entre brume et soleil

ombres et lumièresjpg

                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Les cartes postales

Juste pour vous dire que je reçois des cartes d’un peu partout et que j’en suis très heureuse.

Ces derniers jours ont été perturbés, la preuve, je ne peux même pas aller au jardin comme je le veux et pourtant la récolte de haricots verts à commencée.

J’espère que mes fleurs n’ont pas trop souffert du manque d’arrosage.

Promis, chacune aura une réponse.

Un gros bisous. Non, des gros bisous à chacune.

Histoire de croquettes

 

Ne dit on pas : les goûts et les couleurs ? 

Notre petite chatte Pélagie, chez nous depuis octobre, est nourrie aux croquettes. Attention hein. Pas n’importe lesquelles. Celles de chez le vétérinaire ! 

La  « voisine » Filou, a l’habitude de venir réclamer une petite poignée de croquettes depuis quatre ou cinq ans.

La mère de Pélagie que nous n’avons pas vue cet hiver a repris l’habitude, elle aussi, de venir voir si des fois … il y aurait un p’tit quelque chose a grignoter ou a croquer. Lorsqu’elle vient, soit elle a un ventre qui s’arrondit, soit elle est plate comme une limande mais elle mange.

Dire que jamais nous n’avons pu l’approcher !

Même lorsqu’elle était avec sa soeur Chipie au sous-sol, elle fuyait si nous faisions un pas de plus.

Pourtant, elle aime nous entendre lui parler.

C’est un mystère cette chatte.

En tous cas, ce n’est pas le sujet de mon écrit.

Simplement, un jour, mon mari est allé me faire quelques commissions et a annoncé fièrement en rentrant : j’ai trouvé des croquettes au supermarché, elles ont l’air très bien et le prix est très raisonnable en comparaison de celui que nous payons pour ces félines.

J’ai regardé, moi aussi, la composition.

Rien à dire.

Allez savoir ce qu’elles auraient pu nous dire si elles avaient eu notre langage.

En tous cas, elles se sont très bien fait comprendre. Une grande partie des croquettes sont restées dans la jatte, toutes les mêmes, des grises.

Mon mari a rusé. Il a mélangé avec les anciennes et comme la grande boîte que nous avons a une contenance de 10kgs, ça fait beaucoup de croquettes.

Que ce soit lui ou que ce soit moi qui sert, même résultat !  

Rien à faire. Elles ont continué et continuent à faire leur tri.

Du coup, le soir, puisque c’est lui qui prépare pour la nuit, il y incorpore du pâté. Là, Pélagie veut bien manger le tout !

Eucher

Madame la maitresse Jill Bill nous demande d’accueillir Eucher à la cour de récré.

Je ne sais pas pourquoi, ce matin, dans mon jardin, j’ai aperçue une Euchère. Bien sûr ce n’est pas vraiment le prénom demandé mais j’ai eu envie de la faire entrer dans la cour de récré. Du coup, elle a pris du retard.

 

Euchère ma chère petite

pourquoi te cacher

ne rougis pas

tu es si belle

si frêle

ne dis rien

je vois

ce n’est pas toi qui te cache

ce sont les autres

un peu jalouses

elles ne veulent pas que l’on t’admire

pourquoi être envieuses de toi

 tu ne leur fais pas d’ombre

allez pousse les un peu 

montre toi

Horizons

       

 

 Et si on se faisait un petit tour d’HORIZONS.

Vous savez le livre qui est en souscription sur le site des Anthologies Ephémères au profit de l’association Rêves afin de réaliser le rêve d’un enfant malade.

C’est la septième fois que blogueuses et blogueurs se réunissent pour offrir un livre à cette association et ce à l’instigation de Quichottine, une bloggeuse qui, en plus d’écrire, donne son temps pour la mise en pages, les commandes, si on désire passer par la souscription,  sinon, c’est par The Book Edition, et la réception des livres. 

 

 

Week-end de Pentecôte

 

Le temps est gris avec quelques rayons de soleil et du vent.

C’est ainsi depuis … au moins le début du mois. Et encore, quand il ne pleut pas. Si, si, il pleut très souvent et beaucoup depuis un moment. Mais il en faut. C’est la jardinière qui vous le dit : la terre  a soif malgré tout ce qui est tombé.

Pas un bruit dans le village. Ca, par contre, ce n’est pas normal. Le week-end de la Pentecôte commence le samedi par un bal apéritif fin d’après-midi. Le dimanche on recommence et tout se termine le lundi par une partie de boules en bois.

Je peux vous dire qu’il y a de l’animation, des cris, des rires, des pétards et de la joie. La nuit aussi.

Cette année rien de tout cela. Normal la covid sévit toujours, alors autant prendre certaines précautions. 

Il y a dû avoir, quand même, quelques réusions de famille, mais personne dans les rues. Ce n’est pas qu’elles soient si nombreuses mais d’habitude, encombrées, elles le sont.

Déjà les forains qui installent roulottes, tir et confiserie. En bout de La Place, le charriot agrémenté de feuillages, pour l’orchestre. Que dis-je, il n’y a plus d’orchestre. Depuis longtemps il a été remplacé par un disc-jockey.

Plus de manège non plus pour les enfants. Je me demande même si la pêche au canard existe encore.

Tout coûte trop cher pour une petite municipalité comme la nôtre.

Mais comment faisait-on « avant ». Un avant qui n’est pas si lointain.

Les Jeux Intervillages  amenaient beaucoup de monde. Ce n’est pas ce qui coûte.

Ha ! mais si, il fallait quand même une assurance, ce qui coûte, et aussi du monde pour encadrer, mais les bénévoles se faisaient une joie de donner de leur temps.

Mais au fait, comment faisaient donc les jeunes qui s’occupaient de tout cela il y a vingt cinq/trente ans ? Où trouvaient-ils le temps ? Eux aussi, pourtant, faisaient des études « à la ville ».

Le mardi de Pentecôte était « chômé ». Chacun se débrouillait pour avoir sa journée. Ce qui m’a coûté une intervention orageuse auprès de mon Numéro Un qui, étant au collège, avait décrété, comme les copains, de prendre « la journée du maire ». Imaginez ma surprise lorsque je l’ai appris !

Ce doit être le temps mitigé qui me rend nostalgique.