entre brume et soleil

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                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Défi N° 170

 

nouveau logo des croqueurs de môts

 

Martine, prend le commandement de la coquille de noix pour ce défi et nous demande de faire un inventaire à la Prévert.

Vous pensez bien que je ne suis pas Prévert, cela se saurait, mais j’ai eu envie de faire fonctionner, un petit peu, mes neurones.

 

 

Pour faire perdre du poids à une femme

D’abord

Avoir l’œil afin de prévoir les proportions désirées

Etre un peu jardinier

Pour faire pousser de l’osier

Il faut savoir l’arroser

Etre aussi un brin vannier

Savoir entrelacer l’osier

Afin de faire un corset aux mesures désirées

Etre petite main

Car il faut  savoir couper et coudre

Connaître le goût de la dame

Trouver le tissu qui lui sierra au teint

Débarrasser la table de toute gourmandise

Enfin gourmandise pour elle

Mettre devant elle salade verte sans assaisonnement

Et fruits en quantité

C’est sûr, elle va bouder

Elle vous tournera le dos dans le lit

 

Si par malheur elle entre dans une pâtisserie

Et se pâme devant un gâteau à la crème

Se dépêcher de l’avaler

Et savoir recommencer avec toute chose qu’elle aime

Lorsqu’elle serrera les poings

Qu’elle prendra le fusil

Il sera temps alors de la faire entrer

Dans la cage d’osier

Puis de glisser sur elle

Taffetas et dentelles

Le lundi (suite)

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Je ne pensais pas qu’il y aurait une suite au Lundi, même petite, mais notre petit groupe a bien ri en ce début de semaine et j’ai envie de partager avec vous.

Je vous avais dit qu’un monsieur devait se joindre à nous pour pratiquer la sophrologie.

Lundi, je demande : au fait, le monsieur qui devait nous rejoindre, que devient-il ? Il a eu si peur de nous ?

Réponse de la “prof” : Tu parles, lorsqu’il est revenu en séance individuelle et que nous en avons parlé, il m’a dit :

- Mais c’est un groupe de vieilles. Que voulez-vous que je vienne faire dedans ?  

- Et toi, qu’as-tu dit ?

- J’avais très envie de lui dire : mais monsieur on ne peut pas dire que vous soyez un perdreau de l’année ! Mais poliment, je me suis abstenue, j’ai juste posé la question : Alors que faites-vous cette année ?

- J’ai trouvé un groupe pour faire de la danse de salon !

Nous avons éclaté de rire et commenté. C’est vrai que de là à penser que ce monsieur est à la recherche d’une aventure … il n’y a qu’un pas que nous avons franchi allègrement.

 

Dumbo ou le sauveteur

A voir chez Adamante pour l’Herbier N°48

 

 

Tu as revêtu 

Ta grande cape de sauveteur du monde

Avec tes grandes oreilles

Tes petits yeux rieurs 

Ta langue qui se tire sous l’effort

On voit bien Dumbo

La douceur de ton geste 

Pour relever la belle tombée dans les épis de maïs

Crois-tu qu’au réveil

Elle veuille bien de toi

 

 

défi N° 169

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Notre amiral Dômi a pris la barre de ce défi et nous a demandé de choisir parmi trois sculptures de l’artiste Bernard Mages pour poser nos mots.

 

On leur avait dit : allez en haut, tout en haut au sommet du Toit du Monde, là-bas vous trouverez la sagesse dont vous avez besoin pour arriver à vivre, survivre.

Hommes, femmes, enfants, des bords de mers, de l’intérieur des terres se sont donnés la main pour essayer d’atteindre le sommet.

Le sommet de la sagesse …

Mais où est la sagesse ? 

Ils ont gravi une montagne, se sont retrouvés sur l’autre versant, gravi une autre montagne et encore et encore. A force de monter et descendre, les jambes se sont fatiguées jusqu’à ne plus pouvoir les porter mais la sagesse avait tellement d’avance sur eux qu’ils ne l’ont pas trouvée.

A chaque arrivée au sommet, ils pensaient la trouver, à chaque arrivée au sommet là-haut, tout là-haut, un étrange vieux leur disait : vous n’avez rien compris … recommencez à chercher.

Il était tout sec, maigre comme clou, mais ses yeux brillaient, brillaient, luisaient de bonté et de sagesse.

Il est arrivé le moment où certains lui ont dit : j’arrête de courir pour attraper quelque chose qui fuit toujours devant. Je resterai chez moi, je prendrai le temps de faire mon travail avec coeur, de donner tout ce que je pourrai donner d’amour à ma famille et tout autour. Pourquoi gâcher ma vie à chercher quelque chose que je ne trouverai peut-être jamais ?

L’étrange vieux a souri.

Il existera toujours un étrange vieux, là-haut qui attendra les impatients au somment du Toit du Monde.

 

Philomène

 

cour de récré

 

 La maîtresse Jill Bill accueille les élèves de cette rentrée 2016 dans la cour de récré.

 

Pour la rentrée

vous allez la voir arriver

dans la cour de récré

Philomène

c’est un drôle d’énergumène

et quelle allure !

sur la tête elle a un galure

dans le ruban

elle a planté

une plume de faisan

mais surtout c’est pas touche

sinon elle vous fonce dedans

elle n’est pas sainte Nitouche

mais elle y tient

à son galurin