entre brume et soleil

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                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Histoire de pull

 

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Le dernier de mes petits fils m’avait demandé de lui tricoter un pull rouge à rayures blanches.

Tricoter allait malgré que mes yeux avaient grand besoin de changer de lunettes.

 Le pire a été de le monter. Comme je veux des coutures impeccables, il faut coudre maille par maille. Je ne faisais que rouspéter, pourtant mes lunettes étaient nouvelles. Oui, mais elles ne tenaient pas bien sur mon nez !

Bref, tout a fini par s’arranger et le pull était terminé lorsque les enfants sont venus dimanche.

Je donne le petit paquet à mon petit-fils qui le tient à plat dans ses mains jusqu’au moment où sa maman lui dit : tu n’ouvres pas ?

 Le paquet s’ouvre et il tient le pull à bout de bras.

 Sa maman dit : tu ne le mets pas pour l’essayer ?

Le pull a été passé, sa maman a regardé, il était de la grandeur demandée.

Puis elle a dit : tu ne le retires pas ? Là, le non a fusé. Un non sans réplique !

 Il a gardé le pull toute la journée et dans l’après-midi je lui ai demandé s’il voulait que je lui en fasse un autre. J’ai eu droit, là aussi, à un non.

Ensuite, il a dû réfléchir car avant leur départ, il est venu me demander de quelle couleur je ferais le deuxième.

La discussion s’est engagée sur la couleur mais je suis certaine qu’il savait déjà ce qu’il voulait. C’est un vrai filou qui sait mener sa barque.

Il a fini par dire qu’il voulait un pull rouge.

La maman a dit : ah non, pas encore du rouge, il ne veut que du rouge.

Le petit malin a eu gain de cause car il est venu vers moi, m’a montré le col du pull en me demandant très innocemment : c’est quelle couleur là ?. 

Tu sais très bien que c’est rouge ai-je répondu.

 Alors, a-t-il répliqué, le prochain tu le fais blanc, comme cela le pull sera blanc et rouge !

Il a bien fallu que sa maman donne son accord !

Je vous raconte mais cela perd de son sel si on ne voit pas ses yeux moqueurs. La même remarque pour la réception, l’ouverture du paquet et l’essayage du pull !

Et puis, vous savez bien que moi je suis plus dans l’oralité et que passer de l’oralité à l’écrit m’est assez difficile.

 

Défi N° 177 – Je voudrais un mari

 

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  •  Pour le défi N°177, Fanfan nous propose  de commencer l’année en chansons :
    Vous choisissez une chanson que vous aimez ,ou que vous détestez.N’oubliez pas d’indiquer de quelle chanson,il s’agit.
     A partir de là vous écrivez un texte (pas trop long) en vers, ou en prose ,comique,ou triste  ou normal : parodie, critique, commentaires “off” ,entre les phrases de la chanson   …. au choix
    Dans ce texte ,vous intégrez  au minimum, 5 mots de cette chanson.

  •  

 

Je voudrais un mari

Mais pourquoi faut-il donc avoir un mari ?

Docile et sans reproches

Si il  faut vraiment avoir un mari, il a intérêt à être parfait

Qui aille dans ma poche

Il devra y rester dans ma poche.

Déjà qu’ il va falloir que je le trimbale partout, mais bon j’ai choisi.

Un vrai petit mari

Je le voudrais petit

Si petit qu’on ne le verra pas

Normal, Papa est si grand, tout le monde le voit dans la rue

Mignon et bien gentil

Papa, il est pas gentil, il est toujours en train de rouspéter après moi. Fais pas ci, fais pas ça 

Et qui ne grogne pas

Surtout comme Papa

Ben tiens, c’est pénible Papa grogne tout le temps à propos de tout et de rien

Je veux dans ma maison

Agir à ma façon

Pas envie qu’il vienne fourrer son nez dans mes affaires

Régner, gouverner à ma guise

Ah, pouvoir donner des ordres même à Papa quand il viendra

J’entends faire la loi

Non mais, c’est moi qui commande ici

Tant pis si ça le défrise

Content, pas content, c’est pareil

Papa, il n’a plus de cheveux sur le caillou

 Sinon

C’est sûr, il y aura du rififi à la maison 

Aller au marché

 

Vous qui me connaissez un peu savez que cet article date de … notre retour de Budapest en novembre ! Comme d’habitude, je l’ai rangé et voilà, il attendait sagement.

 

Fin d’après-midi, la belle-sœur s’apprête à reconduire une nièce à l’aéroport et nous partons avec elle.

Au retour, elle décide de faire quelques courses au marché.

Il faut dire qu’il y a plusieurs marchés couverts dans Budapest, des petits, des grands, des anciens parmi lesquels certains vont être restaurés et des nouveaux. Ils sont ouverts toute la journée.

Ne me demandez surtout pas dans quelle catégorie se place celui-ci. Pour y accéder, direction le parking qui se trouve au-dessus du marché. Là vous trouvez un ascenseur pour descendre.

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Nous étions très pressés (ce doit être la famille qui veut ça), du coup, je n’ai pu voir qu’un étage, celui des viandes et poissons, des fleurs et des fruits et légumes. N’allez pas croire, les allées sont très longues. Nous ne sommes pas à la moitié, ici.

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 Au fond se trouve un escalier.

A droite, cette allée avec de chaque côtés , des boutiques de viande de porc et charcuteries. Il y a un peu de bœuf, mais très peu, c’est tout, pas de mouton, ni de veau, ni de cheval.

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 A gauche, une autre allée là, ce sont des boutiques de poules, poulets en entier ou en morceaux et là, surprise : des tas de gésiers, foies et  pattes vendus au poids. Je peux vous dire pour l’avoir vu, chez ma belle-sœur, que c’est un grand régal pour petits et grands. 

Chut … moi aussi j’aime ça et j’ai la chance d’avoir mes volailles entières avec tout ce qu’il faut dedans.

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 Des canards, des oies et des foies gras, bien entendu, en quantité.

C’est vrai que dans le village des parents du beau-frère, les troupeaux d’oies défilaient dans les rues.

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 Et vous pouvez même trouver du poisson, uniquement de rivière.

Il n’y a pas de mer chez eux et ils sont sages, sauf en grandes surfaces car il y en a, dans ce marché, pas de poisson de mer.

Le tout est d’une propreté formidable, comme on aimerait peut-être la voir régner partout.

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Les fleurs avaient été bien vendues.

Le tout (pas que les fleurs, hein), même en fin de journée, est d’une fraîcheur irréprochable.

Je ne me souviens pas avoir vu de plats préparés.

A l’étage du dessus, ce sont des colifichets, des fringues, etc … Mais, comme je vous l’ai dit, nous étions pressés.

Fin de mes photos du marché. Il ne faut pas que je me plaigne, j’ai eu celles-ci quand même. C’est vrai que si j’avais eu mon appareil photos, j’aurais mitraillé, mais bon, j’avais encore été distraite et c’est monsieur qui a bien voulu faire quelques photos avec son mobile (hé non, je n’avais même pas le mien,  je ne l’ai pratiquement jamais avec moi). Oui, je sais, si j’en ai un, c’est pour l’avoir dans mon sac. C’est ce qu’on m’a répété tellement souvent. Le problème, ici, cela ne passe pas donc je ne m’en sers pas ! Non, j’exagère, je m’en sers pour les messages. Cela me joue parfois des tours car s’il n’y a pas de réseau, les messages partent en brouillon et je ne pense pas à regarder.

 

 

 

 

2017

 

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De son plus doux regard, Mademoiselle Nini vous souhaite une Année 2017 pleine de tous ces petits bonheurs que l’on

glane au fil des jours sans même s’en apercevoir.

 

Où sont-elles donc ?

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Je sais bien que le temps doux a perduré mais, depuis fin septembre, mais nous les attendons ! On dirait qu’elles ont disparu du village et pas qu’elles en plus !

Au début, nous nous disions qu’il y avait encore à manger dans les champs et tout doucement nous nous sommes posés des questions.

Nous en avons parlé autour de nous et, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : elles avaient déserté ! Qui ? mais les mésanges bien sûr !

Je devrais dire qu’en ce moment, les oiseaux sont rares. Même les corbeaux ! J’en ai vu une dizaine et encore, en face de la cuisine fouiller l’herbe sous les noyers.

Il n’y a qu’un merle, tout au moins, je n’en vois qu’un et les moineaux sont plus que rares, trois peut-être. Incroyable.

Je me dis que ce doit être les grosses chaleurs qui les ont fait mourir. Quoi d’autre, sinon ?

Lundi dernier, donc le 5 décembre, une mésange charbonnière est arrivée, suivie d’une petite bleue.

Combien peuvent-elles être à venir manger pour le moment : quatre au plus ! Je n’arrive pas encore à le croire.

Nous les guettons, mais … Anne ma sœur Anne … Ben non, je ne vois rien de plus.

Comme elles nous manquent.

Leur balai devant la fenêtre de la cuisine ravissait nos repas.

Même simplement après qu’elles aient repris l’habitude de nous voir lorsque nous étions  occupés dans cette pièce à faire une chose ou une autre, elles étaient là, sans de vraie peur.

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Je vais être positive et me dire que les autres vont arriver. Ce n’est pas possible autrement !