entre brume et soleil

ombres et lumièresjpg

                  dessin Adamante

 

 

 

Le carreau glacé miroite au soleil.

Deux oiseaux se réchauffent.

Ils  observent en silence ce paysage bleuté, étrange, flou, 

Délimité par  des arbres de brume,

Pas encore touché par la lumière

Dans lequel  une patineuse légère tournoie

Entraînée par la musique du kiosque

Et  se faisant face,

Une femme à deux visages, un blanc, l’autre noir

Et  le masque des ténèbres.

 

Saint Valentin

 

Dômi, nous avait demandé une lettre pour la Saint Valentin, avec des mots imposés. J’ai encore dû oublier d’envoyer.

clin d’œil, chaussette, sucette, réfléchir, velours, mèche de cheveux, bonbons, gratitude.

Souviens-toi de mon premier clin d’œil. C’était la première fois que nous nous rencontrions. Tu avais mis une chaussette rouge et une chaussette jaune ! On peut dire que les chaussettes étaient assorties, à quoi, je n’ai jamais pu le découvrir. Cela nous a permis de faire connaissance

Rappelle-toi de cette première sucette que tu m’as fait découvrir. Je n’étais pas spécialement nonne, mais … comme j’avais été surprise !

Tu as toujours, ou presque, été en retard. En ai-je passé du temps à t’attendre (c’est moi, parait-il qui te fais attendre maintenant). Ca m’a donné le temps de réfléchir. Réfléchir … tu parles ! On ne réfléchit pas quand on aime. On se laisse avoir par surprise, pour le plaisir.

Tu jouais sur du velours. Il y avait longtemps déjà que tu savais que je serais à toi.

Toi et ta mèche de cheveux que je faisais exprès de mettre en bataille. Bien sûr que je le savais que tu n’aimais pas cela, mais je crois bien que j’en aurais ronronné de plaisir.

Tu as été un amoureux, un mari, un amant ardent. Normal, je t’ai aussi attendu près d’un brasero pour me réchauffer, mais lorsque je me suis retrouvée dans tes bras, je peux te dire que je n’avais plus froid.

C’est vrai que les années ont passé, que notre amour dure toujours malgré la vie qui nous a marqués. Tu as été là, patient, attentif. La gratitude s’est mêlée à mon amour.

M’offriras-tu des bonbons cette année ? Car, comme le disait le grand Jacques Brel, les fleurs, c’est périssable.

 

Défi N° 215 – Qui suis-je ?

Lettre au Père Noël :

De moussaillon à Capitaine, il n’y a qu’un pas !Embauchée par Fanfan, me voilà promue par Dômi !!!

Pour lundi 28 janvier:

« Qui suis-je ? »

Écrivez une phrase qui parle de vous, sans vous décrire, mais à travers laquelle, ceux qui vous connaissent, à coup sûr vous reconnaîtront, (pas de nom, pas d’âge, pas de lieu d’habitation…), exemple Domî pourrait écrire :

« Croqueuse de mots tout en étant Amiral, je tiens bon la vague grâce à mes moussaillons »

C’est ce que nous demande abécé

 

Gourmande, très gourmande, trop peut-être, souvent, les mots, je les goûte, je les croque, je les mâche et je les restitue.

 

 

 

Défi N° 214 – Lettre de motivation

 

Lancement du défi N°214

 

L’Amiral Dômi a demandé au Commandant Fanfan de prendre la barre pour la quinzaine. Ce qui donne :

-Vous allez écrire une lettre pour demander un emploi (sorte de lettre de motivation) , en prose, en vers, en image , comme vous voulez. Mais il faudra convaincre votre futur employeur.

-Dans cette lettre ,il faudra  « incorporer », pour que la mayonnaise tienne,  des titres de chansons .J’ai choisi Aznavour (Si vous le déteste  choisissez des titres d’un chanteur qui vous convient )

. Voici les titres (à utiliser dans n’importe quel ordre )

– Il faut savoir ; la bohême ; non, je n’ai rien oublié ; hier encore ; les plaisirs démodés ;

je m’voyais déjà ; comme ils disent; tu t’laisses aller ; viens pleurer au creux de mon épaule ; la mamma.

 

Monsieur,

Par la présente je viens solliciter un poste dans votre cabaret. N’importe lequel fera l’affaire. Je connais bien le métier.

Bien sûr, il faut savoir que je suis à la retraite depuis une vingtaine d’années, mais non je n’ai rien oublié.

Hier encore, j’étais meneuse de revue. Il est vrai que j’ai dû arrêter mon activité car la Mamma était très malade.

Lorsque j’ai voulu reprendre, elle m’a dit : j’en ai assez de cette vie que tu me fais mener. Il n’y a pas d’heure pour manger, pas d’heure pour dormir. Depuis le temps, tu devrais quand même penser que, tant que tu n’es pas rentrée, je ne peux pas m’endormir.

Avec toi, c’est la bohème.

Et j’ai tout laissé tomber.

Un jour elle m’a fait remarquer : tu t’laisses aller ma fille. Tu devrais soigner un peu plus ta tenue. Les voisins parlent. Ils se demandent de quoi nous vivons. Tu devrais trouver un travail, un travail normal comme ils disent.

Au lieu de ça, j’aurais aimé qu’elle me dise : allez, viens pleurer au creux de mon épaule, laisse-les dire. Je sais que tu es honnête.

Ne croyez pas Monsieur, que je veuille reprendre la revue. J’ai aimé passionnément mon métier mais je n’ai pas envie de tomber dans les plaisirs démodés pour moi. Je me contenterai de servir à table les clients, d’être une bonne habilleuse et une bonne maquilleuse.

Je vous prie de croire, Monsieur, en mes respectueuses salutations.

 

Retour de 1er de l’an

 

J’ai beaucoup pensé à Fanfan depuis hier soir.

Nous étions pour la fin de l’année passée et le début de l’année nouvelle chez ma belle-sœur.

En rentrant hier soir, déballage de la valise et de toutes les bricoles que l’on traîne toujours avec soi, en plus.

Une fois la douche prise, je veux prendre ma chemise de nuit et … pas de chemise de nuit ! Je me dis que, comme le col était poisseux de Vicks Vaporub, j’ai dû la mettre dans la machine à laver.

Ce matin, il n’y avait pas de chemise de nuit lavée et ma voix avait décidée de jouer à l’Arlésienne, elle aussi.

En cherchant, je m’aperçois qu’il manque aussi mon pantalon de jogging et un pull.

« Panique à bord ». Maison retournée.

S.O.S lancé chez la belle-sœur , par le biais d’un message puisque plus de voix. C’est à son tour de jouer à : loup y es-tu, où es-tu. Toujours pas de chemise de nuit, de pull et de pantalon.

Je finis par me dire que tout cela n’a pas disparu comme ça et que donc, on finira par retrouver le tout un jour.

Vers 16h, j’entends mon époux m’appeler par un : viens voir !

Il est dans la salle de bains du haut.

Je monte, le trouve avec le pantalon qu’il venait de prendre pour le ranger et dessous … mais oui tout ce que nous cherchions depuis hier soir !

Il avait posé son pantalon sur mes affaires !