois pas, il agit comme un chien de trois ans ! et cela l’a bien fait rire. 

Notre fils et lui, deux grands copains, deux inséparables ou presque. Il est mort à un gros seize ans alors que notre fils fêtait ses 15 ans avec ses copains.

Lorsqu’en fin de semaine, mon fils a vu la voiture de sa tante et son oncle arriver, il était tout joyeux. La portière du côté passager s’est ouverte, un chien est descendu de la voiture, mon garçon a demandé ce que ce chien faisait là et ma sœur a répondu : c’est ton cadeau.

Mon fils a tourné le dos et est parti à toute vitesse vers les champs en criant : je n’en veux pas.

Bien sûr, nous l’avons gardé et cela s’est bien passé ensuite, mais … faire cadeau d’un animal, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

Défi N° 178

 

nouveau logo des croqueurs de môts

 

 

 Pour ce défi N° 178 Lilou Soleil  a pris la barre de la coquille et nous fait part d’une chose :

 

« Le seul truc pas chouette c’est qu’au paradis,

on va manquer de saucisses et de chips. 

Dieu ne veut pas qu’on ramène des choses d’en bas.

Il a crée le paradis, donc c’est parfait… Point !  

Et on en a pour l’éternité »

Parole de détenus, de jeunes de l’école de la deuxième chance.

Alors que vous inspirent ces paroles  ? 

 

 Il était une fois … trois jeunes épris de hard-rock. Ils viennent d’écouter leur groupe préféré. Ils sortent du concert avec de la musique plein la tête. Dans la voiture qui les ramène vers leur ville, ça discute, ça grattouille une guitare inexistante, ça reprend un morceau “culte”. Ils sont encore dedans quoi !

Soudain, une voiture leur coupe la route et c’est l’accident.

Tous les trois se retrouvent devant les portes du Paradis. Saint Pierre, son grand trousseau de clefs au côté, les accueille. Les garçons ont l’air un peu étonnés,    secoués. Ils demandent  quels sont les papiers à remplir. Saint-Pierre leur répond qu’il a juste besoin de leurs noms.

Il va chercher son Grand Livre et trouve chaque nom et prénom.

- Voilà, leur dit-il, je vois que vous êtes des garçons honnêtes, que vous n’avez jamais commis de mauvaises actions, pas de vols, pas de meurtres à votre actif, donc les portes du Paradis vous sont ouvertes et je vous souhaite la bienvenue.

- Mais qu’allons-nous faire ? demandent-ils.

- Vous laisser “vivre”. Vous verrez vous allez vous plaire, ici aussi il y a de la musique.

Les premiers jours, effectivement, les trois jeunes apprécient. Ils se retrouvent dans le grand salon pour écouter la musique céleste mais un jour ils se regardent et vont voir Saint Pierre.

- Tu n’as pas d’autre musique à nous passer ?

- Non, celle-ci est celle du Paradis et c’est la meilleurs des musiques.

- Ben, on ne dit pas non, mais on aimerait que cela bouge un peu plus, tu vois, qu’il y ait de l’électro et que ça sonne dur.

Quelques jours passent encore et leurs oreilles perçoivent comme un bruit qui leur rappelle quelque chose. C’est une salle de spectacle qui se remplit pensent-ils. Du coup, il tendent l’oreille un peu plus et entendent une musique qui leur rappelle un peu celle qu’ils aiment écouter.

Ils retournent voir Saint Pierre lui parlent de ce qu’ils ont entendu et lui demandent d’où cela provient.

- De l’Enfer.

- Pourrait-on aller faire un petit tour par-là ? juste pour nous remplir de la musique que nous aimons.

Saint Pierre se gratte le menton.

- Ce n”est pas prévu dans la table de nos lois, il faudrait que Dieu soit d’accord.

Les jeunes l’ennuient tellement qu’il va voir Dieu et il revient avec la permission de sortie mais il faut rentrer à l’heure donnée. Pas de problèmes. Ils sont partis en Enfer et reviennent à l’heure prévue. Trois fois, il vont ennuyer le bon Saint-Pierre. Mais comme celui-ci les a à la bonne, à chaque fois il intercède auprès de Dieu et les jeunes sortent du Paradis pour y revenir bien contents et gavés d’une musique d’Enfer. Seulement, cette troisième fois, le concert a largement débordé de l’heure et même de la journée et lorsqu’ils se présentent à la porte, celle-ci reste close.

Saint Pierre explique qu’étant donné leur gros retard, il a été prié d’accepter de faire entrer trois personnes qui se sont présentées pendant leur absence.et que … comme le quota ne doit pas être dépassé, il leur faudra rester en Enfer.

J’en connais un qui a dû se frotter les mains !

Histoire de pull

 

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Le dernier de mes petits fils m’avait demandé de lui tricoter un pull rouge à rayures blanches.

Tricoter allait malgré que mes yeux avaient grand besoin de changer de lunettes.

 Le pire a été de le monter. Comme je veux des coutures impeccables, il faut coudre maille par maille. Je ne faisais que rouspéter, pourtant mes lunettes étaient nouvelles. Oui, mais elles ne tenaient pas bien sur mon nez !

Bref, tout a fini par s’arranger et le pull était terminé lorsque les enfants sont venus dimanche.

Je donne le petit paquet à mon petit-fils qui le tient à plat dans ses mains jusqu’au moment où sa maman lui dit : tu n’ouvres pas ?

 Le paquet s’ouvre et il tient le pull à bout de bras.

 Sa maman dit : tu ne le mets pas pour l’essayer ?

Le pull a été passé, sa maman a regardé, il était de la grandeur demandée.

Puis elle a dit : tu ne le retires pas ? Là, le non a fusé. Un non sans réplique !

 Il a gardé le pull toute la journée et dans l’après-midi je lui ai demandé s’il voulait que je lui en fasse un autre. J’ai eu droit, là aussi, à un non.

Ensuite, il a dû réfléchir car avant leur départ, il est venu me demander de quelle couleur je ferais le deuxième.

La discussion s’est engagée sur la couleur mais je suis certaine qu’il savait déjà ce qu’il voulait. C’est un vrai filou qui sait mener sa barque.

Il a fini par dire qu’il voulait un pull rouge.

La maman a dit : ah non, pas encore du rouge, il ne veut que du rouge.

Le petit malin a eu gain de cause car il est venu vers moi, m’a montré le col du pull en me demandant très innocemment : c’est quelle couleur là ?. 

Tu sais très bien que c’est rouge ai-je répondu.

 Alors, a-t-il répliqué, le prochain tu le fais blanc, comme cela le pull sera blanc et rouge !

Il a bien fallu que sa maman donne son accord !

Je vous raconte mais cela perd de son sel si on ne voit pas ses yeux moqueurs. La même remarque pour la réception, l’ouverture du paquet et l’essayage du pull !

Et puis, vous savez bien que moi je suis plus dans l’oralité et que passer de l’oralité à l’écrit m’est assez difficile.