entre brume et soleil

ombres et lumièresjpg

                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Un 1er Avril !


Ce soir là, je voulais écrire, mais le jardin m’avait mise K.O, comme souvent.

J’aime mon jardin, j’aime y bricoler comme je dis lorsque je trouve que je n’en ai pas fait assez. 

Et voilà, nous sommes le 4, jour de Pâques et rien n’est écrit. Cela ne va pas m’empêcher d’aller « bricoler ». Mais avant tout, je m’y mets sérieusement.

Le 1er Avril, en toute fin d’après-midi, j’étais prête à rentrer lorsque soudain mon mari m’appelle.

Il était prêt à rentrer lui aussi mais avait une question à me poser : as-tu vu les asperges ?

Bien sûr qu’en arrivant dans le jardin, je fais un petit tour pour voir et souvent me dire que, zut, ça n’avance pas vite.

Plus rien ne va assez vite, à mon gré,  pour qu’il soit fin prêt à recevoir les graines et les plants.

C’est idiot puisque tous les ans il reçoit ce qu’il faut pour nous régaler.

Donc, je suis repartie au fond du jardin et là, stupeur … des asperges. Ho ! pas hautes, pas grosses, mais des asperges un 1er Avril ! Je n’en suis pas encore revenue !

J’aurais dû faire une photo mais … les cinq ont été dégustées avec un grand plaisir gustatif.

Maintenant, il va falloir attendre un peu que le temps se réchauffe un peu.

 

Défi N° 245 – Souvenirs souvenirs

 

Fanfan, capitaine de la coquille de noix pour la quinzaine nous demande une publication pour le lundi 8 février 2021

« Souvenirs, attention danger … » !

A partir d’une photo, ou d’un objet, d’une odeur, d’un lieu , racontez- nous en quelques lignes , un souvenir  bon, gai , ou triste, ou une anecdote de votre enfance, que cela a réveillé en vous .

 

Cette photo me ramène quelques soixante treize en arrière et me fait souvenir du bois de Vincennes et de la rigole en ciment qui drainait la pluie vers le ruisseau.

C’était à qui descendrait jusqu’au ras de l’eau assis dans la rigole.

J’avoue, sans fausse honte, que j’aimais beaucoup me lancer ce défi : ne pas me mouiller les pieds. Il fallait simplement freiner au bon moment avec le côté des pieds.

Aïe les chaussures !

Bien sûr que maman n’aimait pas trop. Les chaussure devaient être un gros trou dans le budget surtout si mon pied n’avait pas grandi et que donc, les chaussures n’avaient pas besoin d’être renouvelées. 

Ca ronchonnait beaucoup et pourtant … je profitais d’un instant d’inattention et hop … vite assise dans la rigole et je descends ! Parfois les pieds se mouillaient. Là, je ne pouvais pas nier.

La punition, si toutefois on peut la nommer ainsi : Un soir, je chahutais avec mon père. Je me suis retrouvée à quatre pattes. Papa m’a attrapée par le fond de ma culotte qui a lâché arrivée à la hauteur des épaules de papa et … plaf, je me suis écrasée à plat ventre sur le parquet.

Qu’est-ce que maman a crié. Après papa car j’aurais pu me faire très mal et après moi car c’était à cause de mes descentes dans la rigole que mon fond de culotte avait lâché.

Apprentissage de l’observation

Il y a … longtemps déjà, mon fils aîné allait à la pêche avec son père ou son grand-père, ou les deux à la fois, si mon mari était en congés. C’était encore un tout petit garçon.

Lorsque le temps était beau c’était l’occasion de partir en famille avec le pique nique.

La grand-mère et la mère avec leur tricot surveillaient surtout si un plus petit s’était joint à cette journée au bord de l’eau. 

Mon fils trouvait souvent le moyen d’envoyer son fil dans les branches. Le grand-père et le père s’armaient de patience pour expliquer qu’il fallait choisir l’emplacement pour éviter ce genre de petits ennuis. 

Du coup, je servais souvent de démêloir de fil à pêche !

Il avait de la patience, mon fils,  mais il en apprenait encore une autre. Pourtant ce n’était que la pêche pour faire une friture.

Il était capable de rester longtemps à fixer le bouchon. Il apprenait la rivière et les rives.

Un jour, en toute fin d’après-midi, il est entré à la maison en criant : maman, monsieur M. est parti à la pêche.

Ce monsieur était notre vieux voisin, que nous avons connu à la ferme, son fils lui a succédé et maintenant son petit-fils.

Qu’est-ce qu’il est menteur ! Il a dit à madame M. qui était à la fenêtre : Cécile, prépare la poêle, je rentre dans vingt minutes avec le poisson.

Pendant vingt minutes, je l’ai entendu en parler et il le guettait le voisin !

Nous l’avons vu revenir avec sa canne et son casier à pêche.

Le fils s’est précipité pour demander à voir.

Monsieur M. a ouvert son casier et le fils a ouvert de grands yeux.

Une belle truite bougeait encore sa queue.

La question a fusé : comment tu le savais monsieur M. que tu reviendrais avec le poisson dans le temps que tu as donné ?

La réponse a été une leçon d’apprentissage de la pêche, une autre pêche.

Je suis allé à la rivière un jour vers cette même heure. J’ai vu la truite.

Je suis retourné toujours à la même heure pendant plusieurs jours et j’ai vu qu’elle chassait toujours pendant que je l’observais.

J’ai su alors que je pourrais la pêcher pour le dîner.

Pour une fois, je partage.

J’aurais préféré ne pas avoir à publier ce texte écrit par une maman.

Il me touche pour la simple raison que je connais un petit garçon et une maman qui se trouvent confrontés à des réalités que nous ne pouvons pas cautionner.

Je peux aller sur FB mais qui viendra me lire car je ne m’en sers pas. J’ai donc décidé de vous le transmettre.

Quand on a un enfant sans difficulté qui fait ce qu’on lui demande et qui a de bonnes notes, on est heureux. Mais c’est une joie ′′ normale ′′ parce qu’il fait bien sûr son devoir.
Mais quand nous avons un enfant avec certaines difficultés, pour lequel chaque apprentissage est plus dur et plus compliqué que pour un autre enfant, le bonheur est plus compliqué, surtout si notre environnement ne laisse pas de place inclusive.
J’aimerais vous demander une faveur sur un sujet important pour moi :
C ‘est la semaine de l’éducation spéciale, autisme, dyslexie, dysortigraphie, dyscalculie, TANG, TEL, TDAH… Pour tous les enfants qui se battent chaque jour pour réussir et ceux qui essaient de les aider, ce serait bien d’apprendre à nos enfants, garçons et filles, et à tous les adultes qui se laissent encore enseigner, à être gentils et à accepter tous les camarades de classe.
Les enfants avec des besoins spéciaux ne sont pas bizarres. Ils veulent ce que tout le monde veut : être accepté !!!
′′ Copier-coller ′′ ceci en l’honneur de tous les enfants uniques mais différents ! S’il vous plaît, pas ′′ Partager ′′ mais ′′ Copier-coller.
Crois-le ou non, nous en avons besoin…
Merci de soutenir l’intégration et l’inclusion de chacun d’entre nous.
Oui parce que nous sommes tous DIFFÉRENTS… Et alors ? ❤️💙
J ‘ ajoute que la diversité enrichit.
Mon fils m’enrichie encore de sa joie d’être 😍

Pélagie … une drôle de suite.

Vous demandiez une suite à :

Le soir du 7 juillet, il faisait tellement bon.

Je suis sortie.

Je vais essayer de vous la raconter. Vous ne me connaissez pas encore.

 

 

Moi, on m’appelle Pélagie.

Oui, je sais, c’est un drôle de nom pour une chatte mais c’est Lui qui l’a voulu. Tout cela parce que je suis arrivée dans Leur maison le jour de la Sainte Pélagie et que, comme Ils deviennent un peu vieux, ce sera plus facile pour qu’Ils se souviennent exactement du jour.

Je sais, vous allez dire que je ne peux pas vous parler de Chipie et pourtant, si vous saviez …

Souvenez-vous de son frère qu’Ils appelaient Vagabond et qu’Ils avaient fini par nommer Titi.

Lorsque Chipie n’est pas revenue, Il a beaucoup sifflé car, lorsqu’Il la sifflait comme pour un chien, elle arrivait.

Ils l’ont cherchée un peu partout. Ce n’était pas difficile, le village n’est pas grand et elle avait fait son domaine juste autour de la maison, là où elle suivait Titi. Ils savaient. Mais peut-être ne savaient Ils pas tout.

Ils ont parlé de sa disparition.

Quand ils ont compris qu’elle ne reviendrait pas, Ils ont pensé à plein de choses : l’accident, mais on leur en aurait parlé. Une bagarre, mais c’est tellement rare que les animaux arrivent à se tuer. Elle a pensé fouine.

Ils ont été bien malheureux, c’est qu’elle prenait sa place dans la maison.

Les jours ont passé, Titi, ne venait plus dans le jardin, même pas quémander un petit truc à manger.

Et puis, un jour Ils l’ont vu arriver…

A leur grande surprise, ce n’était plus Titi, c’était Titie ! Le ventre s’était arrondi. Elle est revenue régulièrement, mais toujours sans se laisser approcher.

N’empêche, elle venait manger. Je le sais, elle me l’a dit.

Nous sommes nés. Nous étions quatre.

Elle nous a emmenés dans Leur jardin.

Il faisait beau, le soleil était là.

Elle est restée avec nous sur le tas de bois au fond du jardin et un jour, elle m’a portée dans le sous-sol de leur maison. Et elle est repartie. Je n’ai pas pu la suivre.

Elle est revenue le lendemain mais elle est repartie sans moi.